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Economie

1er Mai
Fête du Travail sans travailleurs

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. Peu de gens dans les meetings des syndicats. Réclamation commune: augmentation des salaires Derb Omar. Aux confins du quartier marchand, des agents de police postés à tous les coins de rues. Des barrières aussi. Quelques personnes semblent se diriger vers un même lieu. Plus ils avancent, plus ils entendent plus nettement une voix. La destination, c’était le siège de la Confédération démocratique du travail (CDT). La voix était diffusée par des hauts parleurs. C’est le «zaïm» qui parle. Il fait son speech du 1er Mai. Des attroupements d’hommes et de femmes ici et là. Ils s’agglutinent autour de banderoles blanches, jaunes... Autant d’écriteaux que de doléances et de slogans. Pêle-mêle, plaintes et revendications inscrites sur les banderoles font un état des lieux de la prestation sociale et politique.Noubir Al Amaoui, le «zaïm», secrétaire général de la CDT, poursuit son discours. Mais rares sont ceux qui y prêtent attention. Al Amaoui tire à boulets rouges sur les patrons des entreprises. Selon l’indélogeable patron de la CDT, «la moitié des entreprise ne déclarent pas leurs salariés». Al Amaoui réclame aussi des augmentations de salaire. «Les hausses de l’année dernière sont parties en fumée à cause des augmentations des prix», dit-il. Le «zaïm» identifie plus d’une crise dans le pays et «taxe le gouvernement du manque d’un discours cohérent».

Pourparlers
Car un autre projet de loi relatif à la grève canalise déjà l’intérêt des syndicats. C’est que le ministère de l’Emploi planche sur une première mouture. Celle-ci devrait en principe être remise aux partenaires sociaux. A l’heure où un nouveau round de dialogue social se pointe, le ministre de l’Emploi semble confiant. Jamal Rhmani estime que «son institutionnalisation», est un fait. Un agenda pour les trois prochaines années est déjà fixé. A Hay Mohammadi, fief de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Hamid Chabat, secrétaire général de la centrale parade à son tour. A ses côtés de grosses pointures, notamment Yasmina Baddou, ministre de la Santé. Il adopte un discours tout aussi positif. Mais ne relie les avancées réalisées qu’à partir de 2007. Date à laquelle le parti de l’Istiqlal, auquel il est affilié, a pris les rênes de la Primature. Il pique ainsi en douce les usfpéistes et le gouvernement El Youssoufi. Chabat propose aussi que les syndicats accordent leurs violons pour se préparer aux prochaines négociations.A Hay Al Farah, l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM), proche du PJD, tient elle aussi un meeting. D’un côté filles et femmes en «hijab», mais peu nombreuses. De l’autre, les hommes. Sur la tribune, le patron de l’UNTM, Mohamed Yatime, Abdelilah Benkirane, le secrétaire général du parti de la lampe et autres militants syndicaux et partisans. Sauf qu’à la différence de la CDT, tout le monde ici prête l’oreille attentivement. Le gouvernement est encore une fois la cible des critiques. «Il n’est pas sérieux dans les négociations qu’il engage avec les centrales syndicales. De plus, il est myope quand il veut nous faire avaler un code de la route qui ne tient pas compte du contexte de notre pays», estime Yatim.L’UNTM est partie prenante dans le dialogue social, mais elle a boycotté le round d’avril. Motif: un ordre du jour qui ne contient pas le point sur les questions liées à l’amélioration des revenus de la classe ouvrière. Le gouvernement a rectifié le tir. Et l’UNTM a repris place dans les pourparlers. Après les discours, place au défilé. Une longue file des employés du privé, mais aussi des administrations, organismes publics et semi-publics. A chacun ses doléances spécifiques. Mais tous réclament des augmentations de salaire. Une file aussi de taxis, petits et grands, appuie le défilé du syndicat des islamistes. «Nous vous demandons de nous excuser. Nous vous avons fait travailler aujourd’hui», lance Yatime à un agent de la sûreté. «Défendez-nous pour plus de primes», rétorque le policier. A.J & F.F
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