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Economie Internationale

· Le financier américain vient de publier son ouvrage : George Soros: Le pire de la crise est passé

Par L'Economiste | Edition N°:397 Le 10/12/1998 | Partager

Pour George Soros, le choc financier est probablement derrière nous. Il pense que l'Euro peut tenir tête au Dollar. Mais un Euro non surévalué, préservant la compétitivité des firmes européennes, nuance le responsable de la Banque Centrale Européenne.

«Le pire de le crise financière est passé, même si des pressions déflationnistes persistent, car un tiers du monde est en récession et l'offre des matières premières reste surabondante», avance George Soros. Celui qui avait provoqué une profonde crise dans les milieux financiers britanniques ayant abouti à la sortie de la Livre du système monétaire européen a bien pesé ses mots, en début de semaine, alors qu'il présentait son dernier livre intitulé «La crise du capitalisme». Le financier américain y explique l'effondrement récent des marchés financiers et apporte des solutions pour l'avenir. Il estime en outre que la devise de l'Europe unifiée devrait rivaliser avec le billet vert. Selon lui en effet, l'Euro sera traité comme une monnaie de réserve par les autres pays. En outre, M. Soros a reconnu que la Grande-Bretagne se trouvait dans une situation délicate, la Livre évoluant différemment de l'Euro. Pour que l'île se joigne à la monnaie unique, il faudrait une plus grande convergence entre le Dollar et l'Euro.
M. Wim Duisenberg, président de la Banque Centrale Européenne (BCE), ne veut pas d'un Euro surévalué, jugé pénalisant pour la compétitivité européenne. Il marque ainsi son souci majeur pour la zone, à savoir une croissance soutenue. La baisse concertée des pays de l'Euroland des taux d'intérêts directeurs (décidée le 3 décembre) s'inscrit d'ailleurs dans ce sens. Concernant la croissance économique, la BCE table sur une tendance annuelle de 2 à 2,5% qui ne permet qu'une très faible diminution du chômage. Pour faire mieux, il faudrait, selon M. Duisenberg, «des réformes structurelles des marchés de biens, de services et surtout du travail».
Le président de la BCE n'est en outre pas mécontent des taux actuels entre les monnaies de la zone Euro et le Dollar. Le plus inquiétant pour lui est le caractère volatile de ces taux de change qui peut jouer tantôt à l'avantage des uns, tantôt à l'avantage des autres.

Volatilité des taux de change


La réduction des déficits publics devrait, pour sa part, se poursuivre, mais à un rythme plus lent de 0,3% en 1999 et de 0,1-0,2% en 2000, alors que l'ensemble de la zone Euro a actuellement un déficit public de 2,2%, juge M. Duisenberg. «On ne pourra donc pas distribuer de dividende de la croissance», a-t-il averti à propos des augmentations salariales qui, selon lui, ne doivent pas dépasser celles de la productivité.
Mais dans l'ensemble, M. Duisenberg se félicite du «phénomène remarquable» de la convergence continue des économies européennes. Autre fait majeur, l'avènement de l'Euro va permettre aux capitaux japonais, qui cherchent à l'étranger des rendements plus attractifs, de sortir d'un face-à-face inconfortable avec le Dollar, qui a pu leur coûter de grosses sommes par le passé.
Cette situation révolutionnaire n'attendra cependant pas la naissance officielle de l'Euro. Elle est d'ores et déjà largement engagée.
Le marché obligataire libellé en Euros ou son prédécesseur l'Ecu «a explosé ces deux dernières années» et en 1998 les principaux acheteurs sont les investisseurs japonais, avec 20% du total. Les banquiers se frottent les mains. Certains mois en effet les Japonais ont acquis plus de titres français ou allemands que de titres américains.
Les émissions libellées dans la monnaie unique sont passées de 8 milliards d'Euros (près de 87 milliards de DH) en 1997 à 59 milliards (643 milliards de DH) sur les neuf premiers mois de 1998.
Les placements en Euros jouissent en outre d'un background favorable dans la communauté d'affaires japonaise. Les variations entre la monnaie unique et la devise nippone devraient certes être de nature beaucoup moins politique que sur le Dollar/Yen, est-il souligné.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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