×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie Internationale

· Déficit de 30 milliards hors Europe : France: Excédent commercial de 100 milliards en 1995

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

La balance commerciale française a dégagé en 1995 un excédent de 104,5 milliards de Francs (1FF=1,73DH), pulvérisant ainsi les records de 1993 et 1994 (71 et 69 milliards respectivement). Les exportations se sont élevées à 1.427 milliards, en hausse de 9,2% par rapport à 1994, et les importations à 1.322 milliards (7,9%).
"L'excédent continue de refléter le désendettement des agents privés et la restriction des crédits. Certes, il se crée des capacités de financement extérieur qui pourront être autant de réserves de développement futur mais, en attendant, l'économie française s'est installée en deçà de son potentiel d'activité. Le chômage élevé en découle", précise une analyste de l'OFCE.
Tiré par la reprise des achats chinois de céréales, l'excédent agro-alimentaire a grossi, passant de 44,7 milliards en 1994 à 51,1 milliards l'année suivante. La facture énergétique s'est allégée du fait de la baisse du billet vert. Le déficit s'est ainsi établi à 58,8 milliards contre 65,5 milliards en 1994. Même tendance pour le déficit de la balance des biens de consommation courante, qui s'est réduit de 4 milliards pour atteindre 5 milliards. De tous les postes composant la balance commerciale, c'est l'industriel civil qui a affiché les meilleures performances, avec un solde de 57,2 milliards après 38,25 milliards en 1994.

Pour M. Yves Galland, le ministre délégué au Commerce extérieur et aux Finances, le record de 1995 s'explique notamment par la "compétitivité française maintenue grâce à la maîtrise des coûts de production et à la solidité de l'économie", rapporte Les Echos. Une affirmation que ne partagent pas nombre d'économistes. Selon eux, l'effet du Franc fort (il s'est réévalué de 5% en 1995 par rapport à l'ensemble des devises des partenaires commerciaux de la France) a érodé la compétitivité des entreprises françaises et conduit à des pertes de marchés (-2% en Europe). Bien plus, pour continuer à vendre suite aux dévaluations de la Lire notamment, les entreprises ont dû rogner sur leurs marges, explique le président de la commission économique du patronat français.
Le fait d'être excédentaire ne constitue pas aux yeux des instituts de conjoncture un gage de solidité et de compétitivité. Les conjoncturistes soulignent au contraire la faiblesse de l'économie française depuis le début des années 1990. "Entre 1992 et 1995, la demande intérieure française n'a progressé que de 3,2% en volume, soit 0,8% l'an, alors que le commerce international se développait au rythme de 7 à 8% l'an", fait remarquer un économiste de Rexecode.
La satisfaction tirée de ce record historique s'estompe dès qu'il est fait exception de l'Union Européenne. Hors Europe, la balance commerciale française laisse apparaître un déficit de 30 milliards de Francs. Si la France enregistre un surplus avec la plupart de ses partenaires européens, elle affiche en revanche un gap de 23 milliards avec les Etats-Unis et de 21,9 milliards avec le Japon.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc