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Entreprises

· De la fusion aux investissements : Les raffineries amorcent un second tournant

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

La fusion de la Samir et de la SCP aura lieu avant la fin de l'année. A peine effectuée, le groupe Corral entamera son programme d'investissement. Premier projet: l'unité d'hydrokraking.


Une année après l'acquisition des deux raffineries (la Samir et la SCP), le groupe Corral Petroleum Holding se prépare à deux nouvelles échéances. La première à très court terme est la fusion des deux unités. La seconde est la révision des protections douanières en 2002.
A peine arrivé, le groupe Corral avait com-mandé des audits en vue de mieux connaître les raffineries. Il s'est donné le temps de dresser un état des lieux détaillé. Avec une vision plus claire, le Conseil d'Administration pourra annoncer vers mi-mai les grandes lignes de la nouvelle stratégie de l'entreprise.
Pour la partie fusion, les études sont en cours et l'opération devrait avoir lieu vers la fin de l'année. Les deux entités donneront naissance à une seule structure qui serait organisée autour de «centres de profits». En fait, il s'agit de formaliser juridiquement une synergie qui se trouve confrontée au respect des droits des actionnaires minoritaires.

Cette fusion ne peut avoir lieu que dans le respect des intérêts des actionnaires minoritaires accompagnée d'une transparence totale des comptes, le tout visant à accroître les économies d'échelle. Les modalités sont complexes, reconnaissent les responsables des raffineries. Les études juridico-fiscales sont en cours. Quatre consultants nationaux et internationaux ont été choisis pour travailler sur ce dossier.
La fusion devrait aboutir à la création d'une société autour de différents pôles (Raffinage, GPL (gaz de pétrole liquéfié), exploration et production pétrolière...). Une fois la fusion opérée, il sera possible de planifier le développement de la future entité à travers un programme d'investissement intégré.

Le droit à la pollution


La seconde grande échéance pour le groupe est donc la révision de la protection douanière. Pour s'y préparer, il sort de son tiroir les projets qui avaient été suspendus à l'annonce de la privatisation des deux raffineries. A cette époque, l'entreprise les avait gelés pour ne pas "hypothéquer l'avenir du nouvel acquéreur". Le nouvel occupant des lieux est maintenant bien installé; non seulement il est majoritaire, mais avec l'acquisition à la fin de ce mois des parts restantes de l'Etat, sa participation sera portée à 67,7% pour la Samir et à 73,9% pour la SCP. Mais les projets d'investissement ne devraient démarrer qu'après la fusion des deux entités. Dans leur globalité, ils tiennent compte d'études de marché avec des projections sur le long terme, sur la base d'une croissance moyenne du PIB de 3,5% et de la consommation d'énergie de 4,5%. Les projections sont constamment actualisées. Le premier et le plus important investissement sur la liste est un projet de 250 millions de Dollars qui concerne l'hydrokra-king. Concrètement, il s'agit de l'installation de nouvelles unités de production pour la conversion des produits lourds en distillats plus légers et plus précisément du fuel-oil en gas-oil.

Cette nouvelle installation intègre dans son procédé la désulfurisation du gas-oil. Une manière de répondre aux critiques faites aux raffineries par les partisans de la protection de l'environnement. A la veille de la privatisation, il est apparu comme nécessaire de se pencher sur la réglementation de l'entreprise et ce, sous tous le angles. Une commission interministérielle avait à l'époque remis un rapport. Cette même commission avait maintenu le taux de soufre dans les combustibles à un niveau de 1% correspondant à celui existant dans des pays à développement comparable comme la Tunisie, la Turquie, l'Inde ou l'Arabie Saoudite, tout en prévoyant de réduire ce taux à 0,5% à l'occasion du plan d'investissement programmé. Selon les raffineurs, les pays en développement doivent réclamer le droit à la pollution au nom du développement. Une phrase qui avait quelque peu choqué les responsables de l'époque. "Nous ne sommes pas au même niveau d'émanation que les pays développés. Un investissement immédiat dans une unité de désulfurisation ne ferait qu'alourdir les charges du consommateur. Quant aux fameuses fumées noires toxiques qui s'échappent des véhicules, il ne s'agit pas de soufre, mais des imbrûlés qui sont d'ailleurs plus nocifs et qui résultent d"un mauvais réglage de la carburation», selon un raffineur.

Fatima MOSSADEQ

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