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Politique

«Une nouvelle approche pour l’USFP«
Entretien avec Fathallah Oualalou

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Ouverture sur l’élite économique dans les régions. Place aux jeunes dès le 8e Congrès pour s’imposer par la suiteDans sa course pour le poste de premier secrétaire de l’USFP, Fathallah Oualalou veut convaincre les congressistes sur la nécessité d’adopter une nouvelle approche de la gouvernance du parti. Contrat limité à 4 ans, accord pour être suivi et contrôlé…, autant d’éléments de la gestion d’une entreprise. L’ancien ministre en explique la portée à la veille du 8ème Congrès de son parti qui se tient ce week-end à Bouznika. - L’Economiste: Que comptez-vous changer dans la gouvernance du parti si demain vous êtes porté à la tête de l’USFP? - Fathallah Oualalou: Nous cherchons la rénovation du parti pour un Maroc nouveau. Il faut moderniser l’USFP pour qu’elle soit une force de propositions au sein du pays. Elle a cette capacité. Nous avions tenté, il y a plus d’une année, l’ouverture qui a partiellement réussi. Cette fois-ci, il s’agira de la rattacher à la dynamique socio-économique de notre pays, et non pas uniquement aux élections. Pour cela, le parti doit être dirigé selon une nouvelle approche qui privilégie la compétence et la loyauté. Un responsable au niveau national, régional ou provincial doit être crédible. La règle sera d’accepter d’être suivi et contrôlé pour que l’action soit axée sur les résultats. Mon engagement, sur des objectifs fixés, sera de 4 ans. Après 2012, j’arrêterai de m’impliquer dans la direction du parti mais je garderai ma carte de simple militant. - Cette crédibilité sera-t-elle appliquée dans le choix des membres de votre liste?- Ces critères seront respectés. J’en ajouterai un autre relatif aux régions. Et là aussi, le décalage entre le politique et l’économique doit disparaître. Sur le plan économique, le Maroc des régions avance. Sur le plan politique, il fait du surplace. Je suis fier que l’opinion publique suive ce qui se passe à l’USFP, un champ d’expérimentation avancé des mutations politiques progressives du pays. - Au gouvernement, vous appliquez le soutien critique. Pourquoi?- Dans tous les pays démocratiques, ce soutien existe chaque fois qu’un parti n’est pas prédominant dans un gouvernement. La présence de plusieurs formations au sein de l’exécutif implique le soutien critique, comme l’USFP l’a explicité. En plus, nous l’avons rattaché au malaise né du 7 septembre dernier. - Pour revenir aux candidatures, comment peut-on, après l’âge de 60 ans, mener une liste alors que le parti regorge de compétences jeunes à même de redorer le blason de l’USFP?- Je vous laisse la liberté de faire cette analyse. Pour moi, avec l’évolution politique du pays, les jeunes n’ont pas eu la possibilité de s’intégrer. Aujourd’hui, ils s’imposent de plus en plus dans l’Administration et le monde de l’économie. Je constate qu’ils n’ont pas encore la possibilité de le faire dans la sphère politique. - Qu’allez-vous faire pour eux?- Progressivement, il faut que les jeunes aient une place plus importante dès ce 8e Congrès pour qu’ils puissent s’imposer dans les deux prochains. Nous cherchons maintenant à changer la nature des débats et des relations avec l’avenir.


Oualalou et le MTD

Concernant les militants de l’USFP qui flirtent avec le Mouvement pour tous les démocrates (MTD) de Fouad Ali Al Himma, Oualalou renvoie à la position du bureau politique. Mais, pour lui, « la création de nouveaux partis a toujours eu des conséquences négatives, pas tellement sur l’évolution politique, mais sur l’économie. Je pense à l’effet néfaste de la marocanisation des années 70 du fait de la création de nouveaux partis. Ce fut un recul pour notre pays ». Selon lui, le Maroc a «une chance d’être une monarchie qui représente un point de convergence, avec le même rythme et la même intensité». C’est pour cela qu’il faut éviter que l’opinion publique ait une perception qui l’amène à croire que tel parti est plus proche que d’autres. «Ce n’est pas bon pour l’équilibre politique de notre pays. Personnellement, je ne souhaite pas la création de nouveaux partis», estime Oualalou. Cependant, il rappelle la nécessité, pour tous, de «participer à la rénovation des formations qui existent. Et de conclure: «On ne peut pas prétendre réunir tous les démocrates, ce serait anti-démocratique.»Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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