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Affaires

«Nous souhaitons continuer au Maroc«
Entretien exclusif avec Xavier Faussurier, directeur international d’Air Horizons

Par L'Economiste | Edition N°:2160 Le 29/11/2005 | Partager

La compagnie aérienne Air Horizons a déposé son bilan. Ses difficultés financières se précisent. La RAM lui réclame 700.000 euros d’impayés. L’avenir de ses représentations au Maroc reste incertain. Xavier Faussurier, directeur international d’Air Horizons, espère pouvoir trouver des solutions en termes de souplesse, de prix, d’horaire et qualité de service. Et de l’avis d’institutions françaises, directement liées à l’aéronautique, Raymond Lakah, l’homme d’affaires franco-égyptien à qui appartient Air Horizons, devrait se retirer ou passer la main.- L’Economiste: Air Horizons a déposé son bilan. Comment une telle situation a pu survenir alors qu’elle vient de s’engager au Maroc? - Xavier Faussurier: Notre compagnie est d’abord très fière d’avoir servi le Maroc. En un an et demi, sur ce marché, nous avons transporté plus de 500.000 passagers. Nous avons engagé des équipes très compétentes dont un personnel navigant et des commerciaux ayant un savoir-faire louable. Pour le dépôt de bilan, on doit reconnaître que notre management n’a pas été bon.  -  Comment cela? - Je ne suis pas dans le management. Il y a beaucoup de choses que j’ai apprises par la presse ou par d’autres actionnaires. Donc, je n’ai aucune déclaration particulière à ce propos. Certes, nous vivons une crise, mais j’espère qu’elle ne sera que passagère. Toutefois, il faut dire que notre compagnie n’a pas eu seulement des choses négatives. Air Horizons est une compagnie à taille humaine. Elle emploie quelque 250 personnes dont une centaine de pilotes. Cet effectif travaille en équipe. Nos salariés se sont rencontrés sur des vols. Ils ont tissé des liens. Ce qui n’est pas le cas des grosses compagnies. Donc, notre savoir-faire et nos compétences constituent un capital humain disponible. J’espère que les tour-opérateurs continueront à nous faire confiance. -  On entend parler d’un différend que vous avez avec RAM. Quelle en est sa nature?-  C’est tout simplement un retard de paiement. En effet, deux mensualités n’ont pas été payées. Royal Air Maroc réclame aujourd’hui quelque 700.000 euros d’impayés.- Quel est l’avenir des représentations d’Air Horizons au Maroc?       - Des négociations sont en cours. J’espère que l’avenir sera le meilleur possible. Quand on voit le type de partenariats, les objectifs visés, les accords pour la desserte aérienne des lignes Fès/Saint-Etienne et Montpellier/Casablanca- Marrakech. C’est autant d’espoirs. J’espère aussi pouvoir trouver des solutions en termes de souplesse, de prix, d’horaire et qualité de service. En clair, nous souhaitons continuer à travailler au Maroc.


Ramy Lakah visé

Pour Hassan El Mesnaoui, chargé du développement Maghreb à la CCI de Montpellier, les passagers font l’amalgame entre Safar Tours et la compagnie Air Horizons. El Mesnaoui tient à préciser que Safar Tours, spécialiste français des vols secs dégriffés sur le Maroc, n’est autre que l’affréteur. «Safar Tours tient énormément à ce que les lignes continuent à fonctionner. Nous continuons à mettre à disposition tous les atouts pour que Casa-Marrakech-Montpellier continue sa desserte dans les meilleures conditions», indique El Mesnaoui. Et d’ajouter, par ailleurs, que toutes les institutions françaises qui sont directement liées à l’aéronautique sont unanimes dans le fait que tant que l’homme d’affaires franco-égyptien, à qui appartient Air Horizons, Raymond Lakah (alias Ramy Lakah), est président de Star Air Line, cette compagnie ne pourra jamais desservir les villes déjà couvertes par Air Horizon. «Celui-ci doit se retirer. Et quand il le fera, la solution pour Air Horizons sera trouvée dans les 24 heures qui suivent», conclut El Mesnaoui.Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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