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«Nous sommes à l'affût des projets ambitieux et viables«
Entretien avec Gérard Pélisson, vice-président cofondateur du groupe Accor

Par L'Economiste | Edition N°:1743 Le 08/04/2004 | Partager

. Les actes terroristes ont moins d'impact sur l'activité touristique que le ralentissement économique. Gérard Pélisson, vice-président cofondateur du groupe Accor, en visite au Maroc pour le coup d'envoi du Casa City Center, considère que les récents événements sont éphémères. Il nous parle des perspectives du secteur et nous livre son jugement sur la destination Maroc.- L'Economiste: Les actes terroristes doivent-ils inquiéter les opérateurs du tourisme? - Gérard Pélisson: Absolument pas. Je reste pour ma part serein quant à l'évolution de l'industrie du tourisme. Les forces qui ont été à l'origine de cette expansion sont restées inchangées malgré les tragiques événements internationaux. Le tourisme s'est développé de façon extraordinaire et continuera à le faire. Les divers indicateurs sont là pour le laisser croire. Le transport aérien connaît une forte croissance grâce notamment à la baisse des prix. Davantage de compagnies se créent, particulièrement celles dites low cost. Cela aura une influence très positive sur l'activité touristique. Le même phénomène s'était produit dans la grande distribution au début de la décennie 80. Multiplication des sociétés, des services, très forte concurrence, économie d'échelle et donc, forte baisse des prix. Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années. - Les gens, moins échaudés, voyageraient plus alors? - Assurément. L'augmentation du pouvoir d'achat des populations dans le monde, leur comportement face aux loisirs et voyages contribueront à développer le tourisme. C'est sans compter le formidable réservoir des pays de l'Est et celui de la Chine. A elle seule, cette puissance asiatique engendrera 100 millions de touristes en Europe en 2020. Plutôt que de parler des effets du terrorisme, somme toute, éphémères et ponctuels, je préfère parler de ceux du ralentissement économique. Ils sont plus significatifs. Le ralentissement de l'activité en France et en Allemagne, principal marché émetteur mondial et les effets de l'euro risquent d'entraîner une baisse significative de l'industrie touristique mondiale.On ne peut de toute façon connaître de plus mauvaises années que ces trois dernières: attentats à New York, guerre du Golfe, pandémie du Sras en Asie, attentats à Bali, Casablanca et Madrid… En 2003, les arrivées touristiques en France ont malgré cela augmenté de 1%. C'est malheureux à dire mais l'individu compose avec les problèmes qui l'entourent, et la vie reprend le dessus.- Vous considérez donc que le Maroc ne devrait pas avoir de fortes craintes? - Après le drame de Casablanca, la réaction marocaine a été exemplaire. La communication a été très bien gérée, contrairement à ce que l'on a pu observer dans d'autres pays à haut risque. Pour preuve, 2003 n'a pas enregistré de résultats médiocres dans le domaine du tourisme. La conjoncture économique en Europe occidentale a eu plus d'incidences que le 16 mai. - Comment percevez-vous la destination marocaine? Comment devrait-elle évoluer?- J'ai beaucoup de sentiments pour le Maroc, même si dans le business, on essaie d'en avoir le moins possible. Après la France, il reste une de mes destinations fétiches. En étant plus objectif, je dirais que le Maroc dispose de nombreux atouts. Le climat est primordial ainsi que la variété offerte (plages, golfs, tourisme de circuits…), sans omettre la proximité de l'Europe. Depuis environ sept ans, il y a au Maroc une réelle prise de conscience de l'importance du tourisme. On s'en préoccupe au plus haut niveau de l'Etat. La libéralisation du transport aérien, le développement des infrastructures sont vitaux pour le développement de cette activité. Auparavant, le Maroc ne disposait pas de stratégie claire, n'accordait pas d'importance à toutes les filières qui interviennent, notamment la distribution et la commercialisation. - Quelle est la contribution du groupe Accor dans ce développement?- Accor dispose d'un savoir-faire et d'une longue expérience dans l'ensemble de ses activités. C'est sans aucun doute la raison pour laquelle le Maroc a noué un partenariat avec notre groupe. Une de nos réussites consiste à ajuster l'offre à la demande. Vous ne pouvez construire que des hôtels haut standing dans un pays qui cible essentiellement le tourisme de masse. Cela aboutit à de très mauvaises prestations parce que l'hôtelier brade ses prix. Nous ne sommes pas de simples promoteurs. Nous sommes à l'affût des projets ambitieux et viables. Nous nous inscrivons dans le développement du Maroc. J'estime à ce titre qu'il a des avantages indéniables. - Vous êtes implantés dans des pays très différents culturellement. Votre management est-il spécifique à chaque destination?- Nous exerçons un métier international. Nous gérons des établissements aussi bien à Paris, Bali qu'au Yemen. Nous avons pour obligation de disposer d'un personnel professionnel, qui aime son métier. Il existe certes des différences culturelles. Nous respectons l'environnement, tenons compte des spécificités locales mais notre management est identique dans tous les pays où nous sommes présents. Propos recueillis par Amale DAOUD

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