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    «Nous allons accélérer notre développement«
    Entretien avec Francis Savoye, PDG du Crédit du Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:2479 Le 07/03/2007 | Partager

    . Le rythme de création d’agences va doubler . De nouvelles ambitions pour la PME. L’Economiste: Votre résultat net retraité 2006 a augmenté de 25%. A quoi attribuez-vous cette performance? - Francis Savoye: Le résultat provient essentiellement de l’exploitation courante, et dans une moindre mesure du niveau des provisions, ce qui traduit la bonne santé des entreprises dans un contexte de croissance. Il s’agit d’une augmentation des éléments récurrents de l’activité d’exploitation, sans éléments exceptionnels. Pour nous, 2006 représente une année de croissance particulièrement intéressante car elle rompt avec le trend relativement faible des années précédentes, ce qui est tout à fait en phase avec le rythme de l’évolution du PIB du pays. Dans ces résultats, il y a différents points à souligner: la bonne tenue du niveau des ressources avec une évolution de 15% mais aussi la forte contribution des emplois dans le PNB de l’ensemble des segments: Corporate, Middle-market, et particuliers dans ses deux grands volets, soit le crédit à la consommation et le crédit immobilier. La part des activités de marché a également progressé dans le PNB. Elles prennent une place de plus en plus importante. En revanche, les commissions n’ont pas connu de progression significative en raison du changement du mode de détermination du cours de change du dollar qui a pénalisé les revenus liés aux opérations monétiques réalisées par les porteurs de cartes étrangers. Plus aucune incertitude ne subsiste quant à la volonté clairement affirmée par le directeur général du Crédit Agricole SA, Georges Pauget, de se développer au Maroc en s’appuyant sur sa filiale le Crédit du Maroc. Cela a donné une confiance et une dynamique au personnel de la banque, qui a trouvé des réponses à toutes ses interrogations. . Modernisation clairement affichéeCe n’est pas seulement une déclaration d’intention, cela va largement au-delà. Il s’agit au fur et à mesure de mettre en valeur toutes les synergies avec le groupe Crédit Agricole SA. Un exemple parmi d’autres, le crédit acheteur octroyé à la Samir par Calyon, la banque de financement et d’investissement du groupe. Il en est de même avec LCL (ex-Crédit Lyonnais) pour ce qui est du financement de la scolarité des étudiants marocains en France ou les virements des MRE installés dans l’Hexagone. En termes transverses, nous allons intégrer toute la gamme des financements spécialisés. . Quelle est la place du CDM dans le groupe Crédit Agricole SA?- Elle est relativement modeste dans le groupe, mais dans la banque de détail à l’international, le Crédit du Maroc est l’un des premiers acteurs. Jusqu’à l’acquisition faite en Grèce, notre banque était la première entité dans la famille de la banque de détail à l’international. C’est un pôle qui prend de plus en plus d’importance dans le groupe. Le CDM a une longue histoire, il existe depuis 1929, il a une image et une notoriété qui lui confèrent une place importante au sein du groupe.. La course vers le développement du réseau bancaire est un axe de développement majeur des banques, ces dernières années. Quelle est votre stratégie à ce niveau?- Le CDM a mené jusqu’à fin 2006 un plan de développement qui, fort de l’appui du Crédit Agricole SA, va s’accélérer à partir de 2007. Sur les 4 à 5 ans à venir, le rythme de création d’agences va doubler. Nous allons amplifier le rythme d’ouverture de comptes dans la clientèle des particuliers et des entreprises. Nous entrons dans une phase d’accélération de notre développement dans un contexte de modernisation de la banque, notamment de tous ses systèmes de traitement, de back-office, d’orientation vers les services à la clientèle… . Qu’en est-il des autres activités de la banque?- Dans le marché de la grande entreprise, nous avons réalisé une très forte progression au niveau des emplois en 2006. Cela traduit une plus grande implication dans les crédits octroyés aux grands groupes marocains, qu’ils soient publics ou privés. Nous voulons aussi par ailleurs doubler le nombre de nos clients PME, compte tenu du potentiel de ce secteur.Propos recueillis par Saïd MABROUK

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