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Culture

«Montpellier danse« toujours sans fausse note
De notre envoyée spéciale à Montpellier, Ichrak MOUBSIT

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Un public nombreux pour la 26e édition du festival. Et si on comparait… le comparable«Montpellier danse» s’améliore au fil des éditions depuis 1981. Le festival, qui célèbre sa 26e édition cette année, attire toujours plus de compagnies, chorégraphes et public des différents coins du monde dans une ville devenue un fief de la danse contemporaine.Le festival s’empare de Montpellier, du petit studio à l’imposant opéra pour un programme concentré de deux semaines. Le défi est de taille, surtout quand il s’agit de recevoir près d’une quarantaine d’artistes et de leur assurer accueil et logistique. «Ma tâche principale consiste à créer les bons rendez-vous. C’est-à-dire choisir chaque année les bons artistes, les bonnes œuvres, les bons endroits et le bon public», indique Jean-Paul Montanari, directeur du festival. Ce qui, jusque-là, semble réussir à merveille. A trois jours de sa fin (24 juin au 7 juillet), le festival a pu drainer plus de 300.000 euros (3,3 millions de DH) de recettes de vente des billets. Pourtant, les Montpelliérains n’ont pas toujours été amateurs de danse moderne. Le style était beaucoup plus répandu dans la capitale française. Mais l’innovation et la sincérité de ce style ont fini par venir à bout du conformisme connu sous le règne de la danse classique. Avec le style moderne, le public découvre de nouvelles formes de mouvement, de nouvelles mises en scène, mais surtout une nouvelle forme d’expression. Celle-ci peut se traduire par des gestes comme par l’immobilité, par des cris comme par un silence ininterrompu… Des contradictions par lesquelles les danseurs contemporains expriment les frustrations, l’hypocrisie, l’hostilité et tous les autres syndromes de déséquilibre des sociétés modernes. Ce qui, au final, révèle un art aigri, désespéré, voire cynique qui ne cherche pas à présenter un «beau» mais seulement un «vrai» spectacle.Avec toutes les spécificités de Montpellier danse, il est toutefois tentant de comparer cette vieille manifestation au très jeune festival de Casablanca. Et pour cause, les schémas organisationnels sont assez semblables. Pratiquement le même budget d’environ 23 millions de DH (Casablanca a même un demi-million de plus) et les mêmes 50% de subventions des décideurs de la région. Le festival français a toutefois une durée plus longue à gérer. Et si le festival de Casablanca se distingue en invitant de grands artistes mondialement connus, Montpellier mise sur la création et finance des résidences d’artistes afin de concevoir des spectacles inédits pour le festival.Il est certain que Montpellier danse a pris une dizaine d’année pour arriver à une telle stabilité financière, comme le confirment ses responsables. La chance pour le festival de Casablanca est de démarrer avec un budget aussi important…


Coup de coeur

Des tentes qui dansent… Le tableau est difficile à imaginer. Et pourtant, la troupe iranienne dirigée par la chorégraphe allemande Helena Waldmann le fait, et tellement bien! Le spectacle «Letters from tentland/ Return to sender» (Lettre du pays des tentes/Retour à l’envoyeur) montre six danseuses animant des tentes dans différentes couleurs et évoluant sur scène avec une agilité surprenante. L’idée est de traduire la vie des Iraniennes, qui sont, dans leur vie de tous les jours, «cloîtrées», enfouies sous leurs tchadors. Mais plus que de déplorer cette situation, le spectacle reste plutôt critique vis-à-vis du regard porté par les sociétés occidentales sur la situation de la femme iranienne. «Sommes-nous assez exotiques pour vous?!», hurle une danseuse lors du spectacle. «Accepteriez-vous qu’une tente se mette à côté de vous dans une station de métro?», poursuit-elle. Les danseuses iraniennes ne quittent leurs tentes qu’à la fin du spectacle. Une façon de «prouver» l’évidence: elles sont bel et bien des femmes comme les autres.

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