×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

«Les petits barrages, indispensables pour la région«
Entretien avec Aziz Akhannouch, président du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa

Par L'Economiste | Edition N°:2122 Le 04/10/2005 | Partager

. Moderniser l’agriculture et accorder plus de crédits. Mais les moyens sont limités Suite à un voyage organisé récemment dans la région de l’Hérault en France avec une importante délégation, Aziz Akhannouch, président du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa, dévoile ses priorités pour les prochains mois. La préservation des ressources en eau dans la région sera au cœur des préoccupations et du programme de coopération au cours de l’exercice 2006. - L’Economiste: Vous venez d’effectuer un séjour riche en contacts dans la région de l’Hérault. Quelles étaient vos attentes par rapport à ce voyage? - Aziz Akhannouch: Notre visite dans la région de l’Hérault s’inscrit tout d’abord dans le cadre du renforcement de nos liens avec nos partenaires français. Il s’agissait de même de voir sur le terrain leurs réalisations et découvrir leur «best practice» pour envisager un transfert de savoir-faire dans le cadre de notre coopération, qui a démarré en avril 2003 avec beaucoup de vigueur. Le voyage nous a également offert l’opportunité de rencontrer de nouveaux partenaires, à savoir les représentants de la région de Coquimbo du Chili et du Gouvernorat de Médenine en Tunisie. Tous ensemble, il y a fort à faire car nous avons de nombreuses similitudes. - Votre déplacement intervient quelques jours après la dernière session du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa. Quelles sont vos priorités pour les prochains mois? - Notre programme pour l’exercice 2006 est sous le signe de la préservation des ressources en eau. Cette problématique qui marque notre contrée est fortement liée à ses secteurs-clés notamment l’agriculture, et à son développement économique, entravé par un déficit hydrique annuel de l’ordre de 28%. Le syndrome de Sebt Guerdane risque de se généraliser à l’ensemble de la région. Nous sommes donc dans l’obligation, autorités, élus du Conseil régional, chambres professionnelles, ministère de l’Agriculture et secrétariat d’Etat de l’Eau, d’agir en responsables devant l’histoire pour préserver cette précieuse ressource pour les générations futures. - Que préconisez-vous pour endiguer cette problématique? - Il est nécessaire d’aborder ce dossier dans sa globalité. C’est-à-dire agir à la fois au niveau de la demande et l’offre. Ainsi, d’une part, l’utilisation rationnelle de la ressource passe par la généralisation des techniques modernes d’irrigation dans toutes les exploitations au niveau du secteur agricole et la conversion totale de l’agriculture extensible en agriculture intensive. Cela ne se fera pas toutefois sans la simplification des procédures d’octroi des crédits et des subventions, sans oublier le soutien en formations pour l’agriculteur. Des volets qui devraient être accompagnés par le ministère de l’Agriculture. Par ailleurs, sur le plan de l’offre, il est indispensable de poursuivre la politique de construction de petits barrages pour améliorer le potentiel des eaux de surface aujourd’hui très limitées et irrégulières. D’un autre côté, il faut agir d’une manière réaliste au niveau de la tarification de l’eau afin de réguler son utilisation. Pour accompagner toutes ces démarches et leur mise en oeuvre, le Conseil régional se positionne en tant que partenaire naturel de cette politique de l’eau et nos budgets seront sollicités pour l’ensemble des mesures.- De quels moyens disposez-vous pour réaliser toutes vos ambitions au cours du prochain exercice?- Nos moyens sont limités mais nous continuerons à être un levier d’investissement. Dans le détail, le budget d’investissement pour le prochain exercice s’élève à 66 millions de DH. Plus de 23 millions de DH sont réservés au volet agriculture, notamment la préservation des ressources en eau. Propos recueillis par Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc