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Politique

«Les partis politiques doivent cesser d'être un lieud'affrontements d'hommes«

Par L'Economiste | Edition N°:1149 Le 22/11/2001 | Partager

- L'Economiste: Que pensez-vous de la politique, des associations professionnelles et des syndicats?- Ismaïl Douiri: La politique est une activité nécessaire et utile. Elle peut prendre différentes formes comme être membre d'une association ou d'un lobby professionnel. Mais être élu par des concitoyens reste l'aspect le plus abouti de la politique. Il présente d'ailleurs plus de risques que d'avantages.Les associations sont utiles aux activités qui veulent organiser leurs actions et peser dans les prises de décision des pouvoirs publics. Mais ces structures ne doivent pas se substituer à l'action politique. Elles doivent répondre à un besoin précis et réel.Il en est de même pour les syndicats censés défendre les intérêts des salariés. Mais l'instrument syndicaliste paraît aujourd'hui désuet car peu d'employés y adhèrent.- On peut en dire autant des partis politiques?- Les partis politiques doivent devenir séduisants pour les cadres travailleurs sans ambitions personnelles. Il faut bien se dire que le poste d'élu est une lourde charge bien plus qu'une récompense. Il ne devrait attirer que les plus motivés.Sur le fond, les partis doivent s'ouvrir à un véritable débat d'idées et ne plus être un lieu d'affrontements d'hommes.- Si Youssoufi voulait vous faire un cadeau, lequel choisiriez-vous?- Je pense que ce qui me ferait le plus plaisir, ce ne sont pas des moyens, mais des résultats. Pour Youssoufi, je voudrais un Maroc qui croît à un rythme régulier de 8%/an hors agriculture, un Maroc qui a pris conscience du temps qui passe et de ce que ses concurrents (les autres pays en voie de développement) en font.- A Fathallah Oualalou et Abbès El Fassi que demanderiez-vous?- A Oualalou, je demanderais une vision industrielle cohérente pour le développement économique du Maroc et les mesures d'accompagnement fiscal correspondantes, secteur par secteur pour les dix prochaines années.De Abbès El Fassi, j'attends un taux de chômage de moins de 10%, à travers un marché du travail plus flexible, la facilitation de la création d'entreprises et l'auto-emploi.- Quelle erreur ne referiez-vous pas dans votre parcours professionnel?- Ne plus sous-estimer les facteurs d'inertie et la lenteur de l'environnement. J'apprends à mieux mesurer le temps et à anticiper les lenteurs que j'aurai à affronter pour mieux planifier mes actions.- Voulez-vous qu'on accélère ou qu'on retarde l'accord avec l'UE?- Je ne pense pas qu'il faille accélérer le processus sur tous les axes. Pour les activités que l'on veut sacrifier, il faut accélérer la mise en place de l'accord. En revanche, pour celles que l'on veut développer, il faut retarder au maximum l'ouverture des frontières.C'est ce travail de sélection qu'il faut entreprendre rapidement car pour l'heure, les industries non concurrentielles destinées à disparaître ne sont toujours pas clairement identifiées. Propos recueillis par Mouna KABLY

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