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Economie

«Le développement économique est tributaire des réformes politiques«

Par L'Economiste | Edition N°:2126 Le 10/10/2005 | Partager

Eminent professeur au sein de L’INSEA, Mehdi Lahlou intervient massivement sur les questions du développement socioéconomique au sein de plusieurs instances internationales. Il fait partie d’un collectif de recherche autour de l’immigration, et représente le Maroc au Conseil international de l’eau siégeant à Genève. Cet expert international est, sans doute, bien placé pour analyser la piètre prestation marocaine en terme de développement humain, et proposer des solutions pour s’en sortir.. L’Economiste: Quelle analyse faites-vous de la prestation marocaine en matière de développement humain?- Mehdi Lahlou: Je suis profondément attristé pour mon pays. Le Maroc ne mérite pas un tel classement, compte tenu de ses potentialités économiques et humaines. Je suis convaincu que cette situation est la résultante de la gestion hâtive des questions liées au développement humain. . Quelles sont les solutions que vous préconisez pour pallier à cette contre-performance?- Il faut reconnaître que le problème économique du Maroc est étroitement lié à son système politique. Ce qui impose des réformes constitutionnelles et institutionnelles susceptibles de renforcer le pourvoir exécutif et le rendre responsable de son programme. Il sera ainsi jugé en fonction de son aboutissement. La réforme politique passe également par la restructuration du système judiciaire. Une initiative qui permettra de lutter contre l’abus des deniers publics et garantira les droits des parties prenantes dans les flux d’investissement. L’Etat doit ensuite repenser son système éducatif de façon à sensibiliser les générations futures aux enjeux politiques, économiques et sociaux de leur pays. L’orientation vers le développement humain n’est pas en contradiction avec le système libéral qu’a choisi le Maroc. La croissance des investissements privés, nationaux et étrangers, est le principal vecteur de la création d’emploi et de l’élargissement de la classe moyenne.. Que représente pour vous l’INDH?- J’aimerais souligner que l’INDH est une avancée sociale importante à deux niveaux: d’une part, toutes les instances étatiques reconnaissent désormais le déficit social que vit le Maroc. D’autre part, la question sociale est devenue une préoccupation majeure des plus hautes sphères du pouvoir à commencer par le chef de l’Etat. Ce qui consolide la détermination affichée pour atteindre un niveau acceptable de développement humain. Encore faut-t-il que cette initiative s’inscrive dans la continuité et que les projets initiés soient reliés à des instances qui en seront responsables. L’INDH suscite également plusieurs interrogations sur son timing et sur les moyens mis en œuvre pour le suivi de son aboutissement. Propos recueillis par Nouaim SQALLI

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