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Affaires

«Le CHU de Rabat n'est pas prêt pour l'AMO«
Omar Kerkeb, chef du service urgences et réanimation médicales au Centre hospitalier Ibnou Sina (CHIS)

Par L'Economiste | Edition N°:1743 Le 08/04/2004 | Partager

- L'Economiste: La gestion du CHU de Rabat est particulièrement critiquée. Comment expliquez-vous cela? - Omar Kerkeb: La gestion du centre pose problème. Je n'ai pas cessé personnellement au niveau du conseil d'administration d'attirer l'attention des responsables sur cette question. Car, malgré sa place de choix dans le système des soins, le CHU de Rabat n'a pas développé une stratégie médicale susceptible de servir sa mission en tant que centre hospitalier universitaire. Cette stratégie doit reposer sur l'élaboration de procédures d'approche spécifiques permettant, d'une part, d'identifier les besoins et les caractéristiques de la population cible et de planifier, d'autre part, les ressources disponibles afin d'assurer efficacement les missions assignées au CHU, à savoir les soins, la formation et la recherche médicale.- Peut-on blâmer la direction du centre? - La stratégie médicale est l'oeuvre de toutes les parties concernées, à leur tête le ministère de la Santé; le CHU, vu ses attributions universitaires, devrait en être la locomotive. Il est tenu à cet égard de faire des études sur la morbidité et la mortalité afin de préciser le coût réel de chaque pathologie ou groupe de malades homogène. C'est à ce titre que le CHU pourra contribuer à la conception et la mise en oeuvre des programmes de prévention et de lutte contre des fléaux tels que la tuberculose, le sida ou les hépatites virales. Force est de constater malheureusement que tous les experts nationaux et internationaux, qui se sont penchés sur le sort du CHU, s'accordent à souligner cette carence qui place actuellement la première structure de soins du pays dans l'incapacité d'accompagner la mise en oeuvre de l'AMO. C'est pour pallier cette carence et insuffler au CHU une nouvelle dynamique dans la gestion que l'Etat a engagé un contrat-plan sur deux ans.- Justement, sur le plan des réalisations, y a-t-il eu des avancées?- Le contrat-plan est un instrument louable pour la modernisation de la gestion du CHU. Il a apporté à l'établissement plusieurs millions de dirhams pour financer des projets structurants. Il doit permettre également l'introduction et le développement des techniques modernes de gestion. De plus près, en étant presque à la moitié de la 2e année du contrat, nous avons constaté un retard et une absence quasi totale des actions prévues par ce contrat. A titre indicatif, nous pouvons dire le manuel des droits et des obligations du personnel, qui devait voir le jour au plus tard le 31 décembre 2003, ne l'est toujours pas. Durant l'année 2003, devait sortir le programme d'hygiène hospitalière et le respect de l'environnement (Art. 11 ) et être élaborée une politique de planification des ressources humaines. L'année 2004 devait être consacrée à la modernisation et la rationalisation de la gestion. Malheureusement, rien de tout cela a été fait. Propos recueillis par Amal BABA ALI

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