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    «L'avenir est dans le passé«

    Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

    Face à ce drame biologique, l’agence du développement du sud en partenariat avec le Pnud, le département de l’Agriculture, l’Aménagement du territoire et le Haut commissariat des Eaux et Forêts ont concocté un programme dédié à la réhabilitation des oasis. Pour eux, promouvoir les oasis passe par la fixation des dunes de sable, la réhabilitation des sols, la lutte contre le Bayoud et la sécheresse, l’irrigation des parcelles… Mieux encore: «L’avenir de ce projet se trouve dans le système du passé», souligne Karim Anegay, consultant en environnement de l’Agence du Sud. Autrement dit, pour faire revivre les oasis, il faut les réhabiliter, les sauvegarder et les valoriser. La valorisation passe par le développement du système des filières. Sachant que toute réhabilitation part du respect des principes de base d’un mode ancestral basé sur la gestion participative et communautaire. Un système d’entraide est donc à restituer. Pour pallier le flux migratoire du sud vers le nord du pays et vers l’étranger, l’Agence du Sud a lancé le programme Iped (Initiative pour la promotion de l’Emploi et le Développement). A Guelmim et à Tata, deux maisons de l’Initiative s’attellent depuis quelques mois à la création d’activités créatrices de revenus et d’emploi dans la région. Outre les actions Iped, ces structures abritent d’autres programmes (la réhabilitation des oasis, Agenda 21 pour la gouvernance locale…). De l’avis des responsables, la région souffre du manque de la culture de l’initiative privée chez les porteurs de projets. Le taux de chômage à Guelmim est des plus élevés: 25%, alors que plus de 10% de la population vit sous le seuil de la pauvreté (source: recensement 2004). «Des chiffres qui cachent bien des réalités, notamment le développement de l’informel dans la région», signale Abdelkader Lakhal, coordonnateur régional Iped à Guelmim. Pourtant, ajoute-t-il, la région est riche en potentialités pourvu qu’elle arrive à concevoir un modèle de développement local pour son décollage économique. Et c’est l’objectif du programme Iped: trouver des débouchés aux porteurs de projets, étudier des créations de filières, des activités génératrices de revenus dans les oasis et valoriser ces localités par un accompagnement de 3 ans. Cette unité offre aussi une orientation, et un appui dans la formalisation des études de faisabilité, techniques, marketing et financières. Depuis son ouverture, la maison de l’Initiative de Guelmim a reçu 1.400 projets à l’étude notamment dans l’agriculture, l’élevage de caprins, ovins et camelins.

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