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    «L'Apebi ne sera pas isolée«Khalid El Hariry, président de l'Association des professionnels des technologies de l'information

    Par L'Economiste | Edition N°:924 Le 26/12/2000 | Partager

    . Le bras de fer entre la CGEM et l'Apebi marque une trève, l'association suspend son activité au sein de la Confédération. Le groupement refuse le principe de payer plus de cotisations pour avoir plus de voix. L'association s'élargit pour attirer d'autres corps de métiers comme les services liés aux technologies de l'information- L'Economiste: Votre position s'attaque directement au statut de la CGEM. Pensez-vous que la Confédération serait prête à revoir ses mécanismes de fonctionnement?- M. Khalid El Hariry: A travers nos différents échanges avec la CGEM, nous n'avons pas perçu une volonté réelle de sa part de réformer les modes de fonctionnement de ses fédérations.- Ne serait-il pas plus opportun et plus réaliste de militer pour la réforme à partir de la Fédération?- Une précision s'impose tout d'abord. L'Apebi a suspendu son activité au sein de la CGEM, puis s'est retirée de la Fédération des technologies de l'information. Nous avons longuement réfléchi à la possibilité d'adhérer à la Fédération, puis d'essayer de la réformer une fois membre. L'historique que nous avons rappelé montre qu'il n'y a pas aujourd'hui de la part de la CGEM une volonté réelle de réformer les modes de fonctionnement de la fédération. Il nous sera donc très difficile de la restructurer et lui donner un dynamisme à l'image du secteur. Nous estimons que les efforts que cela nécessiterait certainement seront mieux employés s'ils étaient orientés vers le développement de notre secteur. - Cette démarche ne donne-t-elle pas plus d'importance à un formalisme d'ailleurs reconnu par toutes les associations et fédérations membres de la confédération que la fédération devant représenter votre secteur?- Nous ne condamnons pas le statut de CGEM. Nous avons dit que le statut de la fédération qui nous était proposé présentait un certain nombre de dysfonctionnements. Nous avons aussi insisté sur le fait qu'il ne permettait pas de tenir compte de la représentativité réelle des associations. Nous avons fait des propositions qui allaient permettre à cette fédération d'avoir une vraie représentativité et un fonctionnement que nous souhaitons le plus transparent, orienté vers l'efficacité et surtout vers l'action et les résultats. Ces propositions ont été rejetées, d'où notre position.- C'est le statut de la CGEM qui définit les mécanismes de fonctionnement de l'ensemble des instances. Dans ce cas, espériez-vous une dérogation à la règle en votre faveur?- Nous ne demandons rien en faveur de l'Apebi. Il y a aujourd'hui un statut et des modes de fonctionnement qui s'appliquent aux fédérations de la CGEM. Ce statut comme nous l'avons rappelé dans notre courrier contient un ensemble de dysfonctionnements. D'autres fédérations avec qui nous avons eu des contacts partagent notre avis. Aujourd'hui, notre pays vit beaucoup de changements et d'évolutions positifs. Il y a aussi une nouvelle génération d'entrepreneurs qui mettent en avant des principes d'efficacité et de transparence. Beaucoup de ces potentialités souhaitent contribuer encore plus au développement économique de notre pays, notamment par une plus forte implication dans les associations et fédérations professionnelles. Mais, elles veulent le faire dans un environnement efficace et transparent. Nous pensons, à l'Apebi et ailleurs, que ceci passe par une réforme des statuts de la CGEM, mais aussi de son mode et de ses règles de fonctionnement. - Avec la représentativité de quatre secteurs, la Fédération de l'informatique, des télécommunications et de l'audiovisuel se veut une structure fédérative. Ne risquez-vous pas de vous retrouver isolés?- Nous ne le pensons pas, car l'Apebi fédère déjà la quasi-totalité des secteurs des technologies de l'information. Elle a par ailleurs développé des relations avec d'autres secteurs d'activité de l'économie marocaine. Enfin, au niveau international, l'Apebi représente le Maroc dans la WITSA (World Information Technologies and Services Association), qui fédère la majorité des associations nationales à travers le monde. L'Apebi représente ainsi environ 90% du chiffre d'affaires des technologies de l'information dans notre pays. Nous travaillons actuellement sur une extension de notre association vers d'autres entreprises et secteurs d'activité liés aux technologies de l'information.- Si la représentativité de l'Apebi est ainsi assurée, pourquoi cette réticence à l'égard des mécanismes de vote de la CGEM? - La représentativité de l'Apebi est effectivement assurée sur le terrain (plus de 90% du secteur et bientôt une centaine d'entreprises actives). Cependant, les statuts de la CGEM donnent à l'Apebi autant de poids en termes de vote et représentativité dans les instances que ce qu'ils donnent à une seule entreprise. Comme nous refusons le principe même de payer pour avoir plus de voix, principe prévu dans les statuts de la CGEM, nous nous retrouvons devant la situation actuelle.


    La lettre à la CGEM
    Le terme «payer« utilisé par M. Khalid El Hariri n'est peut-être pas à sa place. Et il n'est pas le seul. Dans une lettre adressée à la CGEM expliquant les motifs du retrait de l'Apebi de la Fédération de l'informatique, des télécommunications et de l'audiovisuel, M. El Hariry utilise l'expression «achat de voix«. Cette apostrophe vise les mécanismes de cotisations prévues par le statut de la CGEM. Rappelons qu'une entreprise a droit à 5 voix en cotisant 5 fois et une association à 20 voix contre autant de cotisations. Pour l'heure, chacun campe sur sa position. Pour des observateurs, l'Apebi finira par rejoindre les rangs de la CGEM. Pour d'autres, elle le fera sous conditions. L'essentiel est que la libéralisation du secteur se poursuive en concert avec les deux parties. Que se soit la Fédération ou l'Association, les contacts avec les autorités sont permanents. Propos recueillis par Khalid TRITKI
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