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    Economie

    «La concurrence est le pendant, en économie, de la démocratie en politique«

    Par L'Economiste | Edition N°:814 Le 20/07/2000 | Partager

    Ahmed Lahlimi, ministre des Affaires Générales du Gouvernement• Les experts réunis pour le séminaire euro-méditéranéen sur le droit et politique de la concurrence font l'unanimité sur la nécessité du contrôle des ententes et monopoles• Une centaine de pays ont déjà adopté des législations en la matièreBILL Gates, PDG de Microsoft, n'aurait certainement pas apprécié la teneur des interventions du séminaire euro-méditéranéen sur le droit et politique de la concurrence. Les débats, ouverts avant-hier 18 juillet à Casablanca, ont consacré l'unanimité des experts sur la nécessité de contrôler les ententes et les tendances de monopolisation.Le ton a été donné par M. Ahmed Lahlimi, ministre des Affaires Générales du Gouvernement. Pour lui, «la saine concurrence est le pendant, en économie, de la démocratie en politique«. L'élaboration d'un tel texte est un élément fondamental d'un projet de société où le libre choix du consommateur va de pair avec celui de l'électeur.La mise en place d'un dispositif législatif sur les prix et laconcurrence est une suite logique de la transition politique. En fait, le projet date de 1984, mais n'a pas abouti.Deux écolesC'est aussi un signal fort en direction des organisations internationales et des investisseurs extérieurs. Message apparemment reçu cinq sur cinq puisque M. Philippe Brusick, chef de la Section Concurrence et Protection du Consommateur à la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), a tenu à féliciter le Maroc de ne pas être resté en retrait par rapport à la dynamique de construction d'un nouvel ordre concurrentiel mondial entamée dans le cadre de la CNUCED et surtout de l'OMC. Une centaine de pays, dont 2 du Maghreb -Maroc et Tunisie- et six autres pays africains) ont déjà adopté ce genre de législation. L'idée fondamentale de cet échafaudage juridique est d'user de la liberté d'entreprendre et de ne pas en abuser. Deux types d'approches partagent les experts: l'école américaine qui fait de la concurrence le but ultime et la condition sine qua non du progrès économique, et l'école européenne qui voit dans la concurrence un moyen parmi d'autres de développement économique et un instrument important de régulation et d'équilibre des forcesdu marché. «Cette dernière approche est celle retenue par la majorité des pays du pourtour méditerranéen, car elle s'avère plus souple et plus pratique à mettre en place«, souligne M. Jean-François Pons, directeur général à la Commission Européenne pour la Concurrence.Adopter un tel mécanisme était bien une nécessité. Cependant, et l'expérience vécue par les pays les plus avancés en la matière le prouve, «l'adoption de la loi ne vaut que par l'application qui en est faite tant par les autorités administratives que par le pouvoir judiciaire«, souligne Me Azzedine Kettani, avocat d'affaires à Casablanca.

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