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    Economie

    «Il faudra plusieurs années pour équilibrer le TPV»

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    En attendant la libéralisation des tarifs homologués, il faudra d'abord régler la question du transport public de voyageurs (TPV). Pour M. Hamza Kettani, président de la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances, l'insuffisance tarifaire affichée par cette branche ne sera pas couverte de sitôt.


    - L'Economiste: Vous êtes finalement parvenu à un accord sur la libéralisation. Comment expliquer-vous que le gouver-nement ait hésité à plusieurs reprises avant de ratifier la convention?
    - M. Hamza Kettani: La Libéralisation est inéluctable. Tant pour le secteur des assurances que pour les autres secteurs et pour le Maroc comme pour les autres pays. D'ailleurs l'OMC a fini par obtenir l'accord des pays pour la libéralisation du secteur financier (voir en page 50). Si les discussions sur la déréglementation des tarifs ont traîné un peu, tant mieux. C'est l'avenir du secteur des assurances qui est en jeu.

    - Quelles garanties ont pu apporter les assureurs?
    - Il faut plutôt parler de comportements. Du moment que les compagnies se sont inscrites dans la libéralisation, elles doivent développer, à mon avis, certains comportements, notamment pour garantir des tarifs équilibrés et répondre aux critères de solvabilité et de rentabilité. Je pense que les compagnies sont suffisamment imprégnées de ces comportements. Celles qui ne le sont pas ont déjà fermé (allusion faite aux cinq compagnies en liquidation). Toutefois, nous devons éviter tout risque d'anarchie tarifaire. La concurrence doit être saine. Un exemple résume à mon sens la problématique des prix. Lorsqu'on vend un chewing-gum à 1,50 DH et que l'on retrouve le même produit chez le concurrent à 1 DH, l'on a le droit de se poser des questions.

    -Mais dans votre cas, il ne s'agit pas de vendre du chewing-gum?
    - C'est encore plus probléma-tique. Dans l'exemple du chewing-gum, l'avantage est de connaître à l'avance le prix de revient. Dans le domaine des assurances, par contre, le cycle de production est inversé. Ce qui est encore plus difficile à gérer.

    - Faut-il s'attendre, dans la perspective de la libéralisation, à l'arrivée de nouveaux opérateurs ou alors à des changements dans la structure du marché?
    - A un moment ou à un autre, le Maroc ne pourra éviter des comportements autres que libéraux.
    Il est donc possible qu'il y ait de nouveaux intervenants. Des regroupements entre compagnies ne sont pas non plus exclus.

    - Combien coûtera le redressement de la CAT?
    - Je ne saurais vous répondre. Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'il faudra plusieurs années pour rattraper l'insuffisance tarifaire du transport public de voyageurs.

    - En dehors du TPV, l'Administration semble con-vaincue de la reprise de la branche automobile. Comment pourriez-vous la convaincre d'une révision des tarifs?
    - Je tiens à signaler que les vélomoteurs affichent encore de très mauvais résultats techniques. Quant aux véhicules de tourisme, nous constatons certes un léger mieux. Nous sommes dans un cycle inversé. Attendons toutefois la confirmation.

    - Depuis quelques mois la FMSAR a entamé, dans la perspective de la libéralisation, un projet de restructuration. Pourriez-vous en dresser le bilan?
    - La FMSAR emploie depuis des années un certain nombre de personnes qui aujourd'hui peuvent se retrouver dépassées compte tenu des objectifs que nous nous sommes assignés. La mise en place de systèmes d'information efficaces, notamment, nécessite en effet le recrutement d'un personnel hautement qualifié, notamment d'actuaires et de gestionnaires. Quant au personnel déjà sur place, il a le choix. Les employés qui veulent partir, moyennant indemnisation, sont bien contents de le faire. En particulier ceux qui étaient à quelques années de la retraite.

    Propos recueillis par Radia LAHLOU & Mohamed BENABID

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