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Culture

«Bnet Lalla Mennana«, du théâtre à 100% féminin

Par L'Economiste | Edition N°:2141 Le 31/10/2005 | Partager

. Prestations, décors, costumes,… de gros efforts à saluerUn coup de chapeau à la troupe Tacon (talons aiguilles en espagnol) qui a réussi à faire vivre aux Casablancais et aux R’Batis, la semaine dernière, deux heures de bon théâtre marocain. Les six comédiennes de la pièce «Bnet Lalla Mennana» ont réussi à capter l’attention d’un public venu nombreux. Au Mégarama à Casablanca, la plus grande salle a affiché complet. C’est dire l’engouement du spectateur marocain pour des productions de qualité.A la fin de la représentation, les actrices ont d’ailleurs reçu une ovation et tous les spectateurs se sont levés pour les applaudir chaleureusement. En effet, les répliques, le jeu des comédiennes (parce qu’il n’y a que des femmes), les décors, les costumes… tout a été travaillé dans le moindre détail. De gros efforts d’une production marocaine à saluer et à encourager. «Bnet Lalla Mennana» est une pièce mise en scène par la célèbre et excellente actrice chefchaounie, Samia Akariou, et produite par la société Hil’Art Productions. Le texte a été inspiré d’une œuvre de Federico Garcia Lorca (La casa de Bernarda Alba), racontant l’histoire d’une mère tyrannique, qui imposait à ses quatre filles la réclusion à la maison, pour les protéger des hommes. Même la plus âgée, qui avait 39 ans, n’avait pas le droit de sortir! Et encore moins de regarder par la fenêtre… Une vraie prison. Si cette pièce de Lorca, écrite en 1936, n’est plus d’actualité en Espagne, où les femmes se sont émancipées, elle l’est au Maroc, en particulier dans la campagne et dans certaines familles citadines très conservatrices. A travers cet enfermement, les parents, soucieux de leur image auprès du voisinage, veulent ainsi protéger leurs filles du monde extérieur et de ses tentations, et de leur assurer une bonne réputation, en attendant les prétendants.C’est donc ce type de situation, assez dramatique, mais malheureusement encore trop fréquent au Maroc, que «Bnet Lalla Mennana» dépeint. Afin de ne pas trop verser dans le mélodrame, l’humour est très présent dans la pièce théâtrale et le spectateur a droit à de grands moments de chants et de danses, tout au long de la comédie. Une pièce aussi teintée de couleurs chatoyantes avec de beaux caftans traditionnels que les comédiennes portent et changent au fur et à mesure du spectacle.Tout le long de la comédie, le spectateur découvre des personnages attachants et réalistes. Plusieurs parmi les comédiennes étant originaires du Nord, elles utilisent les langages et intonations de cette région, entrecoupés de mots espagnols. Un grand moment de plaisir!Nadia BELKHAYAT

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