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Dossier El Jadida - Les visages historiques de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:6115 Le 15/10/2021 | Partager

Hommes politiques, hauts commis de l'Etat, écrivains, artistes… El Jadida, c'est aussi des femmes et des hommes ayant fait la réputation de cette province. D'Abou Chouaib Doukkali à Driss Jettou, en passant par Driss Chraïbi et Chaïbia Talal, il s'agit de personnalités ayant façonné cette ville, y ont laissé leur empreinte, lui assurant un rayonnement international. Grâce à ces femmes et hommes, El Jadida, cité séculaire, est devenue aussi un pôle de développement, résolument tourné vers la modernité.

■ Abou Chouaib Doukkali
C’est l’une des figures historiques d’El Jadida. Abou Chouaib Doukkali, cheikh et alem (savant), a été connu pour avoir participé à «la promotion des valeurs de l’Islam», à la fin du 19e siècle et début du 20e siècle. Il avait occupé plusieurs postes, dont celui de vizir de la justice et de l’enseignement.

■ Général Hosni Benslimane

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Hosni Benslimane est l’un des militaires les plus connus du Royaume. Général de corps d'armée, il fait partie des plus gradés des Forces armées royales. Il est né le 14 décembre 1935 à El Jadida. Il a occupé plusieurs postes, dont celui de commandant de la Gendarmerie royale marocaine depuis 1974. Il avait également présidé le Comité national olympique marocain (CNOM) et la Fédération royale marocaine de Football. Il a pris sa retraite en 2017, après son remplacement à la tête de la Gendarmerie royale par le général Mohamed Haramou.

■ Chaïbia Talal

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Née en 1929 à la commune de Chtouka, à quelques kilomètres d’El Jadida, Chaïbia Talal a pu réussir une carrière qui l'a portée au rang des artistes mondiaux. Autodidacte, elle s'est lancée dans la peinture dans les années 60, après un mariage à l'âge de 13 ans. Elle était devenue veuve à l'âge de 15 ans. Sa première exposition, à l'institut Goethe à Casablanca, a révélé l'énorme talent de la pionnière de «l'art naïf». Par la suite, ses œuvres ont sillonné le monde, exposées dans les plus grands musées.

■ Driss Jettou

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C’est l’un des hommes d’Etat les plus respectés par ses pairs. Driss Jettou, né à El Jadida en mai 1945, a assuré plusieurs postes, dont celui de ministre dans plusieurs gouvernements, dont celui de Karim Lamrani et de Abdellatif Filali et de Abderrahmane Youssoufi, avant d’être nommé à la Primature en 2002. Il dirigea le gouvernement jusqu’aux élections de 2007. 5 ans plus tard, il est nommé premier président de la Cour des comptes. Un poste qu’il a quitté en mars dernier, après son remplacement par Zineb El Adaoui. Jettou a également fait partie des membres de la Commission spéciale pour le modèle de développement, nommée par le Roi en 2019.

■ Mustapha Sahel

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Né à la commune de Oulad Frej, à quelques kilomètres d’El Jadida, Mustapha Sahel a assuré plusieurs fonctions, dont celui de DG du Fonds d’équipement communal, avant d’être nommé ministre dans plusieurs gouvernements, dont celui de Karim Lamrani, de Abdellatif Filali puis de Driss Jettou. Il a géré des portefeuilles stratégiques dont ceux de la pêche maritime, des Affaires administratives, avant de prendre les rênes du département de l’Intérieur, avant d’être remplacé à ce poste par Chakib Benmoussa. Sahel a également assuré les fonctions de wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. Il a également été nommé ambassadeur du Royaume auprès des Nations Unies, puis en France. En octobre 2011, il a été désigné Conseiller royal. Il est décédé le 7 octobre 2012 à Rabat.

■ Driss Chraïbi

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Ecrivain et romancier de renommée internationale, Driss Chraïbi est né à El Jadida en 1926. Sa ville natale était souvent présente dans ses romans, dont les plus célèbres sont «Le passé simple» et «Civilisation, ma mère». Chraïbi avait également animé des émissions de radio, notamment pour le compte de France Culture.  

■ Abdelkrim El Khatib

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C’est le parrain de la mouvance de l’islam politique au Maroc. Abdelkrim El Khatib, médecin de formation, a démarré sa carrière politique au sein du parti de l’Istiqlal dans les années 50. Dans les années 60, ce natif d’El Jadida avait créé le Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPDC), parti considéré comme l’ancêtre du PJD. Ce dernier est le résultat de la fusion entre le MPDC et le MUR, formé à l’époque de noms qui allaient constituer l’ossature du PJD, dont Abdelilah Benkirane, Abdallah Baha… El Khatib avait également occupé plusieurs postes, dont celui du président de la Chambre des représentants entre 1963 et 1965, ministre de l’Emploi, ministre d’Etat chargé des affaires africaines, ministre de la Santé…

■ Nouzha Skalli

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Plusieurs fois députée et ministre, Nouzha Skalli est l’une des femmes politiques les plus célèbres durant les dernières années. Elle a démarré sa carrière politique au PPS. Elle a été élue sous ses couleurs au niveau local à Casablanca en 1997, puis dans les législatives de 2002. Skalli est connue pour ses positions en faveur de la promotion des femmes et de la défense de leurs droits.

 

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