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Il y a 30 ans sur L'Economiste

Par L'Economiste | Edition N°:5945 Le 11/02/2021 | Partager

Comment étaient l’économie et les entreprises marocaines quand L’Economiste fut créé. Cette sélection nous permet de mieux comprendre le présent et de juger l’évolution que L’Economiste accompagne depuis sa création à ce jour.

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Nous sommes le 13 février 1992. La baisse des droits de douane traitée en Une de L’Economiste n’est que la face émergée de l’iceberg de l’assainissement économique. Le Maroc tente de se redresser d’une longue traversée du désert qui a conduit à la «mise sous tutelle» du PAS.

Pour ne prendre que l'exemple de la bombe de l’endettement,  le pays avait dû au cours de la décennie 80  rééchelonner sa dette privée à deux reprises et sa dette publique à trois reprises. Même si en janvier 1992, le ministre des Finances Mohamed Berrada aura à se déplacer à Bercy pour négocier auprès du club de Paris un énième rééchelonnement, censé être le dernier, la pression ne semble plus la même. Les mesures d’ajustement commencent à produire leurs effets et les efforts du Maroc, qui se rêve déjà en dragon, sont salués par tous.  Pour installer une reprise pérenne de la croissance, il restait cependant à compléter l’échafaudage de la libéralisation.

Avec la modernisation du marché financier, et particulièrement la loi bancaire de 1993, la réforme du commerce extérieur en sera l’un des piliers majeurs. L’une des premières mesures de la transformation va consister à baisser pour plusieurs articles les taux maxima des droits de douane de 45 à 40%,  en plus de  la suppression de l’autorisation préalable pour plusieurs listes (sauf pour quelques exceptions comme les médicaments, les produits agricoles ou le tissu notamment). 

 Pour le gouvernement de l’époque, le nouveau taux reste un bon compromis qui ménage à la fois les besoins d’ouverture et ceux de défense de l’économie nationale. Les industriels n’en sont cependant pas convaincus. Ils font valoir que la protection du marché intérieur est un prérequis face aux différents goulets de compétitivité: coût de l’énergie, difficultés de financement, bureaucratie de l’administration marocaine…

Le consommateur lui y trouvera son compte. Car après tout,  la réforme exprimera aussi un changement d’époque dans un Maroc  où les grossistes de Derb Omar ne seraient plus l’alpha et l’oméga de l’activité commerciale, de l’approvisionnement du pays et de la spéculation.

L’Economiste

 

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