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Régions

Formation/Marrakech-Safi: Les défis de Cadi Ayyad

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5925 Le 14/01/2021 | Partager
Création de noyaux universitaires dans les provinces, selon les vocations économiques
Renforcement de l’existant, efficience managériale pour réduire les sureffectifs
Et poursuite des grands projets sociétaux et innovants

Internationalisation de la formation, création de nouvelles chaires et ancrage territorial de la formation… l’Université Cadi Ayyad se lance de nouveaux défis. Il s’agit entre autres de la création de nouvelles structures d’enseignement, l’élargissement et le renforcement de l’existant, tout en améliorant l’efficience managériale dans le cadre de son plan d’action 2019/2023.

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Anticiper les mutations de la société et les qualifications pour les métiers de demain et mettre en place des Fab Lab technologiques, artistiques, parmi les grands défis de l’Université Cadi Ayyad (Ph. UCA)

Ainsi, dans les régions, l’UCA a transformé l’ESTE (l’Ecole supérieure de technologie) d’Essaouira en une ENSA tout en gardant la délivrance des DUT (bac+2). Autre projet dans la ville des Alizés, une école des beaux-arts, de langues et de communication.

A Kelaat des Sraghna, une faculté des sciences juridiques et sociales est prévue pour la rentrée 2021/2022. De son côté, la province de Chichaoua, qui abrite la faculté des sciences appliquées, pourrait devenir un noyau universitaire avec plusieurs spécialités.

Avec le conseil provincial de Chichaoua, l’université est en train de finaliser un projet qui sera érigé sur une superficie de plus de 20 ha, à travers les spécialités universitaires disponibles et la possibilité de création d’une faculté pluridisciplinaire, de droit ou des sciences.

A Safi, l’UCA va poursuivre ses efforts pour faire évoluer la faculté polydisciplinaire en une faculté de sciences, de management et de gestion des sciences économiques.«Les formations seront adaptées à l’environnement économique de chaque région et ce, pour une meilleure employabilité.

L’objectif est de créer des pôles universitaires en phase avec les spécificités et potentialités de chaque province, notamment celles capables de répondre aux besoins de l’entreprise et de favoriser l’insertion des jeunes dans le marché du travail sur les plans local et national», explique le président de l’UCA, Moulay Lhassan Hbid. A titre d’exemple, à Kelaat des Sraghna, l’accent sera mis un peu plus sur l’agriculture de précision et le mangement agricole alors qu’à Essaouira, c’est beaucoup plus l’ingénierie créative qui sera mise en avant, souligne Hbid.

A Marrakech, l’UCA a décidé une réorganisation de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES). Cette faculté, créée en 1979, affronte aujourd’hui la gestion des sureffectifs avec un encombrement dans les salles et les amphis.

Ainsi, pour rééquilibrer le nombre d’étudiants aux places disponibles, l’UCA divise en deux la FSJES. Une première faculté des sciences juridiques et politiques sera établie sur l’ancien site. La deuxième, la faculté d’économie et de gestion, sera transférée à l’annexe (anciennement lycée El Khatib). Du côté de la faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH), les départements de langues seront intégrés à la faculté de langue arabe (Allal El Fassi) qui abrite également un centre de langues étrangères.

La FLSH sera désormais dédiée aux sciences humaines. «Le principal défi dans cette organisation consiste justement à trouver la manière la plus efficace de permettre à la capacité d’accueil de rattraper les sureffectifs galopants des étudiants», explique Hbid.

Outre la réorganisation de la formation, l’université a lancé plusieurs projets dont un observatoire de la santé (OAS). Il s’agit d’un observatoire académique multidisciplinaire qui regroupera des sociologues, des mathématiciens, des enseignants de la santé... Le futur observatoire nécessitera un investissement global de 15 millions de DH, sur 4 années, dont 6,5 millions en guise de budget de fonctionnement.

L’OAS se fixe pour objectif majeur de contribuer à l’amélioration de la santé de la population, à travers l’observation et l’analyse de l’état de santé et de ses déterminants, et l’aide à la décision dans le choix des priorités et des actions de santé publique. «Cet observatoire était prévu dans le cadre du développement de l’UCA. La Covid a accéléré sa création», souligne le président de l’université.

Et un centre pour le patrimoine immatériel

L’UCA s’est engagée également dans un projet national de création d’un centre de recherche sur le patrimoine immatériel, indique Moulay Lhassan Hbid (voir aussi notre édition n°5921 du 7 janvier 2021). Cette future structure a pour principal objectif de promouvoir la recherche dans ces domaines avec une recherche scientifique sociétale réorganisée et orientée au service du développement. Elle devra travailler en partenariat avec les institutions culturelles et religieuses de renom. Le centre aura aussi pour mission de mettre en avant l’évolution du patrimoine marocain, ses racines (musulmanes et juives) et leur impact sur l’évolution de la société marocaine. L’UCA va d’ailleurs présenter un projet de chaire Unesco pour le patrimoine immatériel.

                                                                      

Plan 2019/2023: Engagements chiffrés

• Baisser le taux de décrochage de 20%
Quintupler le nombre de filières bi-diplômantes et passer de 10 à 50
Augmenter le nombre de thèses en co-tutelle et passer de 56 à 150
Accroître le nombre de publications de 50% et passer de 600/an à 900 pub/an
Augmenter le nombre de brevets de 100% et passer de 34 à 75
Réduire les dépenses de fonctionnement de 15%

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

 

 

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