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International

Brexit: Quel impact sur la vie quotidienne?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5924 Le 13/01/2021 | Partager
Conditions d’emploi, modalités de voyage… nouvelles contraintes
Etudes, commerce… d’autres modalités en pratique

Le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne le 31 janvier 2020 suite à une période de transition. Durant cette étape, le pays est resté membre du marché unique et de l'union douanière afin de faciliter les négociations sur les relations futures (voir détail: Parlement européen, https://www.europarl.europa.eu).

Fin décembre 2020, après d’intenses négociations, un accord a été conclu. Bien qu'il soit appliqué à titre provisoire, il devra encore être approuvé par le Parlement européen avant de pouvoir officiellement entrer en vigueur.

Le texte de l'accord est actuellement examiné par les députés européens au sein des commissions parlementaires concernées et sera ensuite voté en session plénière. Un certain nombre de points étaient déjà couverts par l'accord de retrait, convenu par l’Union européenne et le Royaume-Uni fin 2019.

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Le Brexit peut être une aubaine pour le Maroc et l’accord permettra la continuité des échanges des biens (voir l’entretien avec Dominique Bocquet, Senior fellow au Policy center for the new south,  (cf. notre édition N° 5914 du 28/12/2020). Le point.

■ Vivre et travailler, strictes mesures: Les citoyens de l'UE résidant au Royaume-Uni ou les citoyens britanniques vivant dans un pays de l'Union (et qui y vivaient avant janvier 2021) sont autorisés à continuer à résider et à travailler là où ils se trouvent. Ceci à condition qu'ils soient enregistrés et qu’ils aient obtenu une autorisation d'établissement délivrée par les autorités nationales de l'Etat membre en question ou du Royaume-Uni. Par contre, suite au Brexit, les citoyens britanniques qui ne vivent pas dans l'UE, n’ont pas automatiquement le droit de s'installer et de travailler dans l'Union européenne (sans compter la République d'Irlande étant donné que le Royaume-Uni a un accord séparé avec elle). De plus, les qualifications des citoyens britanniques ne sont plus automatiquement reconnues dans les pays de l'UE, ce qui était le cas auparavant. Désormais, les citoyens britanniques qui souhaitent visiter ou rester dans l'UE pendant plus de 90 jours doivent remplir les conditions d'entrée et de séjour, comme tout voyageur en provenance de l'extérieur de l'UE. Cela s'applique également aux citoyens britanniques ayant une résidence secondaire dans l'Union européenne. Les Européens souhaitant s'installer ou travailler au Royaume-Uni pour plus de six mois devront respecter les règles de migration fixées par le gouvernement britannique, notamment en demandant un visa.

■ Tourisme, passeport, contrôles: Les citoyens britanniques peuvent visiter l'UE jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours sans avoir besoin de visa. Cependant, les citoyens britanniques ne peuvent plus utiliser les contrôles de passeports accélérés ni les voies douanières de l’UE. Ils doivent également être en possession d’un billet retour et être en mesure de prouver qu'ils disposent de suffisamment de fonds pour leur séjour. Leur passeport doit également être valide pour au moins six mois. Les citoyens de l'UE peuvent visiter le Royaume-Uni durant six mois maximum sans avoir besoin d'un visa et devront présenter un passeport valide.

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■ Soins de santé/Erasmus: Les citoyens de l'UE séjournant temporairement au Royaume-Uni bénéficient toujours de soins de santé d'urgence grâce à la carte européenne d'assurance maladie. Pour les séjours de plus de six mois, un supplément sera appliqué. Les retraités continuent de bénéficier des soins de santé là où ils vivent. Le pays qui paye leur pension remboursera le pays de résidence. Par ailleurs, le Royaume-Uni a décidé de cesser de participer au programme d'échange Erasmus+ et de créer son propre programme. Par conséquent, les étudiants de l'UE ne pourront plus se rendre au Royaume-Uni dans le cadre de ce programme. Cependant, les Irlandais du Nord peuvent continuer à y participer.

■ Commerce de biens et services: Avec l'accord, les marchandises échangées entre le Royaume-Uni et les pays de l'UE ne sont pas soumises à des tarifs ou à des quotas. Cependant, il existe de nouvelles procédures pour le transport des marchandises à destination et en provenance du Royaume-Uni. Car des contrôles aux frontières sur le respect des règles du marché intérieur (normes sanitaires, de sécurité, sociales, environnementales par exemple) ou de la réglementation britannique seront réalisés. Cela ne s'applique pas aux marchandises transportées entre l'Irlande du Nord et l'Union européenne. Concernant les services, les entreprises britanniques n'ont plus automatiquement le droit d'offrir des services dans toute l'Union. Si elles souhaitent continuer à y opérer, elles devront s'y établir.

                                                             

Londres veut alléger la bureaucratie des affaires

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a demandé aux représentants de la communauté d'affaires leur avis sur la manière d'alléger les formalités administratives pour les entreprises. «Le groupe de travail aura pour objectif de raccourcir le temps nécessaire pour concevoir et mener à bien des projets d'infrastructure essentiels et cherchera notamment à transformer les pratiques dépassées et identifier des voies de progrès…», souligne le Trésor britannique dans un document. Cette réunion tenue quelques jours seulement après l'entrée en pratique du Brexit, n'est pas de nature à rassurer Bruxelles qui craint que le Royaume-Uni redevenu indépendant ne se lance dans un «dumping régulatoire». Lequel abaisserait «les normes de protection des travailleurs, de l'environnement ou de stabilité du système financier».

Fatim-Zahra TOHRY

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