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Assagas ambarki 2971

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5923 Le 12/01/2021 | Partager
Le nouvel an amazigh célébré ce mercredi 13 janvier
Les associations revendiquent un jour férié

Des fruits secs, des grenades, du miel, des plats à base de céréales… des produits du terroir pour célébrer le nouvel an amazigh, qui confirment le caractère agraire de cette manifestation. «Id Innayer», «Yennayer», «Naïr» ou encore «Hakouza»… l’évènement est célébré dans le tout Maghreb, chez les Touaregs et même dans les îles Canaries, il sera fêté comme chaque année du 12 au 14 janvier selon les régions (le 13 au Maroc) pour l’an 2971.

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Entre traditions et modernités. Des jeunes filles berbères du Haut-Atlas, se prennent en selfie lors d’un festival en septembre 2019 (Ph. FADEL Senna/AFP)

Depuis quelques décennies, les célébrations se sont imposées comme un principe identitaire des populations nord-africaines et fédérateur des revendications et demandes de reconnaissance officielle de la culture amazighe. Chose faite, principalement au Maroc et en Algérie où les deux constitutions consacrent l’amazigh comme langue officielle. Cependant si Alger a officiellement reconnu le nouvel an comme jour férié et chômé en 2017, Rabat semble toujours traîner du pied.

Au grand dam des militants amazighs, pour qui la reconnaissance d’Yennayer comme fête officielle, chômée et payée n’est autre que la reconnaissance de la place attribuée à la culture amazighe dans la Constitution et la reconnaissance par l’Unesco des commémorations du nouvel an amazigh comme patrimoine immatériel de l’humanité. Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître que ces dernières années, les célébrations du nouvel an amazigh sont de moins en moins timides, elles revêtent même un caractère officiel dans certaines régions.

C’est le cas à Agadir, Meknès, Nador… où concerts, carnavals et feu d’artifices accueillent la nouvelle année. Si les célébrations cette année devront se faire discrètes, pour cause de mesures sanitaires, la capitale du Souss s’est offerte, l’année dernière, un véritable festival, en collaboration avec la wilaya, le Conseil régional, le Conseil régional du tourisme et plusieurs associations.

Au menu, l’installation d’un village «Id n Innayer» avec des troupes de danse, des conteurs populaires et d’autres artistes en plus d’ateliers d’apprentissage du Tifinagh. Un salon international du livre et de l’édition amazighs a également été inauguré avec la participation d’une trentaine de maisons d’édition de différents pays.

Dans les familles, cette fête est traditionnellement célébrée avec un repas très copieux pour un bon présage. Le repas de Yennayer est conditionné par les récoltes selon les régions mais aussi par les moyens des uns et des autres. Les aliments servis vont symboliser la richesse, la fertilité ou l’abondance.

Dans certaines régions, il est de bon augure d’y associer des événements familiaux: la première coupe de cheveux des petits garçons pour les débarrasser des mauvaises influences, les mariages (Les petites filles s’amusent à marier leurs poupées (pratique qui rappelle Tislit N anzar, le rituel de la pluie), ou encore les rites d’initiation agricoles en envoyant les enfants aux champs afin de cueillir eux-mêmes fruits et légumes.

                                                                      

Une histoire millénaire, un calendrier récent

La célébration du nouvel an amazigh s’explique par l’importance accordée aux rites agraires et aux superstitions de l’époque dont certaines subsistent encore de nos jours, défiant les siècles dans nos campagnes. L’année amazighe est en fait issue du calendrier julien, dont elle a emprunté la répartition des 12 mois ainsi que la dénomination romaine de ces derniers tout en gardant les rites, les croyances et l’esprit amazigh.
Dans les faits, le calendrier a toujours été pris en compte dans les campagnes du Maghreb, y compris dans les régions arabophones. En effet, malgré l’apparition du calendrier de l’hégire, avec les conquêtes musulmanes, et le calendrier grégorien avec la colonisation, ce premier calendrier a persisté, certainement parce qu’il est plus conforme au rythme des travaux agricoles. Célébré depuis l’antiquité, ce n’est qu’en 1980 que le calendrier sera basé sur un évènement marquant dans l’histoire du peuple amazigh, un fait historique incontestable pour en faire le point zéro du calendrier. Il s’agit de l’an 950 avant JC, qui correspond à la date de l’avènement de la première dynastie berbère sur le trône d’Egypte. Le roi Sheshonq Ier fut, en effet intronisé pharaon d’Égypte et fonda la XXIIe dynastie qui régna sur l’Égypte jusqu’à l’an 715 av. J.-C.

A.Bo.

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