×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Automobile: 2020 aurait pu être pire

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5923 Le 12/01/2021 | Partager
La casse a été limitée avec un recul de 20% des nouvelles immatriculations
Retour au niveau des ventes de 2015
Une croissance de 10% attendue pour 2021

La catastrophe a pu finalement être évitée pour le marché automobile en 2020. La baisse des ventes de voitures neuves a pu être limitée à -19,7% compte tenu du contexte marqué par les violents impacts de la pandémie du coronavirus.

automobile-022.jpg

La baisse des ventes de voitures neuves a pu être limitée à -19,7% tant les impacts de la pandémie du coronavirus ont été violents

«Nous aurions signé tout de suite en début d’année pour une telle évolution tant l’exercice a été difficile, plein d’incertitudes et d’inquiétudes», précise d’emblée Adil Bennani, président de l’Association des importateurs de voitures au Maroc (Avaim) qui présentait le bilan de l’année jeudi dernier.

«Cette baisse aussi bien considérable qu’exceptionnelle des ventes est pleinement imputable à la crise sanitaire du covid-19, particulièrement aux mois de confinement avec des ventes quasiment à l’arrêt», explique-t-il.

Le marché fait, en raison de la pandémie, un bond de 5 ans en arrière avec un total de 133.308 unités vendues, soit le niveau des ventes de 2015. Sans la crise sanitaire, l’évolution des ventes aurait certainement été largement meilleure.

Cela s’est particulièrement remarqué au cours du troisième trimestre avec une remontée des nouvelles immatriculations suite à un effet rattrapage. L’engouement s’est ensuite essoufflé au 4e trimestre avec un mois de décembre exceptionnellement en baisse (-2,28%). «La reprise des ventes à laquelle nous avons assisté après le déconfinement n’a pour autant pas permis de rattraper les volumes des mois de confinement», déplore le président de l’Aivam.  

Dans le détail, le segment du VP qui drive le marché puisqu’il représente le plus gros des ventes est en retrait de 21% à 116.983 unités. Le segment du VUL a réussi à limiter sa baisse annuelle à près de 8%. Et pour cause, la reprise des ventes de ce segment a été plus rapide dès juin. De plus, le segment enregistre un bond de 30% de ses ventes en décembre et ce grâce à la bonne tenue du petit pick-up.

Au niveau de la segmentation par catégorie, le segment du SUV continue à occuper la première place et décroît moins vite que le reste du marché. Le segment du monospace a, pour sa part, connu une croissance de 233% suite à la reprise de la subvention Taxi.

Pour ce qui de l’activité du véhicule d’occasion, elle souffre d’un retrait de la consommation et suit la tendance générale. Le segment accuse le coup avec la baisse de 30% des mutations et de 60% des importations de VO.

L’Aivam relève enfin un recul de 28% à 1.018 unités des ventes du segment des véhicules dits à énergie alternative (hybrides et électriques) qui ont sous performé le marché. L’association déplore l’absence de subventions franches et d’une feuille de route claire pour développer la mobilité durable. 

                                                                         

En perspective

L’année 2021 devrait certainement être meilleure que 2020. Les membres de l’Aivam tablent, en effet, sur un retour de la croissance des ventes de 10% à 145.000 voire 150.000 unités à fin 2021. Cette évolution reste néanmoins tributaire de l’évolution de la pandémie et de ses conséquences sur l’économie. Le maintien de la subvention pour les taxis devrait contribuer à soutenir cette croissance.
Les professionnels sont, par ailleurs, conscients aujourd’hui plus que jamais du changement de comportement du consommateur. Ils adaptent de ce fait leurs méthodes de vente vers plus de digitalisation. La marche vers le tout digital est bel et bien enclenchée et elle est irrévocable.

M.A.B.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc