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Economie

Campagne de vaccination: «Si tout va bien, retour à la normale en mai»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5922 Le 08/01/2021 | Partager
Aït Taleb explique le calendrier mis en place
Pour l'instant, le Maroc n'a pas encore reçu les 1rs lots des doses
Le ministre de la Santé donne les raisons du choix de Sinopharm et d'Astra-Zeneca

La lenteur du lancement de la campagne de vaccination suscite plusieurs interrogations. Surtout que le Maroc a annoncé il y a quelques mois le démarrage imminent de cette opération. Face aux rumeurs sur l'arrivée des premiers lots de doses du vaccin, Khalid Aït Taleb a mis les points sur les «i».

Intervenant lors de l'émission Confidences de presse sur la chaîne 2M, le ministre de la Santé a été catégorique: «Jusqu'à l'instant, nous n'avons reçu aucune dose». Mais, «nous sommes dans la dernière ligne droite avant le démarrage de la campagne de vaccination», a-t-il ajouté. Le ministre a rappelé que le Maroc s'est mobilisé à l'avance pour avoir le meilleur positionnement vis-à-vis des laboratoires ayant développé des vaccins, et pour disposer des meilleures conditions logistiques pour procéder à la vaccination.

Une chose est sûre, les commandes passées portent sur 66 millions de doses, permettant de couvrir 80% des Marocains. Lors des préparatifs, «nous avons impliqué des experts dans le domaine logistique, notamment pour définir la capacité de chargement des avions et pour définir les conditions de préservation du vaccin lors du transport».

■ Choix des vaccins

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Depuis l'annonce du démarrage des recherches pour le développement de vaccins contre la Covid-19, le Maroc a mené des discussions avec 6 laboratoires pharmaceutiques, y compris Pfizer. Le choix a porté finalement sur 2 vaccins, produits respectivement par Sinopharm et par Astra-Zeneca. Pour le 1er, «le choix a été fait pour des raisons stratégiques, liées notamment aux opportunités d'échange des expertises et de transfert des technologies», a souligné Aït Taleb. D'autant que Sinopharm prévoit la mise en place d'une usine au Maroc pour la production de ce vaccin. «Nous avons également bénéficié de l'expérience liée à la réalisation d'essais cliniques au Maroc», a-t-il ajouté. Pour Astra Zeneca, qui a été autorisé par le Maroc, mercredi dernier, pour un usage d'urgence pendant 12 mois, «le choix a été motivé par des considérations commerciales», selon le ministre. Idem pour «les facilités que ce type de vaccin offre en matière de logistique». Aït Taleb a rappelé que celui-ci nécessite une chaîne de froid entre 2 à 8 degrés, contrairement aux autres qui nécessitent des technologies plus performantes pour assurer une chaîne de froid entre -20 et -70 degrés. C'est le choix le plus pertinent pour la configuration d'une campagne qui doit couvrir une large population, selon le ministre. Ce dernier a également souligné l'importance de disposer de 2 vaccins différents, afin de favoriser l'aboutissement à une immunité collective.

■ Stations fixes et mobiles

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«Aujourd'hui, nous avons une vision claire pour le déploiement du dispositif de vaccination». Khalid Aït Taleb a rappelé que les ressources humaines seront mobilisées en prenant en compte les contraintes de la situation épidémiologique. Les équipes devront fonctionner selon un système de rotation. Au total, 3.047 stations de vaccination sont prévues. Deux types de stations seront déployées. D'abord, les points fixe qui devront accueillir les citoyens. Ces derniers seront inscrits dans un système d'information, avant qu'ils ne soient contactés par téléphone, a fait savoir le ministre. Un dispositif d'accompagnement est prévu pour les personnes analphabètes, afin d'assurer leur inscription. Le 2e type de stations de vaccination sera mobile et permettra de couvrir certaines catégories particulières. Il s'agit notamment des populations nomades ou celles vivant dans des zones enclavées. «Elles seront réunies au niveau d'une zone précise, afin de leur administrer la 1re, puis la 2e dose du vaccin», a-t-il expliqué. Idem pour les professionnels aux premières lignes, qui seront vaccinés en priorité, au niveau de leur lieu de travail.

■ 3 mois pour finaliser la vaccination

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Le gouvernement prévoit de finaliser la campagne de vaccination, couvrant près de 25 millions de Marocains, en 3 mois. Un calendrier qui semble difficile à respecter, vu les multiples contraintes liées à cette opération. Pour le ministre de la Santé, ce choix n'est pas fortuit. «La durée réduite de la campagne sera décisive pour garantir l'immunité collective», a-t-il affirmé. Pour lui, «la période de démarrage sera la plus difficile». Le ministre a estimé que le Maroc dispose d'une expérience dans ce domaine, dans la mesure où «en 2013, nous avons réussi à vacciner 11 millions de personnes en 2 mois». Néanmoins, Aït Taleb a insisté sur l'importance du maintien des mesures de prévention, au moins jusqu'au mois de mai prochain, avant de commencer à les alléger.
Après 12 semaines de vaccination, 28 jours supplémentaires sont nécessaires pour garantir une immunité collective. L'objectif est d'aboutir à l'immunisation de 60% des Marocains. «Ce n'est qu'à partir de ce moment que l'on pourra revenir progressivement à une vie normale», a-t-il indiqué. Le maintien de la vigilance est important durant la période de vaccination. «Si une personne est touchée durant la période entre la 1re et la 2e dose, cela pourra ralentir l'opération et compliquer la campagne», a mis en garde le ministre.

                                                       

Le nombre des tests en baisse, celui des cas aussi

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Depuis quelques jours, le nombre des cas positifs annoncés est en baisse. Cela s'explique par «l'amélioration de la situation épidémiologique», selon Aït Taleb. Pour lui, l'indicateur le plus pertinent pour expliquer cette situation est la baisse de taux de positivité, passé de 23% à 9% entre septembre et janvier. Le nombre des décès est également en baisse, alors que celui des cas critiques a été stabilisé. Aujourd'hui, avec l'apparition de la nouvelle souche, «nous tentons de l'identifier via les tests génomiques». Ceci est d'autant plus important que «cette nouvelle souche s'attaque plus aux jeunes qu'aux personnes âgées». Le ministre a également expliqué les raisons de la baisse du nombre des tests quotidiens. Pour lui, cela n'est pas lié à une baisse du stock des tests. «Lors de la 1re phase, nous étions dans une logique de dépistage massif, pour découvrir les cas. Actuellement, nous sommes passés à une autre phase, dans laquelle les tests sont effectués essentiellement à des personnes malades, ayant des symptômes», a-t-il expliqué.

M.A.M

 

 

 

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