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Economie

Recrutements: L'industrie auto en pole position

Par Amin RBOUB | Edition N°:5922 Le 08/01/2021 | Partager
C'est de loin le secteur qui offre le plus d'emplois en ce moment (27%)
S'ensuivent l'offshoring et les activités de services à parts égales (10%)

Voilà une bonne nouvelle en ce début 2021! Malgré la conjoncture économique morose et la crise sanitaire, la dynamique des recrutements reprend auprès d'un certain nombre de secteurs d'activités stratégiques. 

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Pour la quatrième année consécutive, l’automobile est le secteur qui offre le plus d’emplois, 27% des besoins recueillis au niveau national. Il est suivi par le secteur des services administratifs et de soutien et celui des NTIC/offshoring, avec une part de 10% chacun

En effet, l'industrie automobile arrive en pole position des besoins en recrutements (27%), selon la base de données de l'Anapec. Mais qu'est-ce qui explique ce regain de dynamisme dans l'automobile?  Pour rappel, ce secteur stratégique à la fois pour l'export (numéro 1 devant les phosphates), l'intégration locale (60%), la valeur ajoutée et l'employabilité (plus de 180.000 postes)...  s'offre le plus d'emplois pour la quatrième année consécutive.

A l'origine de ces besoins importants en RH dans l'industrie automobile, «il y a la conjugaison de plusieurs facteurs», expliquent nos sources à la Fédération de l'automobile (de la CGEM) et à l'Amica (Association marocaine pour l'industrie et le commerce automobile).

En fait, les nouveaux besoins en recrutement s'expliquent d'abord par «l'arrivée à maturité de plusieurs écosystèmes reliés aux deux constructeurs automobiles implantés au Maroc, Renault et PSA». Plus encore, l'arrivée de PSA dans la zone franche de Kénitra aura permis de pousser plus loin l'intégration locale (60°), ce qui a permis à des équipementiers de renforcer leurs installations et investissements dans la filière, poursuit la même source.

Ce contexte a également permis l'arrivée de nouveaux investisseurs et fournisseurs de pièces de rechange. En plus d'extensions d'unités déjà existantes afin de pouvoir répondre à la demande de plus en plus forte des deux constructeurs.

«Mais il n'y a pas que PSA et Renault, les équipementiers implantés au Maroc et homologués par les deux constructeurs produisent non seulement pour le marché marocain mais aussi pour la majorité des sites industriels basés dans la région. Ils investissent encore afin de pouvoir honorer leurs engagements pour le sourcing international», précise un industriel, qui plus est membre de la Fédération de l'automobile. Ce dernier tient à préciser que les équipementiers basés au Maroc produisent non seulement pour les usines de Kénitra et de Tanger mais aussi pour l'ensemble de la région.

Autre facteur qui plaide en faveur des recrutements massifs dans l'automobile: «l'arrivée à maturité et la montée dans la chaîne de valeur de plusieurs écosystèmes industriels: carrosserie, emboutissage/métal, câblage, batteries, powertrain... Ces écosystèmes deviennent de plus en plus mâtures, compétitifs et performants en poussant plus loin l'intégration locale en profondeur et ce, jusqu'à la matière première».

Malgré la conjoncture, le tissu des fournisseurs a également enregistré de nouveaux investissements et des extensions de sites qui expliquent les nouveaux besoins en emplois dans la filière. Enfin, la production de la première voiture électrique made in Maroc (Citroën AMI) sur le site de PSA à Kénitra inaugure un nouveau chapitre pour le made in Maroc avec la création d'emplois plus pointus dans une filière nouvelle.

                                                                      

Le poids du secteur

Selon Hakim Abdelmoumen, président de l’Amica, les exportations du secteur ne cessent de progresser d’une année à l’autre. Elles ont augmenté de 34% entre septembre  2020 et la même période en 2019. Le président de l’Amica qui assure aussi la présidence de la Fédération de l’automobile à la CGEM fait valoir que la filière industrielle a largement dépassé les objectifs tels que fixés en 2015, à la fois en termes d’employabilité et de volumes à l’export. Les exportations du secteur frôlent  la barre des 100 milliards de DH.  C’est dire que l’automobile fait non seulement preuve de résilience mais aussi recèle encore des gisements de croissance à l’avenir. Tout le challenge consiste à négocier le virage technologique, l’électrique pour pouvoir embarquer dans la voiture de demain.

Amin RBOUB

 

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