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Economie

Intempéries: Rafales, froid et pluies jusqu’à lundi

Par Karim Agoumi | Edition N°:5922 Le 08/01/2021 | Partager
Vents à 100 km/h, températures polaires, précipitations record… ce qui nous attend!
Tanger, Larache, Tétouan, Mdiq… les villes les plus exposées
Réchauffement climatique, Niña… les facteurs à l’origine de ces prévisions hors normes

La météo voit rouge pour ces prochains jours. Le territoire sera en effet en alerte au moins jusqu’au début de la semaine prochaine, avec des précipitations inhabituelles pour la saison qui persisteront dangereusement. Un climat pour lequel le Royaume n’est pas techniquement préparé et principalement dû au déplacement de l’air glacial de l’hémisphère Nord vers nos latitudes.

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 Le temps se gâtera sévèrement jusqu’à samedi sur tout le Royaume. Le nord, particulièrement, est en alerte rouge avec des précipitations attendues dépassant les 120 mm (Ph. Jarfi)

Ainsi, jusqu’à samedi inclus, des pluies abondantes s’abattront sur l’ensemble du territoire. Le nord – de la ville du détroit à la région de Chaouen – sera en alerte rouge, affichant un niveau de précipitations record variant entre 100 et 130 mm. Seront également concernées les villes de Mdiq, Tétouan, Larache, Agadir, Essaouira ou encore Safi.

«Des précipitations pouvant dépasser sur les reliefs les prévisions annoncées», nous confie le chef de service communication de la Direction générale de la météorologie Youabd Lhoussaine. Une alerte orange – prévoyant entre 50 et 80 mm – est également prévue pour le centre du pays, incluant entre autres les villes de Mohammedia, Benslimane, Casablanca, Kénitra, Fès ou encore Meknès.

Parallèlement à ces tombées d’eau, de fortes rafales de vent – pouvant dépasser facilement les 100 km/h –  atteindront au même moment de nombreuses provinces du Royaume. Parmi celles placées en alerte rouge notamment, Essaouira, Safi ou encore El Jadida. «Une situation dont l’amélioration n’est attendue que lundi en fin de journée», ajoute avec inquiétude le haut responsable.

Ce climat rude, qui a déjà causé de multiples dégâts matériels sur les régions les plus touchées, s’expliquerait tout d’abord par une «vallée froide» ou poussée d’air froid émanant directement du pôle nordique et engendrée par une circulation atmosphérique méridienne exagérée pour la saison puisque généralement prévue en été.

«Le réchauffement climatique a accentué depuis peu la circulation dite méridienne, poussant l’air froid du nord vers nos latitudes et inversement», explique l’expert et professeur en climatologie Said Karrouk. «Des ondes qui agissent comme un accordéon et viennent s’ajouter à la circulation zonale actuelle, consistant en des flux se déplaçant d’Ouest à l’Est», poursuit le spécialiste. Résultat? Un froid inhabituel qui condense la valeur d’eau locale et la transforme en pluie.

A cela s’ajoute également une importante activité de dépression provenant tout droit du Nord-Ouest Atlantique et déplaçant de volumineuses masses d’air humide maritime se changeant rapidement en pluies, complète Lhoussaine.

                                                         

La Niña

Outre le réchauffement climatique, l’autre facteur expliquant de tels bouleversements météorologiques serait la Niña. «Un phénomène océano-atmosphérique causé par la dérivation des eaux froides jusqu’au niveau de l’est du Pacifique et qui influence la situation atmosphérique sur l’ensemble du globe», confie Karrouk.
Quoi qu’il en soit, le Maroc doit rester vigilant au cours des prochaines semaines. En effet, un froid sibérien provenant directement des régions de la Sibérie pourrait remplacer le froid polaire actuel et faire chuter de quelques degrés supplémentaires la température déjà bien basse si la tendance actuelle se poursuit.

Karim AGOUMI

 

 

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