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Régions

Oriental: Le Conseil agricole digitalise ses services

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5922 Le 08/01/2021 | Partager
Faciliter l’accès à l’information et à la prise de décision
Assurer la cohérence et l’homogénéité des informations
Atténuer les disparités financières entre les producteurs

Bonne nouvelle pour les agriculteurs de l’Oriental. Ils peuvent désormais bénéficier d’un suivi technique et personnalisé sur leurs smartphones ou ordinateurs. La direction régionale du conseil agricole vient de mettre à leurs dispositions des applications car la  digitalisation, comme outil incontournable de gestion et de management,  réduit les processus et assure une visibilité quotidienne. Elle assure ainsi la cohérence et l’homogénéité des informations via ses bases unifiées de données. Ce qui met à disposition des tableaux de bord à la demande offrant un suivi proactif facilitant la prise de décision.

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L’informatisation numérique du process de communication permettra la diffusion de l’information entre les conseillers agricoles et les  agriculteurs  (Ph. A.K)

L’accès à l’information par les agriculteurs doit être à la fois équitable et facile, explique t-on auprès de la direction régionale de l’Onca à Oujda. Equitable dans le sens où l’information doit être généralisée et accessible à un grand public sans aucune discrimination liée au statut social ou à l’éloignement des structures d’encadrement.

L’accès à l’information agricole peut engendrer plusieurs disparités financières entre les producteurs, du moment qu’elle impacte les décisions des agriculteurs en matière d’investissement et de production. Ce qui engendre, en aval, la réduction des coûts de production par des techniques préventives.

La digitalisation prônée par la Direction régionale de l’Onca, se base sur les acquis du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts qui a implanté des plateformes digitales pour le suivi de la campagne agricole (SISCA), la gestion de l’opération de sauvegarde du cheptel (SARA), la gestion des aides et bonification de l’Etat (SABA) et le ( PDCA) ainsi que le suivi des réalisations et des actions du Conseil agricole, etc.

Le recours à ces outils offre plutôt l’avantage à l’administration puisque tous les outputs sont répertoriés au niveau des directions centrales pour le suivi, la prise de décision et l’élaboration des bilans de réalisations. En revanche, l’accès à l’information doit être facilité parce que la majorité des producteurs ne dispose pas des mêmes moyens et des possibilités pour adhérer à des réseaux d’informations existants, notamment ceux qui sont payants. Un accès fluide à l’information sous-entend une disponibilité permanente de l’information sans présentiel.

Pour compléter ce manquement, la nouvelle Stratégie Génération Green 2020-2030  (SGG) ambitionne de généraliser, de manière interactive avec les agriculteurs, l’ensemble de ses outils informatisés. «Des dispositifs adaptés aux besoins simultanés aussi bien de l’administration, pour l’identification des bénéficiaires, le suivi physique et financier des projets et l’évaluation des impacts sur les agriculteurs que sur les producteurs pour leur formation, encadrement et appui à l’amont et à l’aval des filières», précise Hamid Chebabi, Directeur régional de l’Onca. D’ailleurs, la SGG compte connecter incessamment 2 millions d’agriculteurs à Internet.

En attendant, elle doit mettre à disposition des services de conseil agricole, des ressources humaines suffisantes pour la couverture de tout le territoire  agricole et l’ensemble des agriculteurs qui sont au nombre de 128.000 dans l’Oriental. «Pour y pallier la SGG prévoit le développement du facteur humain et la consolidation des filières agricoles tributaires de la digitalisation considérée comme un élément novateur pour imprimer ces objectifs sur le développement de l’agriculture et par conséquence sur les revenus des agriculteurs», confie à L’Economiste Yassine Tamssamani, conseiller agricole périmètre irrigué de la Moulouya.

Le conseil agricole comme le stipule la SGG est responsable, aux côtés de ses partenaires, de l’accompagnement des agriculteurs, la consolidation des filières, la mise en œuvre des projets de l’agriculture solidaire, la promotion de l’entreprenariat et l’émergence de nouvelles organisations professionnelles. Dans ce sens, ses services déconcentrés doivent disposer de plateformes performantes pour la constitution des bases de données complètes. Elles seront relatives aux statuts fonciers, systèmes d’exploitation, systèmes de cultures et superficies exploitées. Elles doivent aussi concerner les organismes professionnels opérationnels au niveau de la zone (création, effectifs, productions...).

                                                                         

Les nouvelles tâches des ONCA régionaux

La planification des actions de conseil agricole digitalisées porteront sur quatre aspects: formation des acteurs, alertes agricoles, suivi de la conjoncture agricole et promotion de la création des organismes professionnels. Le premier aspect veillera sur la formation des agriculteurs via des plateformes dédiées à chaque région. Quant au second axe, il portera sur l’utilisation des outils digitaux dans les alertes agricoles concernant les aléas climatiques, les attaques phytosanitaires, l’irrigation, aux messages techniques liés au calendrier agricole, etc.  Le troisième aspect focalisera sur le suivi des emblavements, l’approvisionnement en facteurs de production, la croissance des cultures, les productions en produits alimentaires et toute la mercuriale des prix et circuits de commercialisation et des exportations.
De son côté, la promotion des organismes professionnels, suppose la réflexion sur des formes juridiques adaptées qui doivent apporter des solutions aux différentes contraintes organisationnelles, financières et techniques et des réponses sociales.

De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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