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Régions

Fès-Restauration de la médina: Trois milliards

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5921 Le 07/01/2021 | Partager
Sites historiques, activités artisanales, système d’information touristique… au menu
Objectif: insuffler une nouvelle dynamique socio-économique et culturelle

La vision royale pour la médina de Fès vise la sauvegarde, la promotion et la valorisation du tissu ancien. Un patrimoine vieux de 12 siècles qui renaît de ses cendres grâce à la mobilisation de fonds et la restauration des sites historiques.

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Le programme de valorisation des activités économiques et d’amélioration du cadre de vie dans la médina de Fès s’étale jusqu’à 2024. Doté d’un budget de 670 millions de DH, ce chantier concerne 1.197 sites

Stratégique dans cette démarche, une refonte à l’identique est prônée au niveau des différents chantiers. Le mot d’ordre est de réhabiliter les monuments en sauvegardant leurs activités initiales.

L’objectif est de remonter le temps pour revisiter l’histoire de la civilisation marocaine. Le projet de la réhabilitation de la médina de Fès se veut inclusif et pérenne. Il tend à garantir un développement harmonieux pour les 100.000 habitants, artisans et commerçants de la vieille cité. Décryptage.

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■ Le chantier se poursuivra jusqu’en 2024
Initié par SM le Roi, le programme de réhabilitation de la médina de Fès aura coûté 2,9 milliards de DH. Lancés en 2008, les chantiers confiés à l’Agence de développement et de réhabilitation (Ader-Fès) se poursuivront jusqu’en 2024. En attendant, certains projets sont déjà finalisés. Y figurent notamment ceux dédiés aux artisans. A ce titre, l’Ader a chapeauté les travaux de restauration et réhabilitation de 4 foundouqs historiques, la
mise à niveau d’un quartier artisanal et la construction d’un fondouq de transfert, outre l’aménagement du complexe artisanal «Place Lalla Yeddouna». Ce ne sont pas moins de 563 millions de DH qui ont été mobilisés dans ce chapitre profitant ainsi à quelque 6.800 bénéficiaires», indique Fouad Serrhini, directeur de l’Ader. «Concrètement, la restauration de la place Lalla Yeddouna s’est axée sur deux volets: des bâtisses traditionnelles à restaurer et des bâtisses sans valeur (patrimoniale) à rénover», précise-t-il. Grâce à ce chantier, la rivière Oued El Jaouahir a retrouvé son lustre d’antan tout en se débarrassant des constructions anarchiques qui colonisaient ses abords. Le destin de ses riverains, particulièrement les artisans qui travaillaient dans des conditions d’insalubrité et d’insécurité, a été repris en main. L’opération a permis également de redonner vie à Dar Belmaati, foundouq Nekhla, et le pont Bin Lamdoun.

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■ 360 millions de DH pour sauvegarder 27 monuments
Le tourisme, l’artisanat et le patrimoine sont liés. Telle est la conviction d’Essaïd Zniber, wali de la région Fès-Meknès, pour qui «la restauration de la médina fait partie des chantiers prioritaires». Cet ex-architecte veut coûte que coûte réussir cette mission selon les orientations royales: une restauration à l’identique tout en respectant le cachet ancestral et académique de la capitale spirituelle du Royaume. Pour y parvenir, le wali suit de près les chantiers de restauration. Le tableau de bord relatif à ces opérations fait l’objet de réunions d’évaluation régulières. Des visites de terrains sont également initiées pour s’assurer du respect des délais. Le tout est assuré grâce à une véritable gestion des capacités. Signalons à ce titre que le programme de restauration de 27 monuments a été réalisé dans les temps (2013-2017). D’une enveloppe de 360,5 millions de DH, ce chantier a concerné la réhabilitation de 27 monuments et sites historiques au profit de 1.657 bénéficiaires. L’objectif est également d’assurer la pérennité des monuments, tout en érigeant ces sites en outils de création d’emplois et de richesse et dont les revenus seront réinjectés dans les opérations de conservation du patrimoine culturel de la médina. La ville a pu ainsi récupérer ses tanneries traditionnelles ainsi que des demeures considérées comme des merveilles architecturales datant des XIIIe et XIVe siècles. L’action de sauvegarde a concerné également les foundouqs Chemmaïne-Sbitriyine, Barka et Staouniyine, situés au cœur de la médina. Par ailleurs, pour un budget de 330 millions de DH, quelque 3.666 bâtisses menaçant ruine ont été restaurées au grand bonheur de plus de 6.000 ménages.

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■ Parkings, adressage, système d’information… aussi
Pour l’heure, le chantier d’aménagement des parkings, des espaces publics et d’installation d’un dispositif d’information dans la médina bat son plein. Programmé entre 2017 et 2022, ce projet prévoit l’aménagement de 8 parkings (plus de 3.000 places), le pavage de voirie principale, l’adressage ainsi que l’installation d’un dispositif d’information touristique. «Ces opérations nécessitent quelque 400 millions de DH», souligne le directeur de l’Ader. De quoi financer la réalisation de 8 parkings (Boujloud, Bab El Guissa, Bab Jdid et Aïn Azliten, entre autres), le pavage et l’adressage des ruelles, et l’installation d’un système d’information touristique pour 412 sites historiques. Ce dispositif comprend 700 kits de guidage en 4 langues, 3 écrans géants, 10 bornes tactiles, 600 audiophones pour groupes guidés, 600 balises de géolocalisation avec programme et installation, gestion des ticketing et des ventes, ainsi qu’un portail internet permettant la présentation de la médina et la vente online. Parallèlement à ces opérations, le programme complémentaire de mise en valeur de la médina de Fès concerne la réhabilitation de 118 sites pour la bagatelle de  583 millions de DH. A ce jour, les travaux sont achevés au niveau de 20 sites dont notamment le centre de patrimoine Bab Mahrouq, Hammam Makhfia, 15 fontaines, la mosquée Zhar et le M’sid Zhar. Selon les précisions des responsables de l’Ader, «les chantiers sont lancés dans 48 autres sites. Les budgets qui leur sont alloués sont de l’ordre de 190,57 millions de DH». «Ces opérations visent à insuffler une nouvelle dynamique socio-économique et culturelle dans un contexte chargé d’histoire et de patrimoine», conclut le maître d’ouvrage.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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