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Régions

Oléiculture: Une campagne très moyenne à Marrakech-Safi

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5921 Le 07/01/2021 | Partager
De sérieux problèmes de calibre et une maturité du fruit retardée
Et de faibles rendements à l’hectare, les constats
Les vieux vergers et les zones agricoles Bour d’El Kelâa, les plus touchés

Si l’oléiculture est pratiquée sur l’ensemble du Maroc, 5 régions accaparent plus de 90% de la production nationale. Il s’agit de Fès-Meknès, Béni Mellal, l’Oriental, le nord et la région de Marrakech-Safi.

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Les conditions climatiques peu clémentes enregistrées au niveau de cette partie du territoire national ont retardé la maturité de l’olive. De plus, la cueillette de cette année n’a pas enregistré le même volume que les années précédentes (Ph. L’Economiste)

Cette dernière contribue aux réalisations nationales à hauteur de 20% en superficie et 24% en termes de production, sachant qu’elle occupe la première place des exportations nationales des conserves d’olive avec 52%. Le secteur connaît cette année quelques difficultés. D’abord, en termes de production.

En effet, la campagne de cueillette, qui tire à sa fin, n’a pas été extraordinaire. Les estimations de la direction de l’agriculture indiquent une production de 280.000 tonnes, bien moins que la moyenne nationale enregistrée au cours des cinq dernières années.

Et c’est grâce à l’entrée des jeunes plantations que la catastrophe a été évitée. Les conditions climatiques peu clémentes enregistrées au niveau de cette partie du territoire national, caractérisées essentiellement par un déficit pluviométrique important, expliquent aussi ce recul.

Ainsi, au niveau de la région de Marrakech, connue pour sa qualité d’olive de table, de sérieux problèmes de calibre et de rendement à l’hectare ont été constatés dès le début de la saison de cueillette (Cf. notre édition n°5888 du 20 novembre 2020).

D’après la Direction régionale de l’agriculture (DRA) de Marrakech-Safi, le secteur oléicole est parvenu à assurer une bonne production avec une hétérogénéité dans les différents bassins de production.

Un avis qui n’est pas partagé par tous. Ainsi, au domaine Tabouassite à El Kelâa des Sraghna (Lesieur Cristal), qui comprend 630 hectares d’exploitation des oliviers irrigués à 100% par le goutte-à-goutte, «la campagne a été correcte», selon Nabil Assissel, chef de département de la filière oléicole chez Lesieur Cristal. D’autres producteurs notent une mauvaise campagne en raison de la sécheresse.

                                                                 

Impacts

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Ph. L’Economiste

La province d’El Kelâa des Sraghna compte une superficie estimée à 76.000 ha d’oliveraie. Sa production a été la plus affectée, notamment les vieux vergers dans les zones agricoles bour. Et comme à chaque perturbation de la récolte, les unités de conservation et de trituration des huiles d’olive ont trinqué. Ces dernières ont été exposées à de graves problèmes d’approvisionnement en matières premières et pour la conservation.
La rareté du fruit combinée à sa qualité moyenne a eu une incidence directe sur les prix de vente aux conserveurs. «Nous avons acheté des olives au même prix que l’an dernier pour une qualité et un calibre moins bon», regrette un industriel. Cette année, la campagne s’est déroulée également dans un contexte particulier, marqué par la crise sanitaire de la Covid-19. Pour les conservateurs, la pandémie et ses conséquences sur la restauration et l’hôtellerie dans les pays européens et américains ont fortement impacté leurs ventes à l’export. Certains industriels ont pu compenser ces pertes par les hausses enregistrées sur le segment de la grande distribution.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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