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Société

Enquête L’Economiste-Sunergia - Chirurgie esthétique: Les Marocains contre le bistouri!

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5920 Le 06/01/2021 | Partager
88% des sondés la désapprouvent
Les jeunes plus présents dans les salles d’attente
Médecine esthétique, l’alternative qui gagne de plus en plus d’adeptes

Rhinoplastie, pose d’implants mammaires, lifting, lipofilling fessier... Pour faire correspondre leur apparence à un idéal esthétique largement diffusé dans les médias, y compris sociaux, certains sont prêts à tout. Au Maroc, ce genre de pratiques reste peu admis. Selon les résultats de l’enquête L’Economiste-Sunergia réalisée en août 2020 auprès de 1.236 internautes, à peine 12% des sondés se disent pour la chirurgie esthétique.

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Les Marocains sont toujours récalcitrants par rapport à la chirurgie esthétique. Près de 9 sondés sur 10 sont contre. Cependant, parmi eux, 68% l’acceptent quand elle est réparatrice

La majorité écrasante reste réfractaire à ce type d’intervention. Une bonne partie, soit plus des deux tiers (68%), tolère la chirurgie uniquement quand elle est réparatrice. La désapprobation est plus forte du côté des personnes âgées de 65 ans et plus (36%). Les  35-44 ans, pour leur part, acceptent la chirurgie, mais seulement pour des interventions réparatrices. Que ce soit au nord-est du pays, au centre ou au sud, la donne est la même. En revanche, la perception diffère en fonction du revenu. Ceux gagnant plus de 12.000 DH/mois acceptent un peu plus la chirurgie esthétique (16%).

Là où le «pour» est plus fréquent, c’est auprès des jeunes. Les catégories âgées entre 18 à 24 ans sont de plus en plus séduites par la chirurgie. Un sur cinq qui sont ouverts (19%), contre 15% pour les 25-34 ans. Un changement de mentalité impacté principalement par les réseaux sociaux. En effet,  les influenceurs, stars et les personnalités issues de la téléréalité, suivis par des milliers, voire des millions de jeunes, font souvent la promotion de ces techniques. La chirurgie et médecine esthétiques sont ainsi banalisées.

«De plus en plus de jeunes filles viennent au cabinet. Cette nouvelle catégorie de patients est bien renseignée, sait exactement ce qu’elle souhaite entreprendre et s’assume pleinement», explique une dermatologue à Casablanca, dont le cabinet ne désemplit pas. 

Par ailleurs, les femmes sont plus enclines à ce type d’interventions, avec une part de 14%, contre 11% pour les hommes. Mais si ce taux, qui ressort auprès de la gent féminine semble faible, c’est que d’autres alternatives existent sur le marché. En effet, depuis quelques années, la médecine esthétique, avec des techniques plus douces et des résultats qui durent plusieurs mois, gagne du terrain. Il s’agit là d’une option qui se veut moins lourde et moins onéreuse.

«Les femmes ont plus recours à la médecine esthétique. Elles optent pour des solutions moins radicales, et sont plus en confiance puisqu’elles ont des rendez-vous ponctuels avec leur médecin», analyse le médecin. Selon la dermatologue, c’est en avançant dans l’âge, la cinquantaine et plus, que les femmes se dirigent vers la chirurgie esthétique. «En revanche, les hommes préfèrent la chirurgie qui représente pour eux une solution définitive et un résultat immédiat», poursuit-elle.

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Fascinés par les influenceurs et célébrités qui font l’apologie de la chirurgie esthétique sur les réseaux sociaux, les jeunes sont de plus en plus séduits. Ce constat a été confirmé par des professionnels qui voient davantage de jeunes dans leurs salles d’attente

La médecine esthétique permet aux patients d’atteindre les résultats escomptés sans passer par le bistouri. Grâce à de nouvelles substances, la plupart du temps injectables, et des techniques de pointe,  il est désormais  possible de gommer ses rides, modifier sa silhouette…, et cela, en seulement  quelques minutes.

En effet, la peau est généralement rajeunie à l’aide d’injections de collagène, d’acide hyaluronique, de vitamines ou de toxine botulique (botox). Ces produits, une fois inoculés, permettent de relancer le processus de renouvellement cellulaire, de traiter les rides et d’hydrater en profondeur la peau. La cryolipolyse, également en vogue, est une technique non invasive qui consiste à éliminer une partie des masses graisseuses ou bourrelets disgracieux par le froid. 

Toutefois, si ces méthodes sont de plus en plus plébiscitées et commodes pour les petites bourses, elles nécessitent de la patience. Il faut passer par quelques séances ponctuelles chez son médecin pour maintenir les résultats sur la durée.

Fiche technique

L’enquête L’Economiste-Sunergia s’inscrit dans le cadre de la série d’études Market Insights du groupe Sunergia. Elle a été réalisée du 7 au 26 août sur internet auprès de 1.236 utilisateurs des réseaux sociaux résidant au Maroc. Les répondants sont âgés de 18 à plus de 65 ans. «Les résultats de ce rapport ne représentent que les internautes marocains et ne peuvent être généralisés à l’ensemble de la population», souligne le cabinet d’études Sunergia. Les sondés sont connectés, urbains et ont un niveau de scolarisation élevé et des revenus supérieurs à la moyenne marocaine. Près des ¾ sont des hommes. 35% sont âgés entre 18 et 34 ans, 37% ont entre 35 et 54 ans et 31% ont 55 ans et plus. 32% des répondants habitent la région de Casablanca-Settat, 17% sont de Rabat-Salé-Kénitra, 9% sont issus de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. 32% des répondants vivent avec un revenu inférieur ou égal à 4.000 DH/mois, 11% perçoivent entre 4.001 et 6.000 DH, 26% entre 6.001 et 12.000 DH et 31% vivent avec plus de 12.000 DH par mois.

Tilila EL GHOUARI

 

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