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Economie

Les bourses d’étudiants en progression

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5920 Le 06/01/2021 | Partager
2,39 milliards de DH pour cette année universitaire
Evaluation positive de l’enseignement à distance

Les députés mettent la pression sur le ministère de l’Education nationale pour la généralisation des bourses aux étudiants au niveau de l’enseignement supérieur. Ce dossier, sensible pour des milliers de familles, a fait l’objet d’une question orale à la Chambre des représentants lundi. Dans sa réponse, Saaid Amzazi a mis en avant l’augmentation du budget réservé aux bourses des étudiants.

Entre 2017 et 2021, l’enveloppe est passée de 1,6 milliard de DH à 2,39 milliards de DH. Les aides de l’Etat représentent 1,831 milliard de DH. Le reste provient des transferts opérés à l’intérieur du budget du ministère. C’est dans ce sens que le ministre a transféré à la rubrique Bourse, les dotations destinées à la restauration, sachant que les réfectoires étaient fermés pour cause de confinement. C’est ainsi que l’enveloppe globale a permis l’octroi de 155.000 nouvelles bourses au titre de l’année universitaire 2020-2021.

Au total, 400.000 étudiants bénéficient de bourses. En dépit de cette progression, des députés ont appelé le ministre pour augmenter le nombre d’étudiants bénéficiaires de bourses de leurs régions respectives. Pour le convaincre, ils ont mis en avant l’enclavement, la pauvreté et le manque de moyens de plusieurs familles dans leurs régions. Normal, les élections communales, régionales et législatives sont à nos portes.

Qu’importe, le ministre a procédé à la révision du décret des bourses pour transférer la valeur de la bourse du 2e et 3e cycle en faveur des étudiants des facultés de médecine et de pharmacie, la chirurgie dentaire, les ingénieurs et les écoles de commerce et de gestion. De même, il a réservé une dotation pour chaque province. Ainsi, dans les provinces du sud, de Jerada, Figuig, Guelmim, Tinghir, Zagora, Midelt et de Tata, la couverture des besoins a atteint 100%. Celles qui ne disposent ni d’établissements d’enseignement supérieur ni de résidences universitaires, la couverture varie entre 80 et 90%, a noté le ministre. Ces critères ont permis une couverture totale pour 16 provinces, 95% pour 26 provinces, 85% pour 8 provinces et 80% pour 5 provinces. Ce taux varie entre 65 et 75% pour le reste des provinces.

L’enseignement à distance, qui reste d’actualité, ne pouvait pas échapper aux députés. Sur cette question, plusieurs députés, y compris de l’opposition, ont reconnu la réactivité du ministère. Ils ont toutefois relevé les disparités régionales à travers cette expérience. Face à certaines critiques, le ministre a été clair: «je n’ai jamais nié l’existence d’une fracture numérique», a-t-il martelé. De même, depuis le début de cette pandémie, il «n’a pas cessé de répéter que l’enseignement à distance ne remplacera pas le présentiel». En tout cas, la Covid-19 a permis de donner un coup de fouet à la digitalisation de cette opération et développer l’enseignement à distance. Ce qui contribue à l’accélération du rythme de réalisation des objectifs de l’enseignement à distance, en tant que «complément du présentiel».

Saaid Amzazi est également revenu sur l’évaluation de l’enseignement à distance. En effet, l’Inspection générale des affaires pédagogiques a sélectionné un échantillon composé de 20.000 élèves, enseignants et parents d’élèves. Le but est de dégager les contraintes, les points forts et les faiblesses de cette expérience. Selon les premières conclusions, ce système a permis de reconstruire et d’améliorer l’image collective de l’école et de l’enseignant. Ce qui crée des ponts de communication directe entre  la société, l’école et les professeurs, a précisé le ministre.

De même, un sondage d’opinion, réalisé à travers les sites électroniques du ministère entre le 21 avril et le 20 mai derniers, a concerné un échantillon de plus de 100.000 participants dans les milieux urbain et rural. Ses résultats ont mis en avant la communication continue entre les intervenants à hauteur de 71% des élèves. «En dépit des contraintes imposées par ce système d’enseignement, le bilan est positif et encourageant. Il est à préciser qu’il s’agit d’une expérience sans précédent dans notre pays, que le ministère a réussi à mettre en œuvre en un temps record», a-t-il indiqué.

Chiffres clés

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■ Montant des bourses entre 2017 et 2021: 1,6 milliard de DH à 2,39 milliards de DH.

■ Aides de l’Etat: 1,831 milliard de DH et le reste provient des transferts opérés à l’intérieur du budget du ministère.

155.000 nouvelles bourses pour 2020-2021

400.000 étudiants bénéficiaires

                                                                     

Recherche scientifique et NTI

Le ministère a consacré 400 millions de DH pour le financement de plusieurs projets de recherche scientifiques dans le cadre d’appels d’offres. C’est la première fois que le ministère consacre un tel montant à ce domaine. Ces dispositions ont permis de classer 5 universités marocaines parmi le millier des meilleures universités dans le monde. Dans le domaine de la recherche, ont été publiés 8.585 articles scientifiques classés et référencés au niveau international. Ce qui a permis au Maroc d’occuper la 4e place en Afrique.  Par ailleurs, lors de cette rencontre, le ministre a abordé la généralisation des NTI dans les établissements scolaires. En prenant en compte les acquis du programme génie depuis son lancement en 2005 et l’expérience de l’enseignement à distance, le ministère est déterminé à accorder à ce chantier de réforme l’importance qu’il mérite. En effet, ce projet a permis d’équiper 87% des établissements, de connecter 86% des établissements à internet et de former 266.000 cadres pédagogiques. A cela s’ajoutent la certification de 120.000 enseignants et la création de 3 plateformes pour la formation à distance. Le ministre s’est engagé à activer les dispositions de la loi cadre 51-17, à travers l’intégration progressive en vue de généraliser et d’institutionnaliser l’enseignement à distance.

M.C.

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