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Culture

Ahmed Al Barrak, un hommage posthume

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5920 Le 06/01/2021 | Partager
L’artiste décédé en 2020 laisse derrière lui une œuvre conséquente
Une exposition à la Medina Art Gallery à partir du 10 janvier

Décédé le 20 janvier 2020, Ahmed Al Barrak aura été de ces artistes à l’œuvre singulière, que le destin privera d’une reconnaissance mille fois méritée. Plasticien aux multiples talents, artiste peintre, photographe, blogueur… l’artiste laisse néanmoins derrière lui une œuvre magistrale, traces de la palette d’une vie riche et passionnée.

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Geste et lumière. Technique mixte sur toile (Ph. DR)

A l’occasion du premier anniversaire du décès de l’artiste, la galerie tangéroise Medina Art Gallery propose un vibrant hommage posthume. «Il y a peu de temps le galeriste Omar Salhi m’a fait part de son souhait d’organiser une exposition/hommage pour Ahmed Al Barrak et de préparer un catalogue d’exposition qui resterait témoin de l’évènement et du travail de l’artiste. J’ai accepté et me suis impliquée entièrement car je ressens cet évènement comme quelque chose que je dois à mon mari» confie son épouse Hafida Aouchar.

Une grande rétrospective retraçant les diverses facettes de son œuvre est donc au programme du 10 janvier au 10 février. L’exposition donne à voir une œuvre hantée par la quête de la mémoire, d’empreintes, de signes, de traces… et du temps qui passe.

A coup de traits, maîtrisés ou gestuels, de tons, tantôt sombres, tantôt chatoyants, Ahmed Al Barrak voile et dévoile l’archéologie d’un infini palimpseste tel qu’il décrivait lui-même son travail:  «Je me laisse guider par mon instinct, mon goût, ma culture, mon état d’âme du moment. Les couleurs posées en appellent d’autres, je couvre, je gratte, je trace des lignes en de larges mouvements de brosses ou de couteaux, je les laisse se répondre et appeler d’autres lignes s’il le faut.  J’ouvre, je ferme, j’enserre et libère, faisant jaillir par moments de la profondeur, grâce aux nombreuses superpositions de tons que j’affectionne et utilise systématiquement». 

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Café pop. Technique mixte sur toile (Ph. DR)

En résulte une oeuvre entre l’abstraction (tantôt lyrique tantôt géométrique) et une figuration à peine évoquée. Un style fait de formes courbes, circulaires récurrentes comme le décrit l’écrivain chercheur Mohamed Metalsi: «Malgré la diversité des styles, la variété des sujets qu’il a traités et les différentes méthodes d’exécution qu’il a pu employer, Al-Barrak a su préserver l’unité de sa personnalité artistique.

Cela tient à sa capacité à réutiliser une très large gamme de symboles et de motifs pris dans l’univers visuel de son environnement, au moyen d’une vision nouvelle… Il part de l’abstraction originelle, expression normative d’un art légal et du rapport du peintre aux nécessités sociales, c’est-à-dire du licite et de l’illicite, pour aboutir à une œuvre plastique réfléchie, déduite de l’essence même de l’art. N’a-t-on pas écrit que l’art abstrait moderne est sans précédent?».

L’ exposition/hommage est accompagnée d’un beau livre, «Ahmed Al Barrak, le peintre de la mémoire», rehaussé des plumes de Mohamed Ameskane, Mohamed Métalsi, Khalil M’Rabet, Omar Salhi et Hafida Aouchar.

                                                                   

Né artiste

Ahmed Al Barrak naît le 24 janvier 1952 à Tétouan. Il y poursuit ses études primaires avant de débarquer à Tanger à l’âge de 12 ans. Passionné par les arts et les lettres, ses professeurs et amis l’encouragent à enjamber les méandres d’une carrière artistique. Comme certaines personnes, qui ne peuvent qu’être artiste, Ahmed Al Barrak franchit le cap et passe, avec succès, son concours pour intégrer les Arts Appliqués de Casablanca. Après l’obtention de son Diplôme de Technicien, il intègre le Centre pédagogique régional de Rabat d’où il sort diplômé en 1975. Il enseigne alors dans le premier cycle, puis il est reçu au concours d’entrée au Cycle spécial de Rabat en 1979. Après cette formation il enseigne dans le second cycle et continue de suivre divers stages au Maroc et à l’étranger pour parfaire ses techniques pédagogiques. Ainsi durant 45 ans, Ahmed Al Barrak   mène une vie dédiée à la création artistique, à la formation de générations de jeunes filles et garçons, à l’organisation et à la participation aux diverses activités culturelles.

A. Bo.

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