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Economie

Crédit conso: Les sociétés spécialisées font le dos rond en attendant le rebond

Par Franck FAGNON | Edition N°:5910 Le 22/12/2020 | Partager
La production a décroché de 25% à fin septembre à 10,3 milliards de DH
Parallèlement, les impayés montent en flèche

Après un effondrement au deuxième trimestre en raison du confinement et de la baisse du pouvoir d'achat, la consommation des ménages continue de faire les frais de la crise sanitaire. Le choc provoqué par la pandémie sur le marché du travail fait que les achats nécessitant un financement ne sont plus une priorité pour les ménages, le cas notamment des véhicules.

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La consommation des ménages continue de faire les frais de la crise sanitaire. Le choc provoqué par la pandémie sur le marché du travail fait que les achats nécessitant un financement ne sont plus une priorité pour les ménages

Les sociétés de crédit à la consommation en subissent directement les effets. La production s'est effondrée de 25% sur les neuf premiers mois de l'année à 10,3 milliards de DH, selon l'Association professionnelle des sociétés de financement. Même avec les promotions classiques de fin d'année en particulier pour le crédit automobile, il sera difficile de rattraper le retard.

En outre, il sera difficile d'ignorer l'impact de la conjoncture sur la solvabilité des emprunteurs. Ce qui pèsera sur la production dans les prochains mois. Dans le même temps, la conjoncture pourrait renforcer la compétition pour capter la clientèle encore solvable. La différence se fera aussi par l'innovation et la capacité à s'adapter aux besoins des ménages.

«On ne peut plus se limiter à la guerre des taux. Il faudra développer une certaine flexibilité dans l'offre de financement. La différence se fera notamment sur la capacité à coller aux besoins réels des emprunteurs», estime un professionnel. La crise va aussi accélérer le travail de diversification des sources de revenus pour un certain nombre d'opérateurs.

Comme les banques, les sociétés spécialisées ont déployé plusieurs solutions pour accompagner la clientèle en difficulté à traverser la crise. Néanmoins, les créances en souffrance se sont inscrites en forte hausse au point d'alerter la banque centrale. Dans les comptes à fin juin, elles atteignaient 7 milliards de DH soit 13,1% de l'encours brut. Le taux d'impayé s'est dégradé de 2,7 points par rapport à la même période en 2019.

Le coût du risque a flambé de 193% à 580 millions de DH grevant les bénéfices du secteur. Le résultat net du marché s'est limité à 2,5 millions de DH contre 517 millions de DH au premier semestre 2019. L'ampleur de la chute s'explique aussi par les dons au Fonds de gestion de la pandémie.

F.Fa

 

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