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Politique

Sahara: Les partis se mobilisent

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5905 Le 15/12/2020 | Partager
Appel aux Etats partenaires à traduire leur soutien par des initiatives concrètes
Les promesses d’investissements «consacrent la profondeur africaine du Royaume»
Démonstration de force de l’Istiqlal à Laâyoune

La décision américaine de reconnaître la pleine souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara semble avoir permis un déclic qui libère les énergies positives. Depuis l’annonce de la nouvelle position américaine, les partis politiques ont multiplié les initiatives pour s’inscrire dans cette dynamique.

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La décision américaine de reconnaître la pleine souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara semble avoir permis un déclic qui libère les énergies positives. Depuis l’annonce de la nouvelle position américaine, les partis politiques ont multiplié les initiatives pour s’inscrire dans cette dynamique.

Une mobilisation qui intervient quelques jours après le déplacement des chefs des différentes formations à la zone de Guergarate, suite à l’opération des Forces armées royales, ayant permis de rétablir l’ordre dans ce passage frontalier.

Aujourd’hui, les différentes formations politiques sont unanimes à dire qu’il est urgent de s’appuyer sur l’évolution de la position des Etats-Unis, puissance mondiale et membre permanent du Conseil de sécurité, pour accélérer le processus de résolution de ce conflit qui n’a que trop duré.

Globalement, tous les partis politiques, majorité et opposition, ont appelé à maintenir la mobilisation pour en finir avec ce conflit artificiel. Pour le comité exécutif de l’Istiqlal, cette décision américaine aura des répercussions positives sur la paix et la stabilité de toute la région. «Ce qui conforte la profondeur africaine du Maroc en tant que choix stratégique, dans le cadre de la coopération Sud-Sud».

Aujourd’hui, il est important, selon l’état-major de l’Istiqlal, de renforcer les efforts pour pousser d’autres Etats partenaires à traduire leur soutien au Maroc sur ce dossier en initiatives et décisions concrètes, à l’instar de ce qui a été fait par les Etats-Unis.

En plus des manifestations de soutien, organisées dimanche dernier à Rabat, ce parti a organisé une véritable démonstration de force, le week-end dernier à Laâyoune. Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place El Mechouar, à l’appel de Moulay Hamdi Ould Errachid, membre du comité exécutif de l’Istiqlal et coordonateur du parti dans les provinces du Sud. De son côté, Sidi Hamdi Ould Errachid, président du Conseil de la région de Laâyoune, a rappelé que «le Maroc a gagné cette bataille par le développement et le progrès en cours dans toutes les provinces du Sud».

Idem pour le RNI, dont le bureau politique a rappelé que ces évolutions sont le résultat d’efforts menés depuis quelques années, notamment avec le retour à l’Union africaine et le renforcement de la dynamique de développement dans les provinces du Sud. Il s’agit de préalables décisifs pour la réussite de la nouvelle approche au Sahara.

Surtout que «la création d’un consulat américain à Dakhla devra favoriser une dynamique positive d’attraction des investissements étrangers. Ce qui aura un impact favorable sur l’accélération du développement des provinces du Sud, avec des répercussions positives sur les populations locales». L’ambassadeur américain à Rabat avait déclaré que de nouvelles annonces seront faites dans ce sens dans les prochaines semaines. Pour le RNI, cette configuration devra placer le Maroc au cœur des échanges commerciaux entre l’Afrique, l’Europe et les Etats-Unis.

Même son de cloche du côté du PAM, dont le bureau politique a appelé au renforcement du partenariat économique avec les Etats-Unis dans les provinces du Sud. Avec cette nouvelle configuration, le Maroc sort renforcé, au moment où l’isolement des ennemis de l’intégrité territoriale continue de se creuser, selon le secrétariat général du PJD.

La formation du chef du gouvernement s’est dite mobilisée en appui des efforts visant à couper la route aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale. De son côté, le PPS a appelé à ce que «les frères marocains à Tindouf et les responsables algériens puissent saisir la portée de ces évolutions, afin de s’inscrire dans les efforts de construction du grand Maghreb».

Parallèlement, la mise en place de représentations diplomatiques se poursuit dans les provinces du Sud. Après des pays arabes et africains, le Royaume du Bahreïn vient également de mettre en place un consulat à Laâyoune. Le même jour, Haïti a aussi inauguré son nouveau consulat à Dakhla, qui abrite également une série de représentations diplomatiques. Deux autres consulats devront aussi être ouverts la semaine prochaine dans la même ville, selon le ministre des Affaires étrangères.

                                                                                   

Contrer les interprétations simplistes

«LA politique étrangère du Maroc n’a jamais été dans le marchandage». Nasser Bourita a été on ne peut plus clair, en précisant la portée de la décision marocaine de rétablir les contacts avec Israël. Un signal capté par les partis politiques qui ont insisté sur le fait que cette reprise des relations diplomatiques ne se fera pas au détriment de la cause palestinienne. Certaines formations, dont le RNI, ont rappelé que le communiqué du Cabinet royal a précisé que «le Maroc considère que la question palestinienne est au même rang que le dossier du Sahara». Ce qui permettra, selon le bureau politique du RNI, de «couper la route aux interprétations simplistes visant à dénaturer les positions courageuses du Maroc dans la défense des droits des Palestiniens». D’autres partis, notamment l’Istiqlal et le PPS, ont affirmé que ces évolutions ne vont pas impacter leurs positions de principe, en matière de dénonciation de la politique d’implantation israélienne. «Le deal du siècle ne peut, non plus, constituer une alternative à la légalité internationale», a insisté l’état-major de l’Istiqlal.

M.A.M.

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