×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Sahara: Quelles implications pour la reconnaissance américaine?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5904 Le 14/12/2020 | Partager
C’est un tournant majeur dans la résolution de ce dossier, selon les spécialistes
Le consulat américain à Dakhla va conforter la vocation de pôle de développement des provinces du Sud
sahara-guergarat-04.jpg

Selon plusieurs spécialistes, plusieurs pays devront emboîter le pas aux Etats-Unis, en matière de soutien à l’initiative marocaine d’autonomie. D’autant qu’au moment où le Maroc s’inscrit dans une logique de co-développement, les ennemis de l’intégrité territoriale continuent de camper sur des positions dépassées et irréalisables (Ph. Bziouat)

Décision historique. C’est ainsi qu’est qualifiée la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara, par les différents observateurs et spécialistes. La signature d’un décret présidentiel par Donald Trump, donnant une assise juridique et politique à cette décision, devra certainement peser sur la suite du processus de résolution de ce différend artificiel.

Pour plusieurs spécialistes, il s’agit d’un «tournant majeur dans le dénouement de ce conflit». Cette décision, annoncée jeudi en début de soirée, est le résultat de longues négociations entre les deux pays. C’est «le fruit d’intenses concertations sur le sujet entre les deux chefs d’Etat depuis plusieurs années», selon le communiqué du Cabinet Royal.

Cette décision, à effet immédiat, «ne constitue que le début de nombreux développements importants dans les années à venir, à mesure que nous renforçons le partenariat stratégique entre nos deux nations», a déclaré l’ambassadeur américain à Rabat, David Fisher. Concrètement, la nouvelle position américaine consacre la primauté de la proposition marocaine d’autonomie comme l’unique solution réaliste pour ce conflit qui a trop duré. L’initiative d’autonomie est qualifiée par Washington, mais également par d’autres puissances mondiales, de «crédible et sérieuse», au moment où les ennemis de l’intégrité territoriale continuent de camper sur des thèses dépassées, ayant prouvé l’impossibilité de leur mise en œuvre.

La décision américaine intervient également quelques semaines après l’opération des FAR pour le rétablissement de l’ordre dans la zone de Guergarate, suite aux provocations des milices du Polisario, ayant entravé la libre circulation entre le Maroc et sa profondeur africaine. Cet appui américain devra favoriser l’évolution des positions d’autres pays, en faveur de la proposition marocaine.

La «position constructive des Etats-Unis vient renforcer la dynamique de la consécration de la marocanité du Sahara, confirmée par les positions de soutien par un ensemble de pays amis, ainsi que par les décisions d’ouverture de consulats dans nos provinces du Sud», selon le communiqué du Cabinet Royal.

D’autant que Rabat s’inscrit dans une logique de développement durable, mutuellement partagé, dont les répercussions devront s’étendre aux partenaires africains. Les provinces du Sud devront constituer un véritable pôle de développement économique et social, et la porte d’entrée à la profondeur africaine.

Une orientation que semble confirmer la décision d’ouvrir un consulat américain à Dakhla, qui vient s’ajouter aux autres représentations diplomatiques dans les provinces du Sud, notamment des Emirats Arabes Unis et d’un ensemble d’autres pays africains et arabes.

Le nouveau consulat américain à Dakhla aura une vocation essentiellement économique. Ce qui devra favoriser une plus grande attraction des investissements en provenance des Etats-Unis, mais également d’autres puissances mondiales. Cela aura certainement un impact sur le décollage économique de toute la région, avec des effets positifs au profit des populations des provinces du Sud.

                                                                                            

L’histoire au service des intérêts du Royaume

carte-maroc-sahar-usa-004.jpg

L’ambassadeur américain au Maroc David T. Fischer présente la carte complète du Maroc officiellement adoptée par le gouvernement US (Ph. MAP)

«Le Maroc a reconnu les Etats-Unis en 1777. Il convient donc que nous reconnaissions sa Souveraineté sur le Sahara», a écrit le président américain Donald Trump sur son compte Twitter. En effet, il s’agit du premier Etat au monde ayant reconnu officiellement l’indépendance des Etats-Unis, à un moment où ce pays était toujours en guerre avec la Grande Bretagne. L’une des principales manifestations de cette reconnaissance, les navires américains pouvaient accéder librement aux ports marocains, où ils jouissaient des mêmes privilèges que les autres nations avec lesquels le Royaume avait des relations pacifiques. Cette initiative marocaine avait une importance stratégique, dans un contexte marqué par une grande présence des corsaires au large des côtes marocaines. Une décennie plus tard, le partenariat maroco-américain est scellé, notamment suite à la signature du Traité d’amitié, de navigation et de commerce entre les deux pays. Aujourd’hui, l’ambassadeur américain à Rabat rappelle que «l’histoire riche des relations entre le Royaume du Maroc et les Etats-Unis est unique. Elles sont aussi vieilles que l’Amérique elle-même».

M.A.M.

                                                                                            

Verbatim

benjamin-netanyahu-04.jpg

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué un accord «historique, disant que son pays allait mettre en place des bureaux de liaison, puis des relations diplomatiques directes et des vols directs entre les deux pays…».

 

abdel-fattah-al-sissi-04.jpg

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’est lui félicité de l’annonce américaine tout en saluant un «pas important vers davantage de stabilité et de coopération régionale au Moyen-Orient».

 

 

antonio-guterres-04.jpg

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres «a une position inchangée sur le Sahara», a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric. Guterres «pense (...) que la solution à cette question peut toujours être trouvée sur la base des résolutions du Conseil de sécurité».

L’Espagne a dit se «réjouir de cette normalisation, comme celles des semaines passées». «Maintenant, il reste à résoudre le problème de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens et il reste à résoudre la position sur le Sahara», a indiqué le ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez.  Dans les deux cas, la position de l’Espagne est très claire: «je respecte les résolutions des Nations unies pour trouver une voie de sortie sur ces deux sujets».

Pour le Souverain du Bahreïn, le Roi Hamad Ben Issa Al Khalifa, cette décision «constitue un pas historique important vers le renforcement de l’intégrité territoriale et les droits du Maroc sur son Sahara, saluant la teneur de l’entretien téléphonique entre SM le Roi et le Président Trump portant sur la situation actuelle au Moyen orient, ce qui renforce la paix, la stabilité et la prospérité dans la région».

De son côté, Cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane, Prince héritier d’Abou Dhabi, commandant suprême adjoint des Forces Armées de l’Etat des Emirats Arabes Unis, a noté également qu’il s’agit «d’une démarche souveraine de nature à consolider nos actions communes pour la stabilité, la prospérité et la paix juste et durable dans la région…».

Le Sultanat d’Oman s’est félicité de «la teneur de l’entretien téléphonique entre SM le Roi et le Président américain d’une part et entre le Souverain et le Président palestinien Mahmoud Abbas d’autre part». Le ministère omanais des affaires étrangères a exprimé «le voeu de voir la reprise des relations entre le Maroc et Israël renforcer les efforts déployés pour parvenir à une paix globale, juste et permanente au Moyen orient...».

F.Z.T.

 

 

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc