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Culture

Hicham Hajji, le Marocain qui bouscule Hollywood

Par Ghizlaine BADRI | Edition N°:5899 Le 07/12/2020 | Partager
Avec «Redemption Day», le producteur marocain signe et réalise un 1er thriller géopolitique
Andy Garcia, Gary Dourdan, Samy Naceri aux côtés de Don Bigg et Sonia Okacha
4 millions de dollars financés à 90% par des Marocains, et 10% par le CCM
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Dans cette production dont le tournage s’est déroulé à Ouarzazate, un casting maroco-américain qui  réunit des acteurs tels qu’Andy Garcia, Gary Dourdan et des artistes marocains tels que Don Bigg (Ph. H Films)

On arrête plus Hicham Hajji à Hollywood. A la tête de «H films», ce R’bati qui a débuté sa carrière 10 ans auparavant, comme premier assistant de tournage rôdé aux productions américaines tournées au Maroc, est actuellement à Los Angeles pour la sortie et la promotion dans les salles de cinéma de son premier film en tant que réalisateur et producteur.

«Redemption Day», qui réunit un casting américano-marocain, est un scénario inspiré de l’histoire de la photographe marocaine Leila Alaoui disparue suite aux attentats terroristes qui ont eu lieu au Burkina Faso en 2015, le Marocain voit grand, très grand même...  Outre les Américains Andy Garcia (Le Parrain 3), Robert Knepper (Prison Break), Ernie Hudson (Ghostbusters) et Gary Dourdan (Les Experts), Hajji est allé chercher Samy Naceri (Taxi) qui connaît depuis plusieurs années un grand succès en Russie. «Redemption Day» a été tourné à Merzouga, Marrakech, Rabat et Casablanca et se distingue par son aspect entièrement auto-produit et auto-financé.

A seulement 37 ans, Hicham Hajji produit et réalise un film dont le budget est de 4 millions de dollars, financé à hauteur de 90% par des investisseurs privés marocains, et à 10% par le CCM (Centre cinématographique marocain). Le jeune producteur marocain a dû convaincre les Américains d’accepter de participer à ce nouveau projet.

«Il a fallu trouver des arguments en béton pour convaincre les Américains qui sont très exigeants»,  précise-t-il. Côté investisseurs, Hicham Hajji a monté un plan de financement qui leur assure un film économiquement rentable. «J’ai été au bout de ce projet un peu fou, et j’assurerais un bon retour sur investissement pour ne pas décevoir les gens qui m’ont fait confiance», assure-t-il.

Le film sera distribué dans 120 pays grâce à la société de vente internationale Arclight films aux Etats-Unis. Les ventes du film ont débuté en 2019,  à l’occasion du 73e festival de Cannes, par l’intermédiaire d’une compagnie de ventes de films oscarisée, Voltage Pictures (Démineurs). Actuellement aux USA, Hicham Hajji travaille sur de nouveaux projets, un nouveau film «The moderator» ainsi qu’une série «God is a DJ», qui promet des rebondissements.

Ghizlaine BADRI

                                                                                                          

Une série US de 6 millions de dollars par épisode en cours

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«Nous avons déjà bouclé 10 épisodes pour la 1re saison. Next step, vendre la série à Netflix et aux chaînes de télévision américaines», indique Hicham Hajji, le scénariste, producteur et réalisateur marocain (Ph. H H)

 L’Economiste: Quel est le pitch de « Redemption Days»?  
- Hicham Hajji:
Le film, destiné à un marché international, raconte l’histoire de Kate Paxton (Serinda Swan), une célèbre archéologue américaine qui se rend au Maroc après avoir découvert les plus vieux ossements humains, datant de 300.000 ans. Sur place, elle se fait soudainement kidnapper par un groupe terroriste dirigé par Jaafar El Hadi (Samy Naceri) à la frontière algérienne. Son mari Brad Paxton (Gary Dourdan), un US Marines, va tout faire pour la sauver avec l’aide d’un agent marocain de l’anti-terrorisme et l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc (Andy Garcia). Il devra aller à l’encontre des manœuvres politiciennes de son propre gouvernement ainsi que d’un mystérieux sénateur (Robert Knepper) qui n’est autre qu’un agent de la CIA, qui vont tout faire pour porter atteinte à sa mission. Cette production réunit les Américains Andy Garcia, Robert Knepper, Ernie Hudson, Martin Donovan (Ant Man), Gary Dourdan et la Canadienne Serinda Swan (Ballers). Côté Maghreb, aux côtés de Samy Naceri (Taxi), il y a les Marocains Sonia Okacha, Don Bigg,Younes Benzakour, Abderrahmane Baalla entre autres.

- Comment s’est déroulée la promotion du film?
- Nous avons été freinés par les évènements récents liés à la pandémie mondiale. Les salles de cinéma au Maroc, où devait être projeté le film, sont fermées et par conséquent la promotion a été reportée. Je suis actuellement à Los Angeles pour la distribution du film sur le territoire américain, essentiellement pour l’instant par le biais des distributeurs et des plateformes VOD (Video on-demand). Le 8 janvier, le film sort dans les Etats américains où les salles de cinéma seront ouvertes et le 12 janvier sur les plateformes digitales.

- Quels sont les projets en cours?
- Je suis en train de tourner une comédie aux Etats-Unis sur la musique électronique qui s’appelle «God is a DJ», et entre-temps j’ai créé un autre film «The moderator» qui est l’histoire d’une héroïne féminine, une superwomen qui venge toutes les femmes victimes de violences. J’ai écrit et produit l’histoire et Zhor Fassi Fihri a réalisé le film. J’ai imaginé le scénario pendant ces 8 mois de confinement, j’ai fait venir Gary Dourdan (Les Experts à Las Vegas) et Rober Knepper (Prison Break) pour jouer dans ce film au Maroc.

- Quelles sont les sources de financements?
- Nous possédons les financements pour le développement de la série, c’est-à-dire l’écriture, la recherche des acteurs, etc. Une fois que le package est bouclé, on va voir les chaînes de télévision américaines ainsi que les plateformes telles que Netflix pour vendre la série qui coûtera 6 millions de dollars par épisode. Pour l’instant, nous avons 10 épisodes dans le pipe pour la 1re saison.

Propos recueillis par Ghizlaine BADRI

 

 

 

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