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Economie

Les universités s’engagent par contrat pour la réforme

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5897 Le 03/12/2020 | Partager
Toutes doivent signer avant fin décembre
Une approche adoptée par le plan d’urgence, subitement abandonnée en 2012
La loi-cadre impose une gestion par projets, 14 ont été retenus pour le supérieur

C’est par projet que les universités déclineront les dispositions de la loi-cadre pour la réforme de l’enseignement. Elles s’engageront, également, auprès de leur ministère de tutelle par contrat. Le sujet a été au cœur de la rencontre, la semaine dernière à Rabat, du ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, avec les présidents d’université.

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«Le plan d’urgence a sauvé l’université publique», avait confié à L’Economiste le ministre de l’Education nationale. «Il a apporté une nouvelle façon de gouverner, basée sur la contractualisation entre les universités et le ministère, sur des indicateurs de rendement, d’efficience et de productivité (Ph. L'Economiste)

Les projets de réforme sont répartis sur quatre grands programmes: Enseignement supérieur, recherche scientifique et innovation, soutien social aux étudiants (un dossier notamment du ressort de l’Office national des œuvres universitaires, sociales et culturelles) et gouvernance. Au total, 19 projets ont été identifiés par le ministère de l’Education nationale. Parmi eux, 14 concernent le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

«La loi-cadre stipule un financement dans le cadre d’une contractualisation. Chaque université signera donc un contrat dans ce sens avec le ministère. Des contrats seront ensuite paraphés entre les universités et leurs établissements respectifs», explique Yahia Boughaleb, président de l’université d’El Jadida.

«L’approche n’est pas nouvelle, nous l’avions pratiquée durant le plan d’urgence (PU) 2009-2012 pour réaliser nos projets et exécuter les budgets dédiés. Une très bonne expérience qui avait obtenu l’adhésion totale des enseignants», poursuit-il. Si le PU a abouti à un échec au niveau de l’Education nationale, il n’en a pas été de même pour l’enseignement supérieur.

«Le plan d’urgence a sauvé l’université publique», avait confié à L’Economiste le ministre de l’Education nationale. «Il a apporté une nouvelle façon de gouverner, basée sur la contractualisation entre les universités et le ministère, sur des indicateurs de rendement, d’efficience et de productivité. C’était un changement de paradigme qui a permis à l’université de libérer son potentiel et de consacrer son autonomie», avait-il souligné.

Ce mode opératoire avait surtout permis aux universités publiques de se préparer à un phénomène nouveau: la massification de l’enseignement supérieur. Il a, cependant, été abandonné en 2012-2013, avec l’avènement du gouvernement Benkirane.

Avec la loi-cadre (publiée au BO en août 2019), la contractualisation, défendue par Saaïd Amzazi dès sa nomination au ministère en 2018, marque donc son grand retour. Toutes les universités ont déjà commencé à créer des commissions et à mettre en place des fiches d’opérationnalisation sur la période 2021-2023. Le budget 2021 sera réparti sur les projets identifiés cette année. Des projections seront réalisées pour 2022 et 2023.

Tous les projets devront être validés par les instances des universités et transmises au département de l’Enseignement supérieur d’ici le 21 décembre 2020. Les contrats seront, en principe, signés avant la fin du mois.

                                                                                          

Gare aux erreurs du passé!

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Le département de l’Enseignement supérieur devrait recevoir plus de 12,6 milliards de DH. 45,5% iront aux programmes universitaires. Le soutien social aux étudiants accapare pratiquement la même part

Pour la mise en œuvre du plan d’urgence (PU) 2009-2012, quelque 17 contrats programme avaient été signés, en octobre 2009, entre l’Etat et les 15 universités publiques de l’époque, l’Onousc et le CNRST, devant SM le Roi. La contractualisation, spécifiant les objectifs et les moyens à allouer, a ensuite été abandonnée à la fin du PU, mis à part pour quelques programmes spécifiques. «Cela s’est traduit dans les faits par une faible adhésion des universités aux différents plans stratégiques lancés par le ministère», avait relevé la Cour des comptes dans l’un de ses rapports sur la formation initiale.
Indépendamment des stratégies du ministère, les universités se basaient sur les projets de leurs présidents, et les établissements sur ceux de leurs doyens ou directeurs. Plusieurs défaillances ont été relevées, comme l’absence de continuité, de cohérence, de suivi et d’évaluation des stratégies, ou encore le manque de communication sur les plans engagés. Même durant le PU, tout n’était pas parfait, puisque les universités n’ont pas respecté toutes les clauses des contrats signés. Le ministère de l’Enseignement supérieur, non plus, n’a pas réalisé tous les projets qui lui ont été confiés au niveau central. Le département tirera-t-il les enseignements de son expérience passée?.

Ahlam NAZIH

 

 

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