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Economie

PLF 2021: Les messages forts de Benchaâboun

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5894 Le 30/11/2020 | Partager
Les financements du Fonds Mohammed VI sur les investissements avant la fin de l’année
La gestion des fonds thématiques sera externalisée
Le ministre des Finances à la CGEM

«C’est maintenant que le monde d’après Covid-19 se construit». C’est le message de Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances au monde des affaires. «Ne pas rater le rendez-vous des nouvelles dynamiques en jeu, à savoir le mouvement de relocalisation, les exigences en matière de durabilité, la réorganisation des chaînes de valeur…» soutient le ministre. «Les nouveaux investissements dans certains secteurs, notamment l’industrie et l’économie de la santé où la taille du marché est appelée à changer d’échelle, ne devraient pas se réduire à des IDE», explique le ministre des Finances qui appelle à une vraie rupture par rapport aux délais de paiement interentreprises, qui doivent être améliorés.  

L’Etat joue son rôle de soutien de  l’économie.A charge pour les opérateurs de continuer à y croire, investir et créer des emplois. Dans le cas contraire, «les efforts consentis par l’Etat resteraient vains».

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Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances: « Jamais le Maroc n’a atteint un montant aussi important de l’investissement. Cette enveloppe comprend 185 milliards qui représentent l’investissement du budget de l’Etat et 45 milliards qui seront mobilisés dans le cadre du Fonds Mohammed VI pour l’investissement».

■ Fonds Mohammed VI pour l’investissement: Démarrage avant la fin de l’année   
Très attendu par le monde des affaires, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, dont le projet de loi vient d’être adopté par le conseil du gouvernement, sera de 15 milliards DH à partir du budget de l’Etat. De plus, 30 milliards de DH de capitaux additionnels seront levés auprès des investisseurs institutionnels publics ou privés, des institutions multilatérales…Objectif : démultiplier sa capacité d’intervention et son impact sur l’économie. «Les investisseurs institutionnels préfèrent, en général, effectuer leurs placements dans un véhicule dont la stratégie d’investissement est mono-objet, avec une rentabilité et un risque homogènes», explique Benchaâboun. Aussi, ce fonds sera structuré autour de 6 filiales: restructuration industrielle, innovation et activités à fort potentiel, PME, Infrastructures en PPP, agriculture et tourisme. Mais rien n’empêche la mise en place de nouvelles filiales, annonce le ministre.  
Doté de la personnalité morale, le fonds Mohammed VI pour l’investissement déléguera la gestion des fonds thématiques à des sociétés spécialisées. Celles-ci devront au préalable se conformer à un cahier des charges. «Le recours à ce mode de gestion permettra d’assurer une montée en charge rapide», souligne le ministre des Finances.
La bonne nouvelle est que le Fonds Mohammed VI pour l’investissement n’attendra pas la mise en place effective des structures pour démarrer ses activités. Il interviendra, à travers un cadre conventionné avec le système financier, avant la fin de l’année. Plus exactement, c’est le fonds d’investissement stratégique annoncé par le Souverain le 25 juillet et qui a donné lieu à la création d’un compte d’affectation spécial au mois d’août qui agira en attendant la mise en œuvre effective des structures du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. «Cette intervention facilitera l’accès au financement des investissements à travers le renforcement des fonds propres des entreprises, et ce, moyennant des prêts participatifs sous forme de dette subordonnée, par exemple», annonce le ministre. En revanche, tout ce qui est equity ne sera opérationnalisé qu’une fois le Fonds déployé.
Ceci étant, les prêts seront accordés pour une durée comprise entre 7 et 15 ans dans la limite du tiers du crédit demandé. «C’est la problématique de la solvabilité qui sera adressée de manière massive. Nous travaillons avec le système bancaire pour que le système soit réalisé de manière transparente et avec des règles affichées pour tous», soutient Benchaâboun.

■ «Une politique budgétaire volontariste, à caractère expansionniste»
Pour 2021, l’objectif du gouvernement est de contenir le déficit budgétaire à un niveau inférieur à celui de 2020, année durant laquelle il devrait s’établir à 7,5% du PIB. L’année prochaine, le gouvernement vise un déficit de 6,5% du PIB alors même que les recettes devraient baisser de 30 milliards DH et les besoins additionnels en matière de dépenses sont évalués à 30 milliards DH. Sur les 2 exercices budgétaires 2020 et 2021, les finances publiques devront connaître un déficit additionnel de près de 6 points de PIB. «Ce surplus de déficit, qui génère un endettement additionnel de plus de 60 milliards de DH est le «prix payé» par notre pays pour initier des politiques contra-cycliques visant le soutien de l’activité économique», indique Benchaâboun. Pour lui, cette politique budgétaire, est qualifiée de volontariste à caractère expansionniste. Elle devrait être limitée dans le temps en faveur d’un retour vers un déficit budgétaire soutenable et finançable sans impact négatif.

■ AMO: Le Smig, base de cotisation des ramedistes
La généralisation de la protection sociale s’effectuera sur les 5 ans. Quatre domaines sont prévus: l’AMO, la retraite, les allocations familiales et l’indemnité pour perte d’emploi. Les chantiers de l'AMO et du Ramed démarrent dès 2021. et s’étaleront sur deux ans. Leur mise en œuvre sera accélérée. Pour les Ramedistes, c’est l’Etat qui va contribuer. «Elles seront considérées comme payées au Smig».
L’arrivée de la contribution professionnelle unique pour les assujettis à l’IR forfaitaire constitue un changement important. Elle englobe l’IR, la taxe professionnelle et une contribution complémentaire correspondant à la cotisation sociale pour l’AMO. «Cette cotisation est modulée en fonction du niveau des deux premières. Cette grande réforme permettra d’accélérer l’adhésion des commerçants et des artisans à l’AMO et ce, en même temps que la simplification des procédures et des relations avec l’Administration».

                                                                           

«L’industrialisation: J’y crois!»

Pour le ministre des Finances, «tous les outils pour accompagner les entreprises qui souhaitent transformer une partie de l’activité d’importation en industrie sont disponibles». Benchaâboun assure aussi que «nous serons les premiers à signer avec eux et à ce qu’ils puissent disposer des fonds disponibles». L’Etat serait ainsi prêt à «accompagner les opérateurs dans l’effort de substitution et rien ne s’oppose à ce que l’on puisse packager un ensemble de mesures». 

Khadija MASMOUDI

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