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International

La pandémie, une trêve pour «les gitans des mers» de Thaïlande

Par L'Economiste | Edition N°:5893 Le 27/11/2020 | Partager

Depuis la pandémie, la vie est plus facile pour «les gitans des mers» sédentarisés à Phuket: la pêche est abondante et les projets immobiliers sur leur terre ancestrale sont à l’arrêt, une trêve pour la tribu menacée par le tourisme de masse en Thaïlande.

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La pêche, principale source de revenus de la communauté, est meilleure depuis que les bateaux de touristes restent à quai sur l’île du sud de la Thaïlande, fermée comme le reste du royaume aux visiteurs étrangers depuis huit mois (Ph. AFP)

Dans les eaux turquoises de la mer d’Andaman, relié à la surface par un mince tuyau coincé dans son masque de plongée, un «fil de vie» qui lui permet de respirer, Sanan Changnam traque poissons et fruits de mer, une lance à la main. La pêche, principale source de revenus de la communauté, est meilleure depuis que les bateaux de touristes restent à quai sur l’île du sud de la Thaïlande, fermée comme le reste du royaume aux visiteurs étrangers depuis huit mois.

«On descend moins profond, c’est moins dangereux», raconte à l’AFP le pêcheur de 42 ans qui pratique la plongée au narguilé, une technique rudimentaire et risquée, sans bouteilles d’oxygène. Ses ancêtres, d’anciens nomades venus d’Indonésie il y a près de 300 ans, se sont appropriés une langue de terre à Rawai, une plage de la côte méridionale de l’île, bien avant que cette dernière ne devienne l’une des destinations touristiques les plus populaires du pays avec plus de 9 millions de visiteurs en 2019.

Diminution des stocks de poissons, espace de pêche réduit à peau de chagrin, frénésie de constructions: le mode de vie des «Chao Lay» (le peuple de la mer) a été bouleversé par les hordes de touristes. Aujourd’hui, «on souffle un peu», relève Alim, l’oncle de Sanan.

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«Les gitans des mers» sont un peuple à part. Les enfants Moken, une des trois branches des Chao Lay, ont une acuité visuelle dans l’eau supérieure de 50% à celle des enfants européens, d’après une étude d’une université suédoise de 2003. Et leur parfaite connaissance de la nature a permis à nombre d’entre eux de détecter les signes avant-coureurs du tsunami de 2004. La plupart en ont réchappé, aidant de nombreux touristes à fuir.

Synthèse avec AFP

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