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International

L’ONU appelle à éviter une dépression mondiale

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5888 Le 20/11/2020 | Partager
Son message au sommet du G20 qui se tient ce week-end à Riyad
Croissance, dette, conséquences de la pandémie… au menu

Les conséquences de la pandémie Covid-19 et les mesures pour relancer l'économie mondiale seront au menu du sommet virtuel du G20 qui se tiendra ce week-end (les 21 et 22 novembre) en Arabie saoudite. Pas de cérémonie d'ouverture en grande pompe à Riyad, mais des écrans qui s'allumeront les uns après les autres à Paris, Berlin, Moscou...

Si la course aux vaccins s'accélère, suscitant l'espoir d'éradiquer enfin le virus qui a infecté 55 millions de personnes et en a tué plus de 1,3 million, l'économie mondiale ne voit pas le bout du tunnel. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le PIB mondial devrait reculer de 4,4% en 2020.

Les pays du G20 ont dépensé quelque 11.000 milliards de dollars pour sauver l'économie mondiale et doivent s'attaquer à la dette des pays pauvres. Lesquels sont confrontés à un effondrement (- 700 milliards de dollars, selon l'OCDE) de leurs financements extérieurs.

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Les ministres des Finances du G20 se sont accordés sur un cadre commun, impliquant pour la première fois la Chine et les créanciers privés, pour alléger le fardeau de la dette. Une avancée par rapport au moratoire sur le paiement des intérêts mis en place en avril, mais encore insuffisante pour les ONG.

Cité par l’agence AFP, Katherine Tu, d'Action Aid, estime ainsi que «le G20 fait l'autruche et ne répond pas à l'urgence de la situation», alors que de «88 à 115 millions de personnes supplémentaires devraient plonger dans l'extrême pauvreté», selon la Banque mondiale. L'une des solutions serait de recourir aux Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, un instrument de financement utilisé pendant la crise de 2008. Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jaddan, s'est dit confiant, dans un entretien au Financial Times mardi dernier, dans son adoption «prochaine, malgré les réserves initiales des Etats-Unis».

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé les dirigeants du G20 à prendre des mesures audacieuses pour éviter une dépression mondiale. «L’action rapide du G20 a été déterminante en ce qu’elle a atténué les premières retombées sociales et économiques de la pandémie, citant l’Initiative de suspension du service de la dette», selon le responsable onusien.

Le G20 «doit maintenant faire preuve d’une plus grande ambition et proposer des mesures plus audacieuses pour permettre aux pays en développement de faire face à la crise de manière efficace et éviter que la récession mondiale ne se transforme en dépression mondiale », indique Guterres. Il rappelle que l’Organisation a réaffecté 2,9 milliards de dollars pour répondre aux besoins suscités par la Covid-19 et a donné la priorité à l’aide socioéconomique aux pays en développement.

«Mais l’Organisation a besoin de l’appui sans réserve de ses Etats Membres, en particulier du G20 pour faire face à cette crise et reconstruire en mieux», dit-il. S’agissant de la pandémie, le chef de l’ONU estime que les premiers résultats positifs obtenus récemment lors des mises à l’essai du vaccin contre la Covid-19 montrent qu’il est de plus en plus urgent d’agir pour l’accès équitable aux vaccins, aux diagnostics et aux traitements.

Il invite le G20 à combler le déficit de financement de 28 milliards de dollars nécessaires pour financer le dispositif visant à accélérer l’accès aux outils de lutte contre ‎la Covid-19 et son mécanisme Covax, à généraliser la distribution des produits médicaux essentiels et à offrir des soins de santé de base, notamment dans les pays en développement où les systèmes de prestations sanitaires et l’économie sont moins bien outillés pour relever le défi. «Nous devons également résister à toute forme de nationalisme vaccinal», dit-il.

                                                                          

Alléger le problème de la dette

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Le Secrétaire général de l’ONU s’inquiète également d’une nouvelle crise majeure de la dette souveraine qui pourrait se profiler à l’horizon. Il appelle le G20 à prendre plusieurs mesures:
Soutenir une nouvelle émission de droits de tirage spéciaux et la réaffectation des droits inutilisés;
Proroger la durée de l’Initiative de suspension du service de la dette jusqu’à la fin de 2021 et en étendre la couverture pour inclure les pays à revenu intermédiaire vulnérables qui en ont besoin;
Etendre l’éligibilité au cadre commun pour le traitement de la dette aux pays vulnérables à revenu intermédiaire et envisager de nouveaux allégements de la dette, y compris des annulations;

F.Z. T.

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