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Economie

Oléiculture: La campagne 2020 s’annonce bonne

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5888 Le 20/11/2020 | Partager
La production à 1,6 million de tonnes, en hausse de 14%
Mais les exportations accusent une forte baisse
Sécheresse, grêle… les dégâts des aléas climatiques

La campagne oléicole s’annonce bonne pour cette année. Les professionnels tablent sur une production de 1,6 million de tonnes en 2020, soit une hausse de 14% par rapport à l’année dernière. «Nous pouvons dire qu’il s’agit d’une année relativement bonne, vu les conditions climatiques qu’a connues le Maroc», selon Rachid Benali, président de l’interprofession marocaine de l’olive, Interprolive.

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Au niveau régional, si l’oléiculture est pratiquée sur l’ensemble du Maroc, 5 régions accaparent plus de 90% de la production nationale. Il s’agit de Fès-Meknès avec 38%, Marrakech avec 22%, en plus des régions de Beni Mellal, l’Oriental et le Nord, avec une part de 10 à 11% chacune (Ph. L’Economiste)

Cette année a été marquée par les effets de la sécheresse, la baisse du niveau d’eau dans les barrages et les nappes souterraines, en plus d’un passage de la grêle. Cette campagne se déroule également dans un contexte particulier, marqué par la crise sanitaire de la Covid-19.

«La récolte a commencé sous de bonnes conditions, avec l’implication de l’Office national du Conseil agricole (ONCA), les directions régionales du ministère de l’Agriculture, et les autorités locales», a souligné Benali. Une campagne de sensibilisation a été menée, notamment pour le respect des gestes barrières lors du transport du personnel et lors de la récolte.

Sur le terrain, les conseillers agricoles de l’ONCA assurent la sensibilisation des professionnels au niveau des fermes et des unités de conditionnement ou de trituration. Au niveau régional, si l’oléiculture est pratiquée sur l’ensemble du Maroc, 5 régions accaparent plus de 90% de la production nationale. Il s’agit de Fès Meknès avec 38%, Marrakech avec 22% en plus des régions de Beni Mellal, l’Oriental et le Nord, avec une part de 10 à 11% chacune.

                                                                                            

■ Rendement mitigé à cause des aléas climatiques

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Pour le président d’Interprolive, «les aléas climatiques ont eu un impact important sur les rendements et le calibre du fruit». C’est ce qui explique l’hétérogénéité dans les différents bassins de production. Au niveau de la région de Marrakech, connue pour sa qualité d’olive de table, de sérieux problèmes de calibre et de rendement à l’hectare ont été constatés. Pour celle de Fès-Meknès, c’est le passage de la grêle qui a causé d’énormes dégâts. Au Nord, c’est plutôt la sécheresse qui a affecté le plus les rendements, vu que l’oléiculture de cette zone est basée sur la pluviométrie et non sur l’irrigation. Néanmoins, Benali reste optimiste concernant la bonne qualité d’huile cette année, dans la mesure où «l’attaque de la mouche d’olivier a été très limitée».

■ Les exportations en recul
En dépit de la progression de la production, les exportations restent très mitigées, de l’avis du président d’Interprolive. Celui-ci met en avant une «très bonne évolution des olives de table, contre une forte baisse des huiles d’olive». Le marché international des huiles d’olive, en vrac ou conditionné, est dominé par les producteurs de certains pays comme l’Espagne, l’Italie, la Tunisie et la Turquie. Au Maroc, «malgré les subventions accordées par le ministère de l’Agriculture dans le cadre du contrat-programme, nous avons du mal à progresser», a noté Benali. Il a mis l’accent sur certains handicaps. Il s’agit notamment du coût de revient «très élevé par rapport à nos voisins du sud de la Méditerranée, comme la Tunisie et l’Egypte». Cela est lié notamment au coût plus élevé des intrants, dont l’énergie, la main-d’œuvre, le loyer des terrains… s’y ajoute la faiblesse des rendements à l’hectare. «Si au niveau des exploitations modernes, nous arrivons à 12 tonnes à l’hectare, la moyenne reste toujours 1,6 tonne», a-t-il fait savoir.

Besoin d’une véritable image du produit

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Si les huiles d’olive marocaines jouissent d’une bonne réputation à l’international, cela reste insuffisant, selon les professionnels. «Malheureusement, nous ne pouvons pas construire une image pour les exportations uniquement», a expliqué Benali. Pour lui, «un sérieux travail reste encore à réaliser au niveau du marché national. Surtout qu’au Maroc, nous continuons à consommer 85% d’huiles en vrac, qui ne subissent aucun contrôle ni traçabilité». Au total, le pays compte 11.000 unités traditionnelles contre seulement 1.200 unités modernes. Le président de l’Interprolive estime que les consommateurs ont un rôle décisif à jouer. Pour lui, «l’avenir de cette profession et de cette culture passe par le changement de mentalité des consommateurs». Concrètement, les bidons ou bouteilles d’huile d’olive doivent être scellés et disposer d’une étiquette avec un numéro d’agrément de l’ONSSA. Les industriels et les coopératives veulent s’inscrire dans cette tendance. «Nous sommes passés de 6 ou 7 marques d’huile d’olive il y a 10 ans à plus de 100 marques actuellement», est-il indiqué. Mais «les consommateurs n’ont pas suivi, dans la mesure où ils continuent à acheter les bidons d’huile au bord de la route ou dans des unités qu’ils croient bien connaître».

M.A.M.

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