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Le Cercle des Experts

La performance bancaire dans sa dimension financière

Par Dr Sara BAYOUD | Edition N°:5887 Le 19/11/2020 | Partager

Sara Bayoud est Docteur en sciences économiques et de gestion, Université Mohammed V Rabat

A l’instar des pays développés et depuis la réforme de 1993, le Maroc dispose aujourd’hui d’un réseau bancaire qui fonctionne selon les standards internationaux, capable d’accompagner les différents chantiers de modernisation de l’économie nationale. La succession des crises financières et bancaires révèle cependant l’impact que peuvent avoir les dysfonctionnements des institutions bancaires sur la stabilité du système financier dans son ensemble. Le poids des banques et l’importance que revêt le système de crédit dans l’incidence d’évènements majeurs pouvant déclencher la faillite de certaines institutions, ou même, dans des cas extrêmes, l’effondrement du système financier, donnent une certaine spécificité à la firme bancaire par rapport aux firmes non financières. En effet, les banques sont, par nature, des entités de gestion de risques divers.

Dispositifs de gestion des risques

Depuis l’introduction des règles prudentielles par le comité de Bâle, les différents risques bancaires constituent la pierre angulaire dans toute démarche de gestion visant, à la fois, la continuité d’exploitation et la réalisation des objectifs de stabilité et de solvabilité des banques. On comprend donc que les objectifs de profits traditionnels qu’on peut atteindre à travers l’amélioration de la profitabilité ne constituent pas la seule finalité pour une banque. La prise en compte de la nature risquée de l’activité bancaire a imposé l’introduction des dispositifs de gestion des risques, en insistant sur le risque de crédit avant d’introduire les autres risques comme le risque de marché et le risque opérationnel. À l’instar des pays développés et la plupart des pays émergents, le Maroc a vu l’intérêt de suivre les tendances en matière de gestion des risques bancaires en intégrant les règles baloises instaurées depuis l’accord de 1988. 

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Siège de la Banque des règlements internationaux à Bâle. Depuis l’introduction des règles prudentielles par le comité de Bâle, les différents risques bancaires constituent la pierre angulaire dans toute démarche de gestion visant, à la fois, la continuité d’exploitation et la réalisation des objectifs de stabilité et de solvabilité des banques (Ph. DR)

Partant des rapports d’activité publiés par les banques, par Bank Al-Maghrib ou par d’autres institutions publiques, le secteur bancaire marocain a fait preuve de résilience durant les quinze dernières années, et plus précisément depuis l’année 2004 qui a marqué le début d’une phase d’amélioration des résultats bancaires et certains ratios de mesure de rentabilité qu’on considère comme mesure de la performance des banques dans sa dimension financière. Ces ratios apprécient, traditionnellement, la rentabilité des capitaux propres (Return on Equity ROE) ou la rentabilité des actifs bancaires (Return on Assets ROA), qui restent parmi les indicateurs comptables retenus pour rendre compte de cette performance.

La littérature existante montre que la performance financière est influencée par deux types de déterminants: des déterminants internes spécifiques à l’activité bancaire, et des déterminants externes en rapport avec l’environnement macroéconomique et financier. Depuis les premiers travaux pionniers traitant la problématique de la performance financière des banques, notamment depuis l’étude de Short (1979), l’accent est mis sur les facteurs organisationnels et opérationnels comme indicateurs de la performance financière. Cependant, la spécificité de l’activité bancaire a rendu impérative la prise en considération des déterminants liés à la structure financière, à la liquidité et aux risques bancaires,  en particulier le risque de crédit. La performance financière est ainsi décrite en fonction d’une combinaison de variables explicatives liées à ces deux groupes de déterminants.

Pour rendre compte des fluctuations de la performance financière d’une banque, il existe divers facteurs: des facteurs de natures multiples donnant lieu à deux groupes de déterminants: des déterminants internes spécifiques à l’activité bancaire, et des déterminants externes liés aux facteurs exogènes issus de la sphère économique et monétaire.

Entre approche comptable statique et approche boursière dynamique, il importe de cerner, d’une part, les déterminants de la performance financière des banques marocaines cotées et de déceler, d’autre part, s’il existe des différences notables entre les modèles comptables et les modèles de marché.

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 Depuis la réforme de 1993, le Maroc dispose aujourd’hui d’un réseau bancaire qui fonctionne selon les standards internationaux, capable d’accompagner les différents chantiers de modernisation de l’économie nationale. Durant les quinze dernières années, le secteur bancaire marocain a fait preuve de résilience, et plus précisément depuis l’année 2004 qui a marqué le début d’une phase d’amélioration des résultats bancaires et certains ratios de mesure de rentabilité qu’on considère comme mesure de la performance des banques dans sa dimension financière

En combinant cadre théorique, étude exploratoire et démarche empirique, il est possible de repérer les facteurs susceptibles d’expliquer l’évolution des performances financières du secteur bancaire marocain. Il importe également de vérifier si l’introduction des normes comptables internationale IAS/IFRS (International Accounting Standards/International Financial Reporting Standards) ont permis le rapprochement, souhaité, entre valeur de marché et valeur comptable selon le principe de la juste valeur.

Sur le plan théorique, il s’agit de dégager un cadre de référence devant permettre de comprendre la nature de l’industrie bancaire, le fondement des théories d’intermédiation bancaire et d’intermédiation financière, ainsi que certains fondements de la théorie financière contemporaine.

Il faut aujourd’hui retenir l’apport très significatif des déterminants spécifiques à la banque et à l’industrie bancaire dans son ensemble. En effet, les capitaux propres, la part de marché, les marges d’intermédiations bancaires restent pratiquement les déterminants classiques à l’instar des études antérieures. Relativement, la liquidité bancaire possède également son pouvoir explicatif d’évolution de la performance des banques marocaines. S’agissant des variables issues de grandeurs macroéconomiques et macrofinancières, les taux d’intérêt, long et court, ont montré l’effet exercé sur cette performance. Les autres variables exogènes comme l’inflation et la croissance appréhendée par le taux d’évolution du PIB, n’ont pas d’effet significatif sauf lorsqu’on apprécie la performance par le ratio de Sharpe comme indicateur de marché.

                                                                                  

Pistes de recherche

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Dans une perspective comparative des modèles de performance, les modèles comptables ont montré une légère supériorité par rapport à leurs homologues de marché. Cependant, le ratio de Sharpe (suivant les résultats d’une estimation économétrique selon la technique de Cointegration) reste statistiquement très robuste. S’agissant de la significativité de certaines variables, la taille des banques s’est révélée significative mais négative pour expliquer les performances réalisées. Ceci s’interprète probablement en faisant référence à une anomalie des marchés financiers, celle de la taille des firmes selon Banz (1981), les firmes de petite taille enregistrent les rentabilités boursières les plus élevées. En effet, il est classiquement admis que les entreprises de grande taille sont les moins performantes. Certes, il y a là une anomalie concernant la rentabilité boursière, cependant, ceci est susceptible de conduire notre réflexion sur certaines mesures de la performance, et notamment le Alpha de Jensen (comme indicateur boursier) pour lequel nous proposons une mesure axée sur le modèle à trois facteurs de Fama et French (1993) qui intègre la taille et le ratio Book To Market en plus de la prime de risque systémique du Medaf (Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers).

 

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