×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1245 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1249 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Prise en charge de la Covid-19: Une grille tarifaire pour mettre fin aux spéculations

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5886 Le 17/11/2020 | Partager
Mis en place par l’Anam, ces tarifs seront-ils respectés par les cliniques privées?
Des commissions d’inspection «traquent» les surfacturations
Une plateforme en ligne pour dénoncer les dépassements

Longtemps recommandée, l’ouverture sur le secteur privé est source de plusieurs maux. Surfacturations, chèques de garantie, paiement d’avance…les dérives de certaines cliniques ont fait couler beaucoup d’encre. Des séjours d’une semaine en réanimation facturés entre 60.000 et 200.000 DH, parfois payés d’avance. Ces factures ont d’ailleurs provoqué un tollé de réactions sur la toile. Des proches de personnes malades se sont levés contre un véritable scandale de factures faramineuses. Face à cette situation, le département de Khalid Aït Taleb et l’Agence nationale de l’Assurance maladie (ANAM) sont entrés en ligne pour rectifier le tir. Décryptage.

covid-086.jpg

L’ANAM et l’inspection générale du ministère de la Santé ont établi un programme d’enquêtes et de contrôles techniques de certaines cliniques qui ont fait l’objet de réclamations. Ce contrôle se poursuivra pour éviter tout abus ou dépassement de la grille tarifaire fixée à ce titre (Ph. YSA)

■ Un cri de détresse fortement médiatisé
Quand la toile s’enflamme, c’est «sûr» il s’agit d’un scandale. La semaine dernière, des cliniques casablancaises ont provoqué la colère des Marocains. Celles-ci exigeaient une avance allant de 40.000 à 60.000DH pour chaque patient Covid-19. «Pour un lit en réanimation, les responsables de cet établissement m’ont demandé du cash ou un chèque au porteur. J’étais dans l’obligation de leur donner ce montant ou laisser ma mère mourir», déplore un quinquagénaire de la ville de Fès. Et d’ajouter: «même en disposant de l’argent, il fallait avoir un piston pour que la patiente soit rapidement prise en charge». «D’ailleurs, elle n’a pu faire son check-in qu’après le décès d’un autre malade», rapporte-t-il, notant qu’il a tenté des démarches similaires dans d’autres cliniques de la ville qui affichaient toutes «complet». Ce qui témoigne de la gravité de la situation épidémiologique de la capitale économique mais aussi de la forte demande pour les soins de la Covid-19. Une «surfacturation» vivement dénoncée par les familles des patients positifs, comme le montrent des vidéos devenues virales.

■ La grille tarifaire de l’ANAM est-elle suffisante?
La grille tarifaire publiée récemment par l’ANAM pourrait ne pas représenter une sécurité suffisante, surtout s’il n’y a pas un contrôle rigoureux au niveau des cliniques. Signalons que l’implication du privé dans le traitement des patients Covid-19 vise à alléger la pression dans les hôpitaux publics qui atteignent dans certaines villes des taux d’occupation de près de 70%. Cependant, rapidement l’anarchie des prix s’est installée. Le 2 novembre dernier, une facture adressée à la famille d’un patient décédé sort du lot. Elle s’établissait à 140.000 DH pour une prise en charge de sept jours en réanimation, avec obligation de payer une avance de 40.000 DH. La famille endeuillée monte au créneau et s’exprime sur les réseaux sociaux. L’affaire est aussitôt parvenue au ministère de la Santé après intervention du Conseil régional des Pharmaciens du Sud. L’instance a demandé l’ouverture d’une enquête. D’autres citoyens ont dénoncé des pratiques déloyales et des factures «injustifiées». Pour y remédier, Khalid Aït Taleb a réuni, le 11 novembre, les représentants de l’Association Nationale des Cliniques Privées (ANCP) et de l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM). Le ministre de la Santé voulait arracher un engagement des cliniques privées. Mais, en vain. Toutefois, la rencontre était l’occasion de soulever la question de la surfacturation, l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), ou encore le respect du protocole thérapeutique tel qu’arrêté et approuvé par le ministère de la Santé pour la prise en charge des cas de Covid-19 par l’assurance maladie.

■ Réclamations
Bien que la tarification relative au protocole de prise en charge des cas Covid, récemment approuvée, reste en vigueur, la commission permanente de suivi est intransigeante. Pour son patron Khalid Lahlou, «aucun dépassement ne sera permis et nous veillerons à appliquer la réglementation en vigueur afin de protéger les citoyens». A ce titre, un portail «anam.chikaya.ma» est mis en place. Celui-ci permet aux citoyens de déposer leurs doléances et réclamations. Les premières réclamations concernent le tarif de 1.500 DH prévus dans le cadre d’une prise en charge en réanimation. «Un tarif qui ne s’adapte plus au contexte actuel», rétorquent les cliniques privées.

                                                                       

Revaloriser la  tarification de la prise en charge

Pour ceux qui ne le savent pas, les frais des prestations relatives à la prise en charge de la Covid-19 sont remboursés par l’AMO. En effet, la grille tarifaire définie par l’ANAM fixe 5.500DH pour une hospitalisation de dix jours et 1.210 DH pour le bilan de suivi dans la même période. En outre, une prise en charge en réanimation coûte 1.500 DH par jour, selon la grille tarifaire dédiée à la Covid-19. Celle-ci attribue à chaque prestation dans le protocole thérapeutique, qui a prévu cinq catégories de cas, les tarifs correspondants dans la tarification nationale. Ainsi, pour les cas asymptomatiques, la moyenne pour une prise en charge totale est de 1.500 DH (1.600 DH dans le privé et 1.300 dans les CHU). S’agissant des cas critiques, les frais engagés pourraient atteindre 35.000 DH pour toute la durée du traitement dans le privé. Ce montant est de 22.000 DH dans les hôpitaux publics. «La différence est relative à la tarification des hôpitaux publics qui est moins cher», expliquent les responsables de l’ANAM. Pour eux, «toute revalorisation telle que préconisé par l’ANCP ne pourra avoir lieu qu’après consultation des organismes gestionnaires (CNSS et CNOPS) et les prestataires de soins, pour veiller à ce que cela ne porte pas atteinte à leurs équilibres financiers». A noter que des mesures de contrôle technique ont été enclenchées depuis une semaine. Le but étant de veiller au respect des cliniques privées de la grille tarifaire. L’ANAM et l’inspection générale du ministère de la santé font du terrain. Elles ont établi un programme d’enquêtes et de contrôles techniques de certaines cliniques qui ont fait l’objet de réclamations. «Une fois les enquêtes terminées, les décisions vont être prises et les sanctions seront sur la base de la réglementation en vigueur…Ce contrôle se poursuivra pour éviter tout abus ou dépassement», est-il confié à la presse.

Youness SAAD ALAMI

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc