×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Vaccination anti-Covid: Les réticents ont-ils tort?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5883 Le 12/11/2020 | Partager
Gouvernements et secteur privé doivent collaborer pour instaurer la confiance, selon le WEF
D’où la nécessité d’une large campagne de sensibilisation
Craintes des effets secondaires, essais cliniques trop rapides… les plus grandes inquiétudes

L’annonce de la découverte d’un vaccin efficace contre la pandémie Covid-19 a déclenché une vague d’euphorie dans le monde. Toutefois, la réussite d’une future campagne de vaccination dépendra avant tout de la capacité à convaincre les réticents à l’idée de se faire vacciner.

Dans une étude menée par le Forum économique mondial (WEF) et Ipsos auprès de 18.526 adultes de 15 pays, seuls 73% des répondants ont déclaré qu’ils se feraient vacciner contre la Covid-19 si un vaccin était disponible (soit une baisse de 4 points depuis le mois d’août).

Cette étude réalisée sur la plateforme d’enquêtes en ligne Global Advisor, du 8 au 13 octobre 2020 montre une réticence à la vaccination. Et ce, malgré les progrès réalisés par de nombreuses sociétés pharmaceutiques travaillant sur le développement d’un vaccin et par des organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Alliance Gavi et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (The Coalition for Epidemic Preparedness Innovations-CEPI) qui s’efforcent de garantir que «toute solution future sera disponible pour ceux qui en ont le plus besoin».

vaccination-anti-covid-083.jpg

«Cette baisse de confiance dans les vaccins est une triste et remarquable tendance alors que nous nous rapprochons d’un éventuel déploiement de vaccins. Les chiffres sont suffisamment significatifs pour compromettre l’efficacité d’un vaccin dans la gestion de la maladie et la fin du cycle de confinement et de restrictions», indique Arnaud Bernaert, Responsable du département Santé et soins de santé au Forum économique mondial.

«Il est essentiel que les gouvernements et le secteur privé collaborent pour instaurer la confiance dans les prochaines étapes. Il est important de savoir que lorsqu’un vaccin sera prêt, il fera une différence…», dit-il. D’où la nécessité d’une large campagne de sensibilisation.

Dans des proportions presque égales, ceux qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner contre la Covid-19 disent qu’ils s’inquiètent des effets secondaires (34% au niveau mondial) et qu’ils craignent qu’un vaccin passe trop rapidement les essais cliniques (33%). Un nombre plus faible de personnes disent qu’elles ne pensent pas que le vaccin sera efficace (10%), qu’elles sont contre les vaccins en général (10%) et que le risque de contracter le virus est trop faible (8%).

C’est au Japon (62%) et en Chine (46%) que les inquiétudes concernant les effets secondaires sont les plus fortes. La crainte concernant la précipitation des essais cliniques est prédominante au Brésil et en Espagne (48% dans les deux pays). Parmi ceux qui ne se feront pas vacciner, l’opposition générale a été signalée en Afrique du Sud (21%) et en Inde (19%).

                                                                       

«Un vaccin ne sera pas efficace si les gens refusent de se faire vacciner…»

L’étude examine également dans quel délai après la mise à disposition d’un vaccin les gens se feraient vacciner. Près de la moitié des adultes dans le monde déclarent qu’ils se feraient vacciner dans les trois mois suivant la mise à disposition du vaccin Covid-19 pour tous. Plus des deux tiers le feraient au Mexique (71%), au Brésil (68 %) et en Chine (68%), mais moins de quatre sur dix en France et en Espagne (38% dans les deux cas).
Jusqu’à 90% des Chinois et 86% des Sud-Coréens déclarent qu’ils se feraient vacciner dès la première année de disponibilité du vaccin contre seulement 54% des Français.
L’OMS a classé les hésitations du public à l’égard de la vaccination parmi les dix ennemis que l’organisation devrait affronter en 2019, qui touchent non seulement la santé publique, mais aussi les entreprises et les économies. «La coopération public-privé est essentielle pour instaurer la confiance dans les prochaines étapes», a ajouté Arnaud Bernaert. Pour lui, «Si les chiffres de cette nouvelle étude montrent que la confiance dans un vaccin contre la Covid-19 reste importante, l’hésitation croissante est significative et souligne qu’un vaccin ne sera pas efficace si les gens refusent de se faire vacciner».

F.Z. T.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc