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Economie

Enseignement: Le recul inquiétant du privé

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5883 Le 12/11/2020 | Partager
Plus de 140.000 élèves ont basculé vers le public
Fermeture de 68 établissements cette année
Un plan pour la promotion de la filière sports-études 2021-2023

L’enseignement scolaire privé est mal en point, mis à terre par la pandémie. Déjà, la rentrée scolaire a été ponctuée de sit-in devant les écoles privées. La plupart des familles contestataires réclamaient une révision des tarifs. Certains dossiers ont même atterri devant la justice. Elles réclamaient des attestations pour pouvoir inscrire leurs enfants dans le système public, gratuit pour un enseignement dispensé à distance.

Aujourd’hui, c’est le ministre de l’Education nationale qui confirme la tendance devant les députés à l’occasion de la discussion du budget sectoriel de son département.

En effet, de plus en plus d’élèves quittent les écoles privées pour aller dans le système public. Pour la rentrée 2020-2021, pas moins de 140.250 élèves ont franchi le pas. Le ministère a également enregistré la fermeture de 68 établissements scolaires au cours de cette rentrée. Cette situation s’explique notamment par les effets de la pandémie qui a impacté négativement les capacités des familles à continuer à payer les frais de scolarité de leurs enfants dans les écoles privées.

Reste que ce phénomène a commencé auparavant puisque 50.000 élèves ont quitté le système privé lors de la saison passée, avant le début de la Covid-19. La moyenne des départs au cours des dernières années ne dépassait pas 18.000 élèves.

■ Le privé représente à peine 11% des effectifs des élèves: A cette occasion, Saaid Amzazi a fourni d’autres statistiques. Ainsi, ce sont 1.042.620 élèves qui sont actuellement inscrits dans l’enseignement scolaire privé, répartis sur 5.828 établissements. Ce chiffre est inférieur à celui enregistré lors de la saison précédente avec 1.105.182 élèves. Ce qui représente un recul de la part de l’enseignement privé qui passé de 14,44% à 11% au cours de cette saison. De même, ce département a accordé 10.340 autorisations aux cadres pédagogiques du secteur public pour aller travailler dans l’enseignement privé.

■ Plan d’action pour inverser la tendance: Pour développer et diversifier l’enseignement scolaire privé, les services du ministère ont élaboré un plan d’action pour la période 2021-2023. L’objectif de ce programme est d’augmenter le nombre des établissements scolaires privés pour atteindre 7.117 à l’horizon 2023 contre 6.370 en 2021. Le ministère table sur 1.066.606 inscrits dans le privé en 2023 contre 1.025.080 en 2021. Il s’agit aussi de relever le taux de scolarisation dans ces établissements qui devra passer de 11% en 2021 à 13% en 2023. De même, ce programme prévoit une augmentation des visites de la commission d’inspection et de contrôle dans les établissements scolaires. Ainsi, il prévoit l’inspection de 4.632  établissements en 2023 contre 3.973 au cours de cette année scolaire.

■ Mettre de l’ordre dans le privé: il s’agit à ce niveau particulièrement dans les frais de scolarité et annexes comme l’assurance ou encore le transport scolaire, conformément à la loi cadre relative au système d’éducation et de formation. En contrepartie, il s’agira de fixer les conditions et la part de la contribution de ces établissements privés dans la possibilité accordée aux familles démunies de pouvoir poursuivre des études gratuitement. Idem pour les personnes en situation d’handicaps et ceux ayant des besoins spécifiques. L’autre promesse avancée consiste à se pencher sur le classement des établissements privés, selon des critères et des indicateurs précis, qui touchent les bâtiments, le projet pédagogique, les résultats scolaires réalisés, les ressources humaines et l’ouverture sur l’environnement.

■ Coup de pouce pour la filière sports-études: Le ministère s’est également fixé comme objectif de promouvoir le sport scolaire. Dans son bilan pour la saison 2019-2020, le ministre a mentionné l’ouverture de 9 lycées des sportifs, particulièrement dans les filières sports-études, en plus des lycées sportifs de la saison passée de Casablanca et de Tanger. Trois dans la région de Béni Mellal-Khénifra, un dans l’Oriental à Berkane et cinq dans la région de Marrakech-Safi. Ce sont 384 élèves de la filière sports-études qui en ont profité. Cela s’est accompagné d’un élargissement du réseau des centres sportifs dont le nombre a atteint 131. Ce sont 25.511 élèves qui en ont bénéficié. A cela s’ajoute la mise à niveau de 140 terrains de sports des collèges et des lycées. Une dynamique s’est développée au point d’enregistrer la création de 4.778 associations sportives. Dans ce domaine, le ministre a établi un programme de travail pour la période 2021-2023, avec des objectifs précis pour développer le nombre des établissements spécialisés dans la filière sports-études, le nombre d’élèves et des associations sportives.

 Plus de 10 millions d’élèves et d’étudiants

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■ 1,040 million dans le préscolaire (+15%)
■ 4,5 millions dans le primaire
■ 1,850 million dans les collèges
■ 1,050 million dans les lycées
■ 681.000 dans la formation professionnelle
■ 1,079 million dans l’enseignement supérieur

Mohamed CHAOUI

                                                                            

PPP pour la formation professionnelle

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Le ministère a préparé un projet de développer et de diversifier l’enseignement privé au niveau de la formation professionnelle. Le bilan de la saison passée de l’exécution des opérations de mise à niveau des filières et accréditer des établissements de formation professionnelle privée. Cette opération devra coûter au ministère 3 millions de DH en 2021.
En outre, 4.625 stagiaires ont bénéficié de la contribution de l’Etat dans les dépenses de formation au sein de ces établissements. Le montant s’élève à 17,7 millions de DH. Ce projet prévoit un programme de travail sur la période 2021-2023 visant à poursuivre la mise à niveau des filières et l’accréditation annuelle des établissements. Dans ce domaine, il table sur la réalisation d’une expérience pilote dans le cadre d’un partenariat entre le public et le privé. Le but est de permettre aux stagiaires des établissements non accrédités de disposer de diplômes du secteur public de la formation professionnelle. Le programme prévoit également de permettre à 5.000 stagiaires par an de bénéficier de la contribution de l’Etat  dans les frais de formation. Le budget consacré à cette opération s’élève à 20 millions de DH par an.

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