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Entreprises

L’Ofppt dépoussière sa carte de formation

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5882 Le 11/11/2020 | Partager
332 filières, nouvelles ou restructurées, à déployer sur quatre ans
La feuille de route 2020-2024 maintenue, malgré la crise
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Loubna Tricha, DG de l’Ofppt: «L’ambition de l’Ofppt aujourd’hui est de perfectionner le modèle pédagogique hybride adopté cette année, d’en maîtriser les outils et de le pérenniser pour profiter des avantages qu’il offre» (Ph. Ofppt)

Cette année, l’Ofppt entame une grosse opération d’actualisation de son offre de formation, afin de mieux coller aux besoins et aux évolutions du marché de l’emploi. 332 filières, nouvelles ou restructurées, seront déployées sur une période de quatre ans. Dès cette rentrée, 92 filières, obsolètes ou peu attractives ont été supprimées, et 4 nouvelles ont été introduites. L’Office devra, en outre, compter avec une formation hybride imposée par la crise Covid, qu’il entend maintenir et développer. Sa DG, Loubna Tricha, nous en livre les détails.   

- L’Economiste: Pour la rentrée 2020-2021, l’Office a opté pour une formation en mode hybride. Comment avez-vous organisé les apprentissages?
- Loubna Tricha:
La formation est essentiellement dispensée à distance pour le volet théorique, à 60% en moyenne et jusqu’à 100% pour des domaines comme le digital, le commerce et la gestion.
Des Travaux pratiques en présentiel sont prévus au profit de groupes réduits, de 8 stagiaires en moyenne, pour les compétences nécessitant le contact avec la machine et la matière première. Ces compétences peuvent représenter jusqu’à 40% du programme pour les métiers de l’Industrie et du BTP. Concernant les programmes, l’architecture globale a été adaptée au mode hybride, avec une optimisation des volumes horaires de 30%, en mettant le focus sur les compétences prioritaires de chaque métier.
 Nous avons opté pour une solution unique de classes virtuelles qui a fait ses preuves l’année dernière. Une plateforme, Ofppt Academy, a également été lancée, avec 4.000 supports pédagogiques produits en interne. Nous avons, en outre, déployé une bibliothèque numérique riche de plus de 40.000 ouvrages de référence. Sans oublier la plateforme e-learning pour l’apprentissage des langues, lancée dès la fin de l’année dernière. Pour rappel, cette année nous mobilisons une capacité d’accueil de 400.000 places pédagogiques.

- L’Ofppt s’est engagé sur une révision de son offre de formation. Où en est ce chantier?
- Tout à fait, 17 commissions sectorielles couvrant tous les secteurs d’activité ont été mises en place à cet effet. Elles ont été chargées de mener la réflexion et d’arrêter l’offre cible au niveau national, ainsi que les cartes de formation des Cités des Métiers et des Compétences. Quelque 69 ateliers de réflexions réunissant plus de 1.200 experts ont été organisés entre juillet et octobre 2019, avec la participation de représentants des départements ministériels, du patronat et des milieux professionnels. L’offre cible sera donc le résultat d’une restructuration et d’une diversification de la carte actuelle. Ceci, à travers la suppression de filières jugées obsolètes, l’actualisation de parcours pour être en phase avec les besoins évolutifs du marché du travail, et l’ouverture sur de nouveaux secteurs porteurs d’emploi (digital, intelligence artificielle, santé et paramédical, services à la personne et à la communauté, agriculture...).

- Quels ont été les principaux résultats du diagnostic des filières existantes?
- L’offre nationale projetée englobe d’un côté les secteurs traditionnels (Industrie, BTP, textile-habillement-cuir, tourisme/hôtellerie, transport,…), et de l’autre, les secteurs émergents (automobile, aéronautique, TIC, logistique…), pour un total de 138 filières nouvelles et 144 restructurées. De ce fait, le travail effectué dans le cadre des commissions sectorielles a donné lieu à une offre nationale cible de 332 filières, à mettre en place selon un calendrier échelonné sur la période 2021-2024. Tous les nouveaux programmes ont consacré 30% du volume horaire aux compétences transversales. L’implantation de la nouvelle carte de formation a été entamée dès cette rentrée, à travers la suppression de 92 filières jugées obsolètes ou peu attractives, la restructuration d’une quinzaine de parcours et le lancement de 4 filières présentant de nouvelles spécialités demandées par le marché de l’emploi.

- La mise en œuvre de la feuille de route 2020-2024 pourrait-elle être retardée par la crise?
- Cette crise pandémique nous a confrontés à quelques doutes et incertitudes face à sa durée et à son impact socio-économique. Toutefois, nous avons veillé à en saisir les opportunités, particulièrement l’accélération de la digitalisation de la formation. En ce qui concerne la mise en œuvre de la feuille de route, elle demeure inchangée.
L’Ofppt continue à avancer, et accélère même sa cadence pour pouvoir honorer ses engagements. Depuis le début de l’année, nous avons lancé les travaux de construction de cinq nouvelles Cités des Métiers et des Compétences, à Agadir, Nador, Tanger, Béni Mellal et Laâyoune. Nous avons également entamé deux projets structurants liés à la mise en place d’un système d’orientation précoce et intégré, et d’un nouveau programme de mobilisation et d’encouragement à l’entrepreneuriat.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

                                                                               

80% des stagiaires possèdent un smartphone

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Ph. Bziouat

Les stagiaires de l’Ofppt sont-ils suffisamment équipés pour le e-learning? Clairement non. Néanmoins, 80% possèdent un smartphone. C’est donc le premier outil utilisé pour la formation à distance. «Nous demeurons conscients des difficultés que rencontrent nos stagiaires pour accéder à des équipements plus coûteux, tels que des ordinateurs ou tablettes, ou encore pour disposer tout le temps d’une connexion internet», reconnaît Loubna Tricha. «L’Office a signé dans ce sens une convention de partenariat avec Orange, afin de distribuer 300.000 cartes SIM aux stagiaires, leur offrant un accès gratuit aux plateformes pédagogiques et de collaboration de l’Ofppt», poursuit-elle. Les établissements ont également été équipés en matériel informatique et audiovisuel (ordinateurs portables, caméras, casques...), afin de permettre aux formateurs de dispenser leurs séances à distance à partir de leurs instituts. L’effort est louable, cela dit, la question de l’équipement des apprenants devrait figurer parmi les priorités du système d’enseignement et de formation au Maroc, avec un engagement fort de tous les intervenants.

                                                                               

Transport maritime : L’ISEM lance la première licence marocaine

Offrir une formation en totale adéquation avec les besoins de l’industrie maritime. C’est dans cette optique que l’Institut supérieur d’études maritimes (ISEM) vient de lancer au Maroc la toute première licence professionnelle marocaine spécialisée dans ce domaine. Un cursus qui fera la part belle à la pratique et qui formera des officiers navigants plus compétents mais surtout plus agiles qu’auparavant.
Cette nouvelle licence, pensée et conçue suite à une étude menée en externe, sera lancée dès cette année universitaire. Son objectif? Mieux répondre aux attentes des opérateurs et former des compétences «sur-mesure». «A travers ce nouveau diplôme, l’ISEM souhaite dispenser une formation adaptée aux exigences du secteur du transport maritime et permettre aux entreprises de disposer d’une compétence plus facile à intégrer», explique le directeur du groupe Mohamed Briouig. Autre but visé, accompagner le développement de cette industrie des plus stratégiques pour l’économie marocaine.
Une formation qui sera particulièrement axée sur la pratique, laquelle occupera  près de 40% du cursus total. Ainsi, des séances de développement de soft skills essentielles au métier – telles que la gestion du temps ou encore les capacités communicationnelles – seront de la partie. Un stage en entreprise ainsi qu’un système de mentoring sont également prévus, permettant de mettre concrètement en application les enseignements appris en cours. Autre point fort de cette licence, la valorisation de la langue de Shakespeare employée par la grande majorité des officiers navigants actuels. «25% de la formation sera dispensée en anglais, langue par excellence du secteur du transport maritime», souligne Briouig. Enfin, le parcours offrira des débouchés ne s’arrêtant pas à ce domaine et permettant ainsi aux lauréats d’occuper par la suite des fonctions dans le conseil, l’assurance, le bancaire ou encore l’industrie exportatrice.
L’école, qui a formé des milliers de jeunes officiers depuis sa création, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit de lancer plusieurs masters ainsi que des diplômes d’ingénieurs expertisés dans les mois à venir.

Karim AGOUMI

 

 

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