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Economie

Petit répit pour la liquidité bancaire

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5881 Le 10/11/2020 | Partager
Le besoin des banques en cash se résorbe de plus de 2 milliards de DH en un mois
Les interventions de la banque centrale couvrent largement le déficit
Le taux interbancaire stabilisé à 1,5%

Léger répit pour les trésoreries bancaires en octobre. Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib, le déficit de liquidité s’est allégé de plus de 2 milliards de DH à un niveau moyen hebdomadaire de 95,1 milliards. Cette atténuation est, en partie, liée au reflux de la monnaie fiduciaire.

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A travers ses interventions sur le marché monétaire dont le volume dépasse les 103 milliards de DH, Bank Al-Maghrib couvre totalement le déficit de liquidité qui dépasse 95 milliards de DH et par la même occasion permet de stabiliser le taux interbancaire au niveau du taux directeur 

La circulation de cash s’est ainsi repliée de 2,1% par rapport au mois de septembre à 302,67 milliards de DH. La monnaie scripturale s’est pour sa part stabilisée à 689,88 milliards de DH. En dépit de cette résorption du déficit de liquidité, l’institut d’émission a maintenu ses injections sur le marché monétaire.

Le volume global de ses interventions qui atteint 103,6 milliards de DH couvre largement le besoin des banques en cash. Il est principalement constitué des avances à 7 jours pour 39,4 milliards, des opérations de pension livrée dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME pour 29,6 milliards et des opérations de swap de change pour 5 milliards. Le tout pour maintenir le taux interbancaire au même niveau que le taux directeur à 1,50% en moyenne.

Si l’interbancaire s’est maintenu, les taux sur les autres marchés, l’obligataire notamment baissent légèrement. C’est le cas des bons du Trésor. En revanche les taux de rémunération des dépôts à terme, ont augmenté de 12 points de base à 2,52% pour ceux à 6 mois mais baissent de 3 points à 2,66% pour ceux à un an. Les taux débiteurs, eux, suivent la même tendance baissière. Ce qui est une bonne chose pour la relance du crédit.

Ainsi le taux moyen global a reculé de 28 points à 4,30% au troisième trimestre. Ce repli a particulièrement profité aux entreprises dont les taux d’intérêt assortis aux prêts ont diminué en moyenne de 33 (-61 points pour les TPME et -26 points pour les grandes entreprises). Les particuliers ont eux aussi pu bénéficier d’une baisse de 38 points des taux qui leur sont appliqués de 38 points (-32 points pour les prêts à l’habitat et -62 points pour les crédits à la consommation).

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La stabilisation du taux directeur influe sur l’évolution des taux débiteurs. Ils poursuivent ainsi leur baisse. Une baisse qui a particulièrement profité aux entreprises

Justement, cette baisse des taux s’est reflétée sur la croissance du crédit bancaire. Il s’est accéléré de 4,9% à 5,2%. Cependant, l’évolution cache un ralentissement de 5,7% à 5,3% de l’accroissement du crédit destiné au secteur non financier et une hausse de 4,7% après 0,2% de celui des prêts au secteur financier.

Dans le détail, l’augmentation continue aux entreprises non financières privées même si elle ralentit de 100 points à 7,6% suite aux décélérations du rythme de progression des facilités de trésorerie (10,7%) et des prêts à l’équipement (3,1%). BAM relève un accroissement du taux des crédits à la promotion immobilière à 1,5%.

Même chose pour les concours aux entreprises publiques qui ont progressé à 4,8%. Cette évolution recouvre un repli de 10,2% des facilités de trésorerie et une accélération à 2,6% de la progression des prêts à l’équipement. Pas de changement pour les crédits aux ménages dont la croissance s’est stabilisée à 2,5%. Elle recouvre la stagnation des prêts à l’habitat à 2,2% et une accentuation à 2,2% de la baisse des crédits à la consommation.

Le rythme de progression du crédit s’est accompagné par un accroissement des créances en souffrance. Avec la pandémie du coronavirus, les impayés ont augmenté de 14,6% au lieu de 12,8%. Désormais, leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8,4%. Dans le détail, les créances souffrances ont augmenté de 13,1% pour les entreprises non financières privées et de 17% pour les ménages, avec des ratios respectivement à 11,6% et à 9,5%.

Moulay Ahmed BELGHITI

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