×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1235 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1245 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1249 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Entreprises

Pomme de terre: Production de 2 millions de tonnes par an

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5881 Le 10/11/2020 | Partager
Deuxième sole maraîchère après la betterave à sucre
Les frites importées en franchise de droits de douane

Aberrant! Le Maroc s’installe dans une situation d’importateur net de produits agricoles dont il est gros exportateur. Résultat, ses expéditions font le bonheur de l’agro-industrie européenne en termes de valeur ajoutée et de création d’emploi. Dans la mesure où la transformation profite aux pays d’importation.

Sans oublier, le coût en devises qu’acquitte le pays pour leur acquisition à l’import. Le comble! Ce trafic de matière première porte sur des produits qui étaient parfaitement intégrés au niveau de l’agro-industrie marocaine. C’est le cas des jus d’agrumes, du concentré de tomate et autres spécialités de conserves de légumes et condiments (haricot vert, cornichons, tomates pelées et confites, fruits et légumes surgelés…).

Et depuis quelques années, le phénomène s’est emparé d’un autre produit pour lequel le pays recèle un gros potentiel de production et de compétitivité : la pomme de terre. Le Maroc qui assure une production de plus de 2 millions de tonnes de pommes de terre, toutes variétés confondues importe des volumes en croissance soutenue de produits transformés: frites surgelées, flocons et poudre du tubercule. Pourtant, les exportations ont tendance à se stabiliser à des niveaux bas sur la dernière décennie. Après les pics de 120.000 tonnes à l’export, enregistrés début des années 1990, les ventes à l’extérieur peinent à dépasser la barre de 15.000 tonnes actuellement.

Sur la trentaine d’exportateurs qui y opéraient il y a 3 décennies, seuls 3 à 4 continuent de desservir les marchés extérieurs. Selon une source professionnelle, les opérations ne sont réalisées que pour compenser une partie des importations des semences en admission temporaire. Certains expliquent la situation par la baisse de rentabilité de la PDT par rapport à d’autres produits: tomate, poivron, haricot vert, piment… Alors que d’autres attribuent le déclin au déficit de certification et à l’absence de diversification variétale à l’export.

En effet, la certification constitue le sésame pour pénétrer la distribution moderne. Or, les exportateurs s’approvisionnent auprès d’une multitude de petits producteurs dont la moyenne des superficies est en dessous de 1,5 ha. Il y a aussi la prédominance à hauteur de 90% de la variété Nicola.

N’empêche que la culture de la pomme de terre a beaucoup évolué ces dernières décennies. Il y a lieu de citer l’introduction de variétés performantes: Nicola et Spunta (à chair blanche), Désirée (à chair rouge) et autres (Timate, Roseval, Diamant...). De même, le catalogue officiel de l’Institut de recherche agronomique (INRA) recense une cinquantaine de variétés adaptées aux conditions physico-édaphiques du pays.

Des progrès ont été réalisés quant à la maîtrise des techniques de production. A tel point que la PDT est devenue la 2e sole maraîchère après la betterave à sucre. Par ailleurs, le tubercule est le plus consommé par les Marocains: 40 kg par personne et par an.

Dans la région de Larache où des programmes d’irrigation au goutte-à-goutte ont été réalisés, les rendements à l’hectare dépassent les 80 tonnes. Avec à la clé deux cultures par an. Mais dans l’ensemble, la valorisation et la logistique font cruellement défaut.

Les techniques de conservation restent archaïques pour l’essentiel de la production avec le recours massif aux pesticides. Le stockage sous froid est trop coûteux pour ce produit de grande consommation. Il faut compter en moyenne 0,90 DH/kg dans la région de Larache et pas moins de 0,50 DH à Casablanca.

Le Maroc importateur net de frites

Faute d’industrie de transformation, le Maroc importe des frites prédécoupées et calibrées de l’UE et d’Egypte. Au total, 10.000 tonnes sont ainsi importées dans le cadre des accords de libre-échange. Il en est de même de la pomme de terre en flocons et en poudre pour la fabrication de la mortadelle.
Les restaurateurs et à leur tête le leader du fast-food préfèrent les frites surgelées prêtes à l’emploi. Même si les prix sont élevés, ils se retrouvent sur les gains résultant du coût de la main-d’œuvre: épluchage, découpage...

A.G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc