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Economie

Le programme Intelaka bientôt relancé

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5881 Le 10/11/2020 | Partager
Plus de 10.000 jeunes entrepreneurs financés
Le rythme va s’accélérer pour atteindre entre 30.000 et 40.000 dossiers
Les arriérés de paiement interentreprises totalisent 450 milliards de DH

La présentation du budget sectoriel du ministère des Finances a été une occasion pour Mohamed Benchaâboun de revenir sur plusieurs points abordés par les députés lors du débat. Il s’agit notamment de l’exemplarité de l’Etat, apparue à la fin 2018 sur instructions royales, particulièrement en ce qui concerne la réduction des délais de paiement.

Un travail d’évaluation a été réalisé, suivi d’une transparence dans la communication avec les citoyens et les opérateurs économiques relatifs aux délais de paiement des établissements publics et des collectivités territoriales. En effet, la publication des chiffres tous les trimestres par le ministère a fait apparaître une amélioration dans la réduction de ces délais.

Cependant, ce n’est pas le cas pour les délais de paiement entre les entreprises dont le montant des arriérés a continué de progresser pour atteindre 450 milliards de DH. Pourtant, les critiques continuent à fuser sur les arriérés de l’Etat dont le total ne dépasse pas le dixième de ce montant, note le ministre qui rappelle le dispositif pour sanctionner ce genre de pratiques.

Toutefois, Mohamed Benchaâboun ne souhaite pas l’activer. «En réalité, j’ai personnellement stoppé l’application des sanctions. Car, il ne faut pas que l’Etat intervienne dans les relations entre les entreprises du secteur privé. Cela aura des effets négatifs sur les transactions commerciales ordinaires». Pour remédier à cette situation, des propositions sont sur la table, y compris celles de la CGEM. Elles visent à sanctionner ces retards. Le ministre préfère ralentir le processus de prise de décision dans ce domaine.

Concernant le soutien de l’entreprise et les incitations à l’investissement, des députés avaient abordé la frilosité des banques et les dispositions mises en place pour accompagner l’entreprise et les jeunes entrepreneurs. Mohamed Benchaâboun est plus nuancé : « je pense qu’il existe des dysfonctionnements mais si nous devons regarder l’aspect positif, le système bancaire marocain a connu un grand changement. Je ne suis pas là pour défendre les banques, mais elles ont accompli un travail important en 2020».

Dans la même lancée, il a invité les députés à se poser une question en dressant le bilan: «si nous n’avions pas un système bancaire solide et structuré, avec ses 7.000 agences, comment aurions-nous fait cette année? Après l’arrêt de plus de 3 mois du programme Intelaka en raison de l’état d’urgence sanitaire, la situation est positive: plus de 10.000 dossiers de jeunes entrepreneurs ont été financés, avec à la clé la création de 27.000 postes d’emploi. Il en est de même pour 2.000 entreprises dans le monde rural.

Par ailleurs, des députés ont affirmé que les banques exigeaient des jeunes entrepreneurs des fonds propres pour financer leurs projets. A ce niveau, le ministre des Finances a tenu à apporter des précisions: «j’ai posé la question à trois présidents de banque qui ont déclaré qu’en moyenne, 75% des jeunes entrepreneurs qui ont été financés ont apporté zéro dirham. Car, ils ont présenté des projets d’investissement. Les dossiers refusés visaient en fait d’autres projets comme notamment l’achat d’une voiture ou des produits de consommation». Pour le ministre, le rôle des banques est de financer des projets d’investissement ayant des chances de réussir.

Mohamed Benchaâboun, qui compte relancer le programme Intelaka, est convaincu que durant les prochains mois, ce chantier avancera à un rythme plus accéléré. D’ailleurs, un accord a été signé avec les CRI, en plus d’autres initiatives des banques disposant des structures intervenant dans ce domaine. «Je pense que nous enregistrerons entre 30.000 et 40.000 dossiers par an qui créeront chacun en moyenne entre 2 à 3 postes d’emploi», souligne le ministre.

120 millions de DH pour la digitalisation des procédures

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Le ministère des Finances, en charge de la réforme de l’administration, a consacré 120 millions de DH pour accompagner la digitalisation de la simplification des procédures administratives au cours des mois à venir. Ce montant est financé par le Fonds du service universel des télécoms. Un inventaire de toutes les procédures concernant l’administration marocaine sera réalisé. Un programme de travail, obligatoire pour toutes les administrations, sera effectué au cours des prochains mois. Tout cela en coordination avec les départements concernés notamment le ministère de l’Intérieur et l’Agence pour le développement de la digitalisation.

M.C.
 

 

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